On interdit une drogue (qui par définition entraîne une dépendance, même si on assimile aussi le plaisir à celle-ci), conséquence on en trouve plus sur le marché. Il faut donc se rabattre sur le marché noir.  Le produit est difficile a trouver, il devient cher. Il y a trafic illégal et argent, les ingrédients sont réunis pour que la criminalité se développe, d'autant plus que ce trafic est combattu. Ensuite tout s'enchaîne, les producteurs de stupéfiants se cachent plus ou moins et protègent leurs arrières. Tant qu'on y est, à rester dans la pénombre, on en profite pour exploiter des pauvres paysans et pour semer la terreur, ce qui somme toute convient bien dans un pays ou la politique est souvent faible et que  dictature militaire et coup d'Etat sont choses courantes (cf. Amérique du Sud et Asie sud-est). 
Remarquez d'ailleurs jusqu'où va la sensibilisation du public ; lorsque l'on parle de simple haschisch ou de marijuana, on  sent la tension monter comme s'il s'agissait là de tabous, de choses dangereuses ou à éviter. Pourtant, la cigarette est bien plus nocive et bien plus répandue. Elle tue des milliers de fois plus, mais est consommée couramment par énormément de gens à travers le monde. De plus, les jeunes fument de plus en plus tôt et sont de plus en plus nombreux à le faire. Mais cependant, ce sont encore le haschisch et la marijuana qui "choquent" le plus, comme si ces noms étaient plus aptes à sensibiliser les gens que celui du tabac.  Tout cela est encore l'histoire d'interdit. On a peur parce que c'est interdit. On a confiance en l'Etat et si, ma foi, on ne sanctionne pas plus la cigarette, c'est que ce n'est pas plus nocif que ça (ou que le cannabis, doit être vraiment très nocif avec tout ce qu'on dit déjà du tabac !). L'erreur vient de la méconnaissance, d'abord des scientifiques, puis des politiciens des véritables effets de la drogue. On en a trop abusé jadis, il y a eu des conséquences néfastes (cf. morphine,  héroïne et barbituriques) et l'on sévit, d'un coup, plus que la nécessité ne l'imposait. Les drogues devinrent l'enfer de la société parce que quelques personnes leur ont donner une image si néfaste et que la peur s'est amplifiée de milieux en milieux.  Maintenant que nous en savons un peu plus, que des études récentes plus fiables ont été faites, nous savons.  La cocaïne et les amphétamines seront donc légalisées, sous surveillance médicale, et des centres de ventes libres seront créer pour éviter aux toxicomanes de devoir recourir au marché noir et à se ruiner, pour n'aider en fin de compte que la criminalité à se développer.  Maintenant, il faudra encore "prouver" que l'on est bien toxicomane et dépendant de ce produit pour se le procurer librement. Des (médecins) spécialistes seront là pour examiner les clients potentiels de ces nouveaux centres et pour les aider à se sortir de leur mauvaise situation. Il n'est pas difficile de voir qui est habitué à "avoir sa dose" de celui qui bluff.  Et puis, après tout, s'il y en a vraiment qui ne veulent pas recevoir d'aide, qui, en quelque sorte, préfère se suicider par overdose que de se sortir de sa "merde", on ne peut pas lui interdire non plus. C'est une raison de plus pour que ces centres existent, afin que le trafic et la criminalité cessent quelles que soient les conditions.

Je n'ai pas parlé des produits inhalés parce que ceux-ci sont en fait des produits tout à fait légaux. Il s'agit d'aérosols de colles, de solvants, etc.  Ils produisent, dit-on, un effet stimulant à faible dose et sont toxiques à n'importe quelle dose. Leurs effets sont immédiats et peuvent causer des dommages irréversibles au système nerveux central (notamment le cerveau). Il faut don être vigilant avec ceux-ci.  Leurs effets sont, à mon avis, plus toxiques qu'autre chose et je ne vois pas pour cette raison l'utilité de les classer dans les "drogues" en tant que tel - mais plutôt dans les toxines. On prétend cependant qu'une accoutumance peut s'installer. La question de la légalisation ne se pose de toute façon pas dans ce cas-ci. Qui irait bien respirer de tels produits pour son plaisir, je vous le demande ?

Je finis par rappeler que je suis contre la légalisation des hallucinogènes, parce que ceux-ci ne font pas partie du même type de trafic que les produits issus de cultures.  Il est en outre trop facile de les fabriquer soi-même (le PCP, par exemple).
Retour à la table des matières
Page précédente