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-La haine: -----
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le
journal de Joseph Goebbels _____________________________________________________________
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| Soldats français, en Algérie, pratiquant la torture. | Je fronce les sourcils. .
. Que veut-il dire exactement? Un homme, au fond monstrueux? Un homme
comme vous et moi, comme tout le monde? Affirme-t-il que nous sommes tous
semblables? Que nous aurions de la bête et de l'ange en nous et
que les conditions sociales et matérielles détermineraient
absolument notre tempérament? Une sorte de virus métaphysique
craché par le big bang et distribué par une main également
mystérieuse mais équitablement, en pourcentage de bien et
de mal envers l’espèce humaine, et non à des individus?
Des notions d’égalité modernes, vieilles d’un
peu plus d’un siècle, si je ne m’abuse. Où alors
que ces conditions, selon notre critique, feraient généralement
sortir en l’homme plutôt la bête que l’ange? Que
quelque part il y a des démons? Ou, qu’au fond, notre nature
est instinctivement bestiale, puisque que là se trouve nos origines
selon l’évolution!?
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Mais de là à écrire qu'«il n'y a rien de démoniaque chez Goebbels, au contraire.», on se demande ce qu'il entend par démoniaque? Une âme avec deux petites cornes? Pour lui, et comme la plupart des sociologues, ces horreurs s'expliquent de façon lumineuse, comme dans le roman de Kafka:«les fonctionnaires appliquent simplement le
règlement, aussi abominables soit-il.» Ben voyons! Vous ne
faites aucune différence entre ceux qui refusent catégoriquement
ce genre de violence, même s'ils sont peux nombreux, et ceux qui
prennent plaisirs à exécuter sadiquement les ordres. Pourquoi?
Parce que dans leur comportement, ils ressemblent à monsieur tout
le monde; ils aiment leur chat, bordent leurs enfants et participent à
des activités charitables! Notre commentateur a toutefois remarqué,
bien que de façon désinvolte et sans attribuer de liens
à la haine dévastatrice, que dans le journal de Goebbels
chacun trouvera la confirmation qu'il «était un fanatique.»
Tout de même!
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Les
grosses têtes de la barbarie hitlérienne sont
passées aisément à travers
les filets de la dénazification parce qu'ils n'étaient pas
des donneurs d'ordres. Moins voyants que les vociférations de premier
plan comme Himmler ou Goebbels, ils parlent le langage de la science non
celui de l'idéologie. Par contre, le racisme et l'antisémitisme
forment l'épine dorsale de leur travaux. Outre que leurs raisonnements
ne s'intéressent qu'aux aspects techniques, ils ne s'interrogent
jamais sur la portée politique et encore moins morales des scénarios
qu'ils construisent, mais uniquement sur les procédures d'organisation
qui les rendent réalisables. Leur posture intellectuelle illustre
parfaitement la banalisation du mal stigmatisée par Hannah Arendt.
Pourtant, ils ont été en même temps les théoriciens
de cette banalisation.
Après la guerre, ils sont devenus économistes ou démographes. Ils ont fini leur vie en notables allemands alors qu'ils avaient organisé l'extermination. Inspiré des commentaires d'André Burguière
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Quelle
blague !
Au moment où j’écris ces lignes, la radio annonce que les Nations unies et le gouvernement du Cambodge ont conclu, le 14 mars 2006, deux accords permettant aux tribunaux de juger les principaux dirigeants Khmers rouges, accusés de crimes contre l'humanité lorsqu’ils étaient au pouvoir. Selon les estimations des historiens, le régime du "Kampuchéa démocratique", dirigé par Pol Pot, est tenu pour responsable de la mort de 1,7 millions de cambodgiens - hommes, femmes et enfants - soit 20% de la population globale du Cambodge. Cet accord ouvre la voie - plus de 25 ans ![]() Mais déjà les Asiatiques veulent réduire
le nombre d’accusés à deux ou trois personnes en cherchant
à exclure le frère même de Pol pot. C’est à
se demander de toute façon si le temps ne travaille pas en faveur
des assassins vu la longueur des procédures qui peuvent s’étaler
sur des décennies. N’a-t-il pas fallu vingt-sept ans après
la chute du régime de Pol Pot, pour que la perspective d’un
procès prenne quelque consistance. |