Harry Potter et l'éclair de Puissance
Chapitre deux: Seul dans les rues
" Comment vais-je faire ? ", pensa Harry, " Pour le logement, je peux m'installer dans l'ancienne maison de Mme Figg qui n'a toujours pas trouvé de nouveau propriétaire. Mais par contre, comment faire pour la nourriture ? Et puis je ne pourrais pas rester comme ça jusqu'à la rentrée ? "
Soudain, un léger cri se fit entendre à côté de Harry. Comme si elle avait lu dans les penser de son maître, Hedwige l'avait appelé pour lui rappeler qu'il lui restait un contact avec le monde de la magie.
"Mais oui, Hedwige, que ferais-je sans toi ? Tu vas aller chez Ron et lui demander s'il peut venir me prendre chez Mme Figg. Pendant ce temps, je vais tenter de survivre. Avant d'entrer à Poudlard, l'oncle Vernon me punissait souvent à plusieurs jours de diète. Alors je devrais pouvoir survivre en attendant ton retour."
Harry écrivit rapidement sur un parchemin vierge un message pour Ron et l'accrocha à la patte de sa fidèle chouette, qui partit immédiatement.
Harry déplaça tant bien que mal ses bagages vers la maison abandonnées de Mme Figg. Cette dernière avait, en quittant, laissé un vieux canapé, comme si elle avait su que Harry en aurait bientôt besoin. Celui-ci n'était certes pas très confortable, mais il suffirait. A la guerre comme à la guerre.
Cependant, si cinq ans auparavant, Harry aurait pu survivre plusieurs jours sans manger, sa scolarité à Poudlard l'avait habitué à ses trois repas par jour, et, rapidement, sa faim fut telle que les quelques morceaux de viande crue qu'il prenait dans la cage de sa chouette ne suffisait plus. Il fallait qu'il mange quelque chose de plus consistant.
Il sortit alors pour chercher de quoi remplir son estomac. Il remarqua que cela faisait un long moment qu'il ne s'était pas ainsi baladé parmi les moldus. En fait, la dernière fois remontait au jour où, avant sa première années, lui et Hagrid s'étaient baladés dans Londres avant d'entrer au Chemin de Traverse. Mais, avec tous les évènements qui avait eu lieu depuis, cette époque semblait remonter à des siècles. Sa promenade l'emmena dans une rue piétonne qu'il adorait autrefois arpenter, pas seulement parce qu'elle était loin de Dudley, mais aussi parce que, dans cette rue, il avait l'impression que lui, le petit orphelin exploité par son oncle et sa tante et maltraité par son cousin ne se différenciait plus des autres. Ici, il était normal.
Soudain, un magasin attira son attention. C'était une épicerie qui présentait sur sa devanture les fruits et légumes les plus classiques, mais cette abondance de nourriture semblait à cette heure être un des plus beaux spectacles auxquels Harry n'avait jamais assisté. Perdant tout jugement, Harry se précipita sur ces étalages et s'empara de quelques appétissantes pommes avant de s'enfuire. Mais, malheureusement, son vol ne passa pas inaperçu. Il entendit derrière lui les cris de l'épicier : " Au voleur ! Attrapez ce sale petit voleur. "
Harry comprit vite qu'il était trop risqué pour lui de rester dans cette rue pleine de gens et se réfugia dans une petite ruelle transversale. Mais, en se retournant, il vit que trois hommes s'étaient lancés à sa poursuite. Harry commença alors à paniquer : " Il ne faut pas qu'ils m'attrapent. Sinon, ils m'emmèneront au commissariat et je ne pourrait jamais être vers la maison, de Mme Figg à l'arrivée de Ron. Je dois m'enfuir. " Et c'est ce qu'il fit. Mais ses projets ne semblait pas du goût de ses poursuivants. Heureusement, il avait pu s'entraîner à la fuite avec Dudley, et il pouvait maintenant utiliser la magie. Après ce qu'il avait fait subir à Dudley, ce n'était pas un petit sort utilisé pour s'enfuire qui allait lui causer des problèmes avec le ministère. Cependant, sans baguette, sa magie se limitait à celle qu'il pouvait faire sous l'effet de la peur ou de la colère, et il devait, pour le moment, se contenter de ses jambes.
