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Après près de 300
concerts en Europe (France, Hollande, Angleterre et aux Pays
Basques), le groupe emo Gingerbread (d’Arras en France) va
passer donner ses premiers spectacles au Québec en août 2002.
Le groupe profitera également de l’occasion pour
promouvoir son album: Amber gambler.
Christian (chanteur - guitariste) a répondus à ces
quelques questions pour nous aider à connaître un peu plus le
groupe.
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CHRISTIAN |
1-
Premièrement
Christian, vous êtes pratiquement
inconnus au Québec. Peux-tu nous
faire une présentation rapide du groupe
stp ? Et quelles sont vos influences musicales
?
On s’appelle donc Gingerbread, on est 4
musiciens Français, d’Arras, dans le
nord du pays, on est 3 gars, Bertrand à
la batterie, Bob à la guitare et aux chœurs,
moi au chant et à la guitare et une
fille, Sandrine, à la basse et aux chœurs
aussi. On existe sous cette forme
musicale (à 4) depuis 1995 mais on a
tourné un peu avant, avec des compos en
Français et en Anglais, c’était avec
2 autres guitaristes et Bob au chant.
C’était le jurassic Gingerbread !
Sandrine et moi sommes arrivés dans ce
groupe à cette époque. On aurait
pu changer de nom, mais finalement
c’est resté comme ça. On ne
renie rien, on apprenait à cette époque,
on se cherchait, tout en ayant beaucoup
de plaisir et d’ambition déjà…
Mais avec le recul, des fois quand on
retrouve des vidéos ou des
enregistrements de l’époque…on
se marre ! C’était pop-grunge,
si ça veut dire quelque chose.
Ensuite on a évolué, on a grandi dans
notre musique, on a écouté d’autres
groupes, d’autres courants, plus de
punk, de rock indépendant et surtout la
power pop américaine (Lemonheads,
Posies, Buffalo Tom…). Et puis
on a joué beaucoup, partout… Peut-être
pas 300 concerts mais pas loin, c’est
sûr ! Aujourd’hui, Gingerbread
c’est un vrai groupe, soudé par
l’amitié et par la musique, et ça
surtout depuis l’arrivée de notre
nouveau batteur Bertrand. On
s’est débridés, on s’est lâchés…
Nos influences actuelles sont plutôt
emo. On écoute beaucoup de
groupes comme les Get Up Kids, Saves The
Day, Favez, Leiah, Cornflames, Sense
Field, Jimmy Eat World, et aussi
Stereophonics dont Bob est un fan
absolu… Beaucoup de choses de chez
Deep Elm, Revelation, Doghouse Records,
Vagrant en fait… Mais en dehors de ça,
certains dans le groupe ont un passif
hard rock métal (AC/DC, METALLICA, IRON
MAIDEN !!!). Je ne nommerai
personne mais sachez que cet individu
s’est fait depuis greffer une Gibson
SG… Je crois en fait qu’on a le même
amour pour des trucs assez pop et mélodiques
avec plein de chœurs et de refrains
super efficaces que pour des trucs plus
hardcore ou punk avec la rage et des
gros morceaux de guitare dedans.
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2-
Vous venez de la ville d’Arras en
France. Est-ce que c’est une
grosse ville ? Peux-tu nous parler
de la scène musicale indépendante de
cette ville ?
Arras
n’est pas une grande ville, c’est
une ville universitaire moyenne, très
conservatrice, un peu endormie parfois.
