La Meuse, 28/02/2002

La bonne affaire pour Fays

    Difficile de se retrouver dans un tel imbroglio de rencontres reportées. Certains clubs accusent trois voire quatre matches de retard.

    Amputée de trois rencontres, la journée ne fut pourtant pas sans enseignements. Par la force des intempéries, Fays/Veneurs-Bouillon devenait le pôle d'attraction. Les deux formations gardaient certaines ambitions. Fays ne pouvait pas se permettre la défaite sous peine de laisser filer son adversaire du jour.

    Les Godefroids nt fait le jeu en première armure, le ballon circulait bien et l'ouverture du score par Nicolas Gérard était tout à fait logique. Le coup de patte d'Eddy Quoilin était de nouveau payant, le long ballon vers Polidor amenait l'égalisation. Pierre Leclerc : « Bouillon a bien fait circuler le ballon pendant 45 minutes, nous sommes revenus au score au bon moment. » Nicolas Arnould, Martin et Collard se réveillaient après le café et sur un terrain de plus en plus difficile imposaient leur physique. De nouveau Pierre Leclerc : « Au vu du second time, je crois que nous méritons le succès. Il ne faudra pas snober le déplacement à Vesqueville la semaine prochaine sous peine de perdre tout le bénéfice de cette belle opération. »

    Dans le clan bouillonnais, on râlait ferme : « On prend encore deux buts évitables. » Quand on voit le corner qui amène le 2-1, on ne peut qu'être d'accord. Samedi soir, les Canaris accueillent Saint-Hubert. Défaite interdite sous peine de devoir terminer la saison en roue libre.

    Redu a mené la vie dure à Arville menant même 2-0. Déception chez les gens du Pays du Livre. Jean-Luc Golinvaux : « Je crois que nous méritons le nul. Tout d'abord pour notre bonne partie, la meilleure depuis longtemps et ensuite pour notre jusqu'au-boutisme. Ce n'est finalement qu'à trois minutes du terme que la messe était dite. Nous sommes tombés de plus sur un Jean-François Quevrin en super forme. Nous avons prouvé que nous avions des ressources. »

    De tous les meneurs, Villance était le seul sur la brèche. Beaucoup de maturité, une bonne dose d'opportunisme, la recette idéale pour venir à bout de Sugny plus fringant que les semaines précédentes mais trop court pour inquiéter l'un des deux prétendants.

ECHOS 3D

Ambiance retrouvée

Déçu par le résultat, le correspondant de Redu Jean-Luc Golinvaux trouvait tout de même des motifs de satisfaction : « Nous avons retrouvé une ambiance, un esprit de club. Même si le résultat est négatif, on sent que le moral revient. Quelques confirmations au niveau joueurs et des projets pour la prochaine campagne. » On garde le moral en bord de Lesse.

Vous avez dit « joker » ?

Daniel Jacques, le joueur-entraîneur de Fays-les-Veneurs apparaît de moins en moins d'entrée de jeu cette saison. Contre Bouillon, son entrée à un quart d'heure de la fin s'avéra encore déterminant en signant le troisième but sur un coup franc millimétré de Quoilin. Ce n'est pas la première fois que le gaillard réussit un coup pareil.

La mauvaise affaire de Haut-Fays

S'il avait pu s'imposer à Haut-Fays, Vesqueville aurait réalisé une juteuse opération et remonté dans les tablettes. Les troupes d'Alain Philippe sont tombées sur des Nordistes volontaires et bien organisés qui se mettaient à l'abri par Bastin et Closon. Par la suite, Lavallée conservait les trois points. Le mentor vesquevillois faisait contre mauvaise fortune bon coeur. « Nous avons eu l'occasion de revenir au score. Les essais de Henneaux, Pêcheur, Antoine et Henrotin méritaient un meilleur sort. C'est d'autant plus râlant que sur le deuxième but, nous sommes piégés comme des gamins. Même s'il y avait hors-jeu, il fallait continuer à jouer. Nous avons couru après le score. De notre faute, nous pouvons nous en mordre les doigts. »

 

Jean-Pol Grosvarlet

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