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BD: mes goûts.

 
La Vierge noire du Marquis d'Anaon Généralement, ces illustrés commencent bien, l'originalité des images aidant. Puis ça se gâte par la banalité ou l'excentricité gratuite. J'ai cependant pris beaucoup de plaisir à suivre l'épisode de La Vierge noire du Marquis d'Anaon. Je ne suis pas un gars chanceux en ce qui concerne la BD, il est rare que je tombe sur une bonne. Faut dire que je ne suis pas beaucoup ce qui se produit en ce domaine. Pourtant, j'ai grandi avec Zembla, Akim, Blek le rock, Kiwi, etc. J'ai appris à lire, pour ainsi dire, en les dévorant. Je me réjouis d'avance à l'idée qu'il existe d'autres titres des mêmes auteurs, Vehlmann et Bonhomme.

Quand j'ouvre une BD, c'est le dessin qui me frappe avant tout. Il y a répulsion ou attraction, puis considération pour le sujet narratif. Dans le cas de La vierge noire, pas de fouillis, ni de personnages aux formes ridicules déformées à l'envi. Ils sont plutôt bien campés et les traits classiques et fermes. Les images, sombres, noires et froides, à l'instar des forêts d'hiver au sol recouvert de neige, accentuent l'impression que nous pénétrons dans un monde mystérieux, proche de la mythologie.

Ainsi, sous des allures de contes de sorcellerie, les auteurs nous dépeignent
la lugubre époque de la campagne française au siècle de l'Inquisition.
Chaque année, quand vient l'hiver, nous apprend la quatrième de couverture,
le démon rôde et des corps de jeunes femmes sont retrouvées dans la forêt,
horriblement mutilées, près de la vierge noire.

«Comment moi, alors si jeune, en suis-je arrivé à concevoir et à développer une idée à ce point affreuse?» Mary Shelley
Le marquis d'Anaon est intéressé à comprendre. Ayant terminé ses études de médecine, formé par conséquent à l'esprit rationnel, notre détective en herbe a décidé de s'aventurer dans ces lieux cauchemardesques où les superstitions diaboliques se confondent avec la réalité guère plus rassurante. Mais grâce au courage et à la détermination d'aventuriers comme lui, le diable est renvoyé dans ses limbes et les mœurs s'adoucissent.
Intelligent et divertissant, même si le thème est éculé.

Mary Shelley, l'auteure de Frankenstein et la femme du poète Shelley Déjà en 1818, Mary Shelley, l'auteure de Frankenstein et la femme du poète Shelley écrivait: «En l'année 1818, l'œuvre suscita un merveilleux nouveau frisson. Les limites du roman d'épouvante avaient été atteintes; les vieux accessoires de châteaux hantés, de bambins pendus et de scènes de poignards au clair de lune commençaient à provoquer des haussements d'épaules en place de frissons.

Beaucoup plus tôt, le jeune mais perspicace Coleridge avait prévu l'effondrement de la littérature gothique lorsqu'il avait dit, en rendant compte des Mystères d'Udolphe: « . . . dans la recherche de ce qui est nouveau, un auteur risque d'oublier ce qui est naturel; et, en rejetant les conclusions les plus évidentes, d'adopter celles qui sont le moins satisfaisantes.»

Les dents de la mer, version moderne des histoires d'horreur
 

Il s'agissait là, bien sûr, d'une opinion du XVIII siècle; et ce qui était «naturel» était sensé être le développement rationnel d'une idée.»

Bref, tout ça, quand c'est bien raconté et dessiné à travers une BD, me vaut un plaisir que j'anticipe: j'espère que je ne serais pas déçu par un autre titre du marquis d'Anaon.

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Frankenstein «J'entendis parler de la division de la propriété, de la richesse immense et de la pauvreté sordide; du rang, du lignage et du sang noble. J'appris que les biens, les plus prisés par nos frères humains, c'était des origines élevées et pures, jointes à la richesse. Un homme pouvait être respecté grâce à l'un seulement de ces avantages; mais, privé de l'un et l'autre, il était considéré, sauf en des cas bien rares, comme un vagabond et comme un esclave, condamné à gaspiller ses facultés au profit des rares élus!» Frankenstein