| Retour |
| Inculpés du carnaval |
| l’acharnement policier et judiciaire continue
Le 24 février 2004 le carnaval envahit le centre ville de Montpellier. Lors d’une intervention musclée et démesurée de la police six personnes sont arbitrairement arrêtées, elles seront jugées en première instance pour violence, outrage et rébellion, pour un même dossier le verdict variera du tout au tout selon le mode de jugement : de lourdes peines de sursis pour les inculpés jugés en comparution immédiate et une relaxe pour les autres. Le parquet a fait appel de toutes les décisions. Le 19 octobre, lors du compte rendu d’audience de l’appel
on a pu voir une nouvelle fois l’acharnement judiciaire en œuvre
quand il s’agit de juger des délits de violence, outrage
et rébellion sur agents. Ainsi Batiste et Vincent lourdement condamnés en comparution immédiate
écopent de la même peine soit 12 mois d’emprisonnement
avec sursis assortis de 5 ans de mise à l’épreuve
pour violence, outrage et rébellion. On constatera encore une fois, l’inégalité des jugements, selon son passé judiciaire, selon que l’on a été jugé en première instance en comparution immédiate ou pas et bien sur même si le procureur s’en est défendu selon le cassier judiciaire. Un tel acharnement judiciaire, basé sur un dossier totalement incohérent et mensonger (procès verbaux des flics en complète contradictions entre eux), à vouloir condamner des personnes arbitrairement arrêtées pour remplir des quotas de garde à vue et pour diaboliser le carnaval, illustre de manière criante la connivence entre l’appareil judiciaire et la police. Une telle complicité est induite par une politique de tolérance
zéro, à laquelle sont accordés tous les moyens :
budgétaires, législatifs (lois perben, sarko, LSQ ….)
,nouvelles exigences de rentabilité de la police (quotas de gardes
à vue, primes….). Le délit d’outrage et rébellion est taillé
à la mesure de cette complicité. En première instance, la mobilisation forte avait pu s’exprimer à l’intérieur du tribunal, il n’en fut pas de même en appel où elle fut reléguée à l’extérieur, l’entrée du tribunal lui étant refusée, la mobilisation policière elle constante voire en augmentation, n’eut par contre aucun souci à s’exhiber, ravalant le comité de soutien et le carnaval à un trouble à l’ordre public. Face à ce climat de terreur policière et judiciaire, il est nécessaire de continuer à se rassembler, à circuler librement sans peur de l’uniforme, ni de la sanction, d’agir et de réagir chaque fois que c’est possible. |
| Retour |