Harry réussit à tenir ses poursuivant à distance, mais ceux-ci ne semblait pas prêts à le laisser tranquille. Soudain, Harry constata son erreur. Il venait de rentrer dans une impasse et un grillage haut de cinq mètres se dressait face à lui. Il n'avait pas le temps de l'escalader. Il lui fallait prendre le risque et tenter de la sauter. Après tout, il avait vraiment peur de se faire attraper. L'un des trois hommes s'exclama alors : " Arrête toi ! Tu n'as plus aucune chance. Tu ne peux pas ... " Mais il fut incapable de terminer sa phrase. Devant lui, Harry avait pris son élan et sauté. Mais son saut n'avait pas atteint les cinq mètres désirés, mais plutôt une quinzaine de mètres. Or, un saut de quinze mètres est toujours suivit par une chute de quinze mètres. Et la réception de Harry fut moins heureuse que sa propulsion. Il tomba sur sa cheville droite qui se tordit sous l'effet de la vitesse et il bascula vers l'avant. Sa tête heurta alors le sol.
Harry entendit alors les voix de ses poursuivants : " Comment il a fait ça ? ", " Je ne sais pas, mais maintenant, on va l'avoir. " Harry tourna la tête et, malgré que sa vue fut floue suite au choc à la tête, il aperçut les trois hommes aillant déjà presque atteint le haut du grillage. Son regard et ses pensées se tournèrent alors vers la maison de Mme Figg qui apparaissait maintenant au loin : " Si seulement je pouvais me traîner jusqu'à là-bas. Si seulement je pouvais me retrouver à l'abri. " Puis, pendant que les mains de ses poursuivants s'emparaient de lui, il perdit connaissance.
Lorsque Harry revint à lui, il était installé sur le canapé de Mme Figg. Il pensa d'abord avoir rêvé, mais, lorsqu'il mit la main dans sa poche, il sentit les pommes qu'il avait volé, et s'empressa de les dévorer. Cherchant qui avait bien pu le ramener, il regarda dans toute la maison, mais ne vit aucune trace d'une quelconque présence ou d'un éventuelle passage. Iil dut donc se rendre à l'évidence. Il avait ... transplané. Comment Ron régira-t-il en apprenant ça ? Il sera très surpris, c'est sûr.
Cela faisait déjà quatre jours qu'Hedwige était partie, et Harry n'avait toujours aucune nouvelle. Et si elle avait eu un accident ? Et si elle avait été blessé avant de délivrer le message ? Que se passerait-il pour le pauvre Harry ?
Soudain, un souvenir revint à la mémoire de Harry. Il couru vers la maison de Mmme Figg, bousculant négligemment tous les passants et se précipita sur ses affaires. Il sortit alors une lettre. Dans celle-ci, Ron lui expliquait qu'ils ne pourraient pas se voir pendant les vacances, car tous les Weasley partaient en Roumanie pour rendre visite à Charlie. Harry était catastrophé. Pendant qu'il retournait quémander de quoi se nourrir, des tonnes de questions se bousculaient dans sa tête. Qu'allait faire Hedwige ? Allait-elle attendre le retour de Ron ou aller le rejoindre en Roumanie ? Et puis même après l'avoir rejoint, ce qui prendrait au minimum une semaine, Ron pourra-t-il venir le chercher ? Non, sûrement pas, alors il renverra Hedwige. Encore une semaine. Et Harry devra écrire à Hermione. Mais Hermione avait des parents moldus, et devra venir en voiture, ce qui prendra encore plus de temps. Comment pourra-t-il survivre tout ce temps ?
Mais ses pensées furent interrompues par une voiture qui semblait lui foncer dessus. Sans même y penser, Harry s'engouffra dans une ruelle, mais la voiture le suivit. Il se mit alors à courir le plus vite qu'il pu, mais comment pourrait-il distancer une voiture ? Il comprit rapidement qu'il était fichu et préféra se rendre. " C'est bon, je suis désolé pour les pommes, mais comprenez-moi, j'avais très faim, et elles étaient si appétissantes. " La voiture s'arrêta, et Harry en profita pour reprendre sa course, espérant que le temps que la voiture redémarre, il pourrait être loin. Mais son léger avantage, ne lui permit pas de se débarrasser de la voiture et soudain, Harry se retrouva à nouveau dans une impasse, mais cette fois, ce n'était pas un grillage qui le retenait, mais un immeuble. Plus question de fuir, il était bel et bien coincé.
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