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L'horreur Algérienne |
"Les
conditions ne sont pas encore réunies pour des visites de harkis."
Le président Abdelaziz Bouteflika
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En cherchant Primo Lévi sur mon disque dur, je suis tombé sur le texte qui suit, écrit il y a quelques années:
Deux séances de sauna et les douches. Sous le jet d’eau glacée, une douleur aiguë, comme une crampe à l’emplacement du rein droit, me jeta sur les genoux. C’est la première fois qu’une telle chose m’arrive, dans une vie de 48 années. Allait-on me conduire à l’hôpital en ambulance? Était-ce la fin du bien-être que j’avais connu jusque-là? Tant bien que mal, je réussis à me hisser sur une plate-forme et me remis à marcher à grand peine au bout d’une demi-heure. Un drame à mon échelle. On me dit que c ’était dû au nerf sciatique. Je me faisais justement traiter pour ça. Il y avait donc une explication au malheur. Toujours?
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| Graffiti |
Il faut
en finir avec cette fantaisie sentimentale fort répandue qui déclame
avec naïveté que "la vie est belle", sans pour autant
tomber dans ce pessimisme insensible aux opportunités fantastiques
et merveilleuses dont la plupart des hommes et des femmes peuvent jouir
indéniablement, car j'ai la conviction inébranlable que
c'est une disposition appréciative du beau du bien et du bon qui
donne au monde son édifiante humanité et barre la route
au mal. |
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Pour lire ce que j'ai écrit sur Saïd Zahraoui et L'Algérie
allez sur cette adresse: |
Mon dilemme c’est que, par exemple, si un pays
ne me plaît pas, je quitte; une école ne me plaît pas,
je quitte, ainsi de suite; mais comment quitter ce monde terrifiant? Parce
que ce mal qui a ravagé la société allemande a également
affecté les russes, les chinois, les français; bref il couve
dans toutes les sociétés, civilisées ou pas. Voyez
ce qui ce passe en Algérie.
J'ai écrit ces lignes en 2002. En ce qui concerne
l'Algérie, je parlais évidemment des massacres dont les
mouvements religieux –extrémistes, faut-il toujours prendre
bien soin de spécifier-, en sont le fer de lance. Dans mes notes
sur Entre l'horreur et l'espoir
de Saïd Zahraoui -une excellente chronique sur les faits de cette
abominable décennie-, je soulignais à quel point j’étais
frappé par cette sauvagerie qui s'empare de façon récurrente
du peuple algérien et le pousse à massacrer ses propres
enfants, ses parents ou ses frères et sœurs. À croire
que les mœurs n'évoluent pas dans cette société.
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À lire cela, on peut se demander ce qui a incité l'auteure
à fouiller ainsi dans ses macabres souvenirs de jeunesse. La
réponse est donnée dès les premières lignes
de son introduction: «Le 16 juin 2000, pour la première
fois de ma vie, je me suis sentie apatride. Une simple phrase était
venue bousculer l'équilibre que j'avais patiemment construit.
Ce fut la déclaration du président
Comme je l'expliquais à quelqu'un, pour lui dégager justement
l'imagination de ses rapprochements somme toute
relatifs: la comparaison peut se faire entre n'importe quoi, même
fort hétéroclites; par exemple, un homme avec un chien:
tous deux tiennent debout grâce à des pattes! Mais comparez
les harkis aux collabos qui travaillaient avec les nazis, c'est dire
que l'occupation française en Algérie et l'occupation
allemande en France c'était kif kif. Tiré par les cheveux,
non? Et, surtout, cela minimise la monstruosité nazie, une tendance
qui se remarque souvent parmi les arabes. Mais on sait pourquoi. Bref,
moi qui n'a rien connu de tout cela, je suis confondu devant tant de
haine encore nourrie. Même les allemands et les français
ont tourné la page sur ces événements et vivent
pratiquement comme un seul pays. Et Dieu sait si la cicatrice était
profonde. Quoique, à bien y réfléchir, avec la
barbarie en cours en Algérie durant l'année du 16 juin 2000, je pense qu'il était plus sage de ne pas encourager les harkis à
visiter leur pays. |
Torture par des soldats français en Algérie |