En fait on s’y ennuie plutôt, du coup
on essaye de changer notre univers par
la musique je crois. Mais c’est
notre ville, je crois qu’on y est bien
quand même. C’est con comme on
peut s’attacher… Quand tu vis dans
ce genre de ville, t’as qu’une
envie, c’est d ‘aller voir
ailleurs si ça bouge. Pour ça on a de
la chance, on est à 300 kms de Londres,
100 de Bruxelles, 150 de Paris…
On va voir plein de concerts en Belgique
où toutes les tournées des groupes
qu’on aime passent alors qu’en
France, ils ne viennent pratiquement
jamais… À Arras, il y a plein
de bars, de discothèques, mais plus de
café concert ou de club rock. Ca
c’est vraiment dur. Quand tu fais des
trucs bien, les gens râlent,
t’emmerdent… On essaye
toujours d’organiser des concerts, des
festivals, on écrit dans un fanzine
tout ça, et au final, malgré le succès,
il y a toujours un type qui va te dire
qu’on peut plus continuer, qu’il va
revendre son bar pour faire du fric ou
un autre qui va gueuler parce que la
musique ça fait du bruit quand il dort!
C’est décourageant… Je crois
qu’il n’y a qu ‘en France qui
se passe des trucs comme ça. Du
coup, il n’y a pas à proprement
parler de véritable scène indépendante
ici. Je connais quelques groupes intéressants:
Noise Upstairs, Siamese, Les Naggers,
Lollipop… Mais ils sont trop
discrets. Et puis ils ne sont pas
vraiment d’Arras mais des villes
environnantes. La scène était
beaucoup plus importante et vivante
quand on a commencé: on comptait une
dizaine de groupes sur Arras. Et puis
ils ont disparu, ils sont allé étudier
ou travailler ou se marier dans la
grande ville d’à côté… Disparus.
Mais à l’époque, vers 95/96, on a vu
jouer chez nous des groupes comme Jawbox,
Fugazi, Girls Against Boys… c’était
une bonne période. Ça donnait
forcément envie… |

SANDRINE
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3- Ce printemps
(2002) marque finalement la sortie de votre
premier véritable album intitulé: Amber
gambler (après quelques démos).
Parle nous un peu de cet album et des causes des
délais de la sortie.
Amber
Gambler est vraiment
important pour nous. C’est notre 1er
vrai album, c’est celui qui nous
ressemble le plus, c’est aussi une page qui
peut enfin être tournée. Certains des
titres datent d’il y a 2 ou 3 ans déjà… On
a souffert pour le réaliser. On
enregistrait dans un petit studio près de chez
nous, on y allait "en pointillés",
quand on pouvait. Au début, en octobre
2000, on a juste maquetté quelques titres,
ensuite, en janvier 2001, on a décidé de faire
tout l’album là bas. Ca nous a pris
presque 1 an, entre nos temps libres, nos
boulots, nos concerts, ceux qu’on organisait
à Arras pour d’autres groupes, les
disponibilités du studio etc…
finalement, au moment de mixer, en juin, on a
retravaillé à fond, on a réenregistré des
parties… En plus, il y avait du nouveau
matériel au studio, c’est ce qui nous a
encouragés à refaire pas mal de titres.
Pour finir, le label sur lequel doit sortir
l’album n’apparaît plus comme très
fiable… c’est pas de chance. Mais
c’est pas grave, on a l’habitude de tout
faire nous mêmes, du coup on reprend les démarchages
et on négocie nous mêmes. On a attendu
jusqu’ici, on pourra attendre encore un peu.
Je dis ça parce que les chroniques sur
l’album sont super enthousiastes et ça fait
chaud au cœur. On prépare bien sa
sortie… Et puis nos fans sont patients et fidèles!
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4- Le retard sur
la sortie de l’album, vous aura permis de
composer de nouvelles chansons. Nous
pourrons les entendre cet automne sur un split
avec le groupe Québécois Face Off, peux-tu
nous en parler un peu ?
Exact.
On a déjà des titres près à être enregistrés.
On en a 4 qui figureront sur un split
avec Face Off. J’aime vraiment bien ce
groupe. On a des influences communes, un
bon feeling pour les trucs mélodiques et énervés,
mélancoliques et punky… Ca devrait être
prêt pour l’automne. Ca sortira chez vous sur
Final Records (merci