ALFRED NOBEL
Alfred Nobel voit le jour
le 21 octobre 1833 à Stockholm. Son père était un
aventurier extravagant, inventeur, architecte du gouvernement égyptien,
fabricant de mines sous-marines et de bateaux à vapeur pour les
Russes pendant la guerre de Crimée, moment où il fit faillite.
Alfred devait en garder un assez mauvais souvenir. Lui même se considérait
comme "un avorton qui n'aurait pas même dû voir le jour". Son
père a de fermes principes en matière d'éducation:
pas d'école, des précepteurs à la maison et la connaissance
des langues. Alfred en connaît 5 : le suédois, le russe, l'anglais,
le français et l'allemand.
A l'âge de 16 ans,
Alfred Nobel séjourne en Allemagne, en Russie et aux Etats-Unis.
Il écrit des poèmes et rédige des textes littéraires.
Il observe, relève, noue des contacts et transmet à son père
ses observations. A son retour en Europe il prend la direction d'une usine
d'armes de son père en Russie, usine à laquelle ses frères
collaborent.
Voulant faire ses preuves,
Alfred Nobel revient en Suède et fonde sa propre entreprise de production
de nitroglycérine, une substance hautement explosive qui provoquera
un accident dans lequel le 3 septembre 1864, son jeune frère et
4 ouvriers décèdent.
En 1867, Nobel trouve le
moyen de rendre moins instable le nitroglycérine en y ajoutant du
sable. La dynamite est née. Puis il invente la poudre à canon
sans fumée. En 1876, à la tête du la Nobel Explosive
Company, il s'installe à Paris dans un Hôtel particulier de
l'Avenue Malakoff, avec écurie, jardin d'hiver et laboratoire privé.
Il est milliardaire, il a besoin d'une secrétaire, Bertha von Kinsky
(plus tard von Suttner), répond à l'annonce. Alfred Nobel
tombe amoureux d'elle, mais sans espoir, puisque Bertha retourne en Autriche
pour épouser le Baron Arthur Gundakkar von Suttner.
Célibataire, il
mène une vie plutôt solitaire et se voue entièrement
à la science. En 1886, Nobel collectionne les compagnies possède
60 compagnies rassemblées en 2 trusts: 1 trust latin sous l'égide
de la Cie française, et l'autre comprenant des Cie anglaises, allemande
et est-européennes.
La maxime de Pasteur: "L'ignorance
sépare les hommes, la science les approche" est inscrite sur la
statue de Nobel.
Ses Inventions
Les deux (2) premiers brevets
de monsieur Dynamite furent pour un compteur à eau et un compteur
à gaz. En 1846, Ascanio Sobrero, chimiste italien, découvre
la nitroglycérine (mélange huileux jaunâtre qui est
plus puissant que tous les explosifs connus à cette époque).
Malheureusement, cet explosif est très instable; dès qu’il
est moindrement brassé, il explose immédiatement. Multitude
d’explosions à travers le monde peuvent en témoigner: dans
une usine en Allemagne, dans un bateau au large de Panama, à San
Francisco, à New York et en Australie. Alfred ajoute un troisième
brevet à sa collection en 1863 pour l’invention d’un détonateur
au mercure qui facilitera le démarrage de la combustion. C’est avec
leur esprit curieux et téméraire que l’aventure commence
pour la famille Nobel : trouver un moyen de stabiliser la nitroglycérine
pour en faire un usage industriel. Emil –le plus jeune frère d’Alfred-
est tué dans une explosion de nitroglycérine dans l’usine
de Heleneborg le 3 septembre 1864 où quatre (4) autres hommes perdent
la vie.
Le 19 septembre 1866 vient
couronner les efforts de cette famille par la déposition du brevet
de la dynamite (vient du grec dunamis et signifie « puissance »)
- surnommée « poudre de s&eaccute;curité Nobel »
-. Celle-ci est formée par le contaact de l’acide nitrique (HNO3)
et de l’acide sulfurique (H2SO4) avec la glycérine (CH2OH-CHOH-CH2OH).
Dans la dynamite, comme dans tout autre explosif, la molécule comprend
des éléments combustibles et des éléments comburants
: en d’autres termes, la dynamite est composée d’éléments
qui brûlent et d’éléments qui font brûler. La
notoriété de la dynamite est surtout due à l’époustouflante
vitesse de propagation de sa détonation (7 km/s), ce qui est, de
beaucoup, supérieur à celle des poudres explosives. Voici
la formule chimique de la dynamite : (CH2-O-NO2) – (CH-O-NO2) – (CH2-O-NO2)
Pour régler le problème
de l’instabilité de la nitroglycérine, monsieur Nobel décida
d’y ajouter un agent absorbant – le kieselguhr- qui est en fait une terre
inerte. Ce produit immobilise 75 % de la masse totale de la dynamite, en
évitant que le liquide ne s’écoule. Ce fut la base de ses
recherches. Comme toutes choses, la dynamite est perfectible, avec le temps
et les années, Nobel innovait à chaque fois en améliorant
toujours ce qu’il venait de refaire. Il perfectionna la formule en remplaçant
le matériau absorbant par tantôt de la farine de bois, tantôt
du nitrate de sodium, du soufre ou du carbonate de calcium. Résultat
: un amalgame d’explosifs plus puissants que les précédents.
C’est pourquoi, en 1871, on retrouvait des usines Nobel dans presque tous
les pays d’Europe et en Amérique. En 1875, il brevette un tout nouveau
type de dynamites : les dynamites-gommes (ou dynamites gélatinisées).
Ce qui rend spéciaux ces explosifs: le taux d’absorbance incroyablement
élevé du produit utilisé pour fixer la nitroglycérine.
Donc, en absorbant plus de liquide avec une moins grande quantité
du produit, on peut ainsi augmenter le taux d’agent explosif. Ces véritables
bombes sont, par conséquent, beaucoup plus puissantes qu’auparavant.
Au total, Alfred Bernhard Nobel a breveté plus de 350 inventions,
dont presque la totalité étaient liées à la
dynamite et son perfectionnement, au cours de ses 63 ans d’existence.
Le testament Nobel
Lorsque Alfred Nobel rédige
son testament, le 27.11.1895, à Paris, il laisse un capital de plus
de 32 millions de couronnes. Ce capital sera employé pour la création
d'une fondation et placé en valeurs mobilières dont les revenus
seront distribués chaque année à titre de récompense
aux personnes qui, au cours de l'année écoulée, ont
rendu à l'humanité de grands services. Les finances de chaque
Prix, dépendent des revenus de la Fondation Nobel. Depuis 1987,
la Fondation Nobel a ouvert au public le capital d'une de ses filiales
sous la forme de vente d'actions et d'obligations. Cette ouverture a eu
un effet est immédiat : en deux ans, de 1990 à 1992, le capital
a doublé.