Dysphasie

La dysphasie (autrefois aussi appelée aphasie congénitale ou audimutité) résulte d'une dysfonction cérébrale au niveau de la zone du langage, entraînant des limitations au niveau de la compréhension et de l'expression du langage, au point d'empêcher l'enfant de communiquer normalement et d'accomplir des activités liées à son âge.

 La description de cette clientèle représente une difficulté, car divers profils peuvent être observés chez les enfants dysphasiques (audimuets). Les déficits peuvent se situer à des niveaux linguistiques différents et à un degré plus ou moins sévère. Bien que la dysphasie ne soit pas causée par une déficience intellectuelle, une déficience auditive, un trouble relationnel, une hypostimulation ou le bilinguisme, elle peut coexister avec l'une ou l'autre de ces caractéristiques. L'identification de la pathologie exige d'abord l'expertise de l'orthophoniste. Elle (il) pose le diagnostic différentiel à la lumière des examens complémentaires appropriés.

 Il semble que plus de garçons que de filles en sont atteints. Mentionnons seulement qu'aux troubles langagiers (compréhension et expression verbale) se greffent des troubles d'abstraction, des troubles de généralisation et des troubles de perception du temps, occasionnellement des troubles de perception auditive. Notons que des troubles d'apprentissage accompagnent constamment cette pathologie.

 Les enfants dysphasiques ou audimuets présentent généralement une intelligence normale, un sens de l'observation développé et un désir de communiquer. Malgré cela, l'audimutité est considérée comme un problème grave de la communication et du développement, ce qui nécessite une approche individualisée et adaptée, notamment au niveau de la famille et des services éducatifs.

 Au Québec, aucune recherche scientifique n'a jamais permis d'établir clairement un taux de prévalence.  Par contre certaines statistiques venant de divers réseaux dispensateurs de services nous permettent de croire qu'environ 3 à 4% de la population infantile (préscolaire) représenteraient assez justement la clientèle dysphasique. Ailleurs, soit en Europe, une étude française (Anne Van Hout, 1989) rapporte que 5 à 20% des enfants d'âge pré-scolaire et scolaire peuvent être atteints de dysphasie si on inclut les formes mineures de la pathologie. Aux États-Unis lors de sa conférence au Symposium on Research in child language disorders (1996), le Dr. B. Tomblin de l'Université d'Iowa, précise que suite à une recherche conduite auprès de plus de 7,000 enfants de maternelle, les statistiques suivantes ont été observées: 9% des garçons et 6,8% des filles (soit une moyenne de 8% des enfants des deux sexes) sont atteints d'un "specific language impairment".
 


Particularités ou caractéristiques associées à la dysphasie

 Les particularités ou caractéristiques associées sont présentées en deux groupes:

 Le premier groupe porte sur les troubles toujours présents chez les dysphasiques:

Le deuxième groupe porte sur des troubles qui peuvent s'ajouter à des degrés variables, laissant place à un ensemble de combinaisons possibles, ce sont:

 

 

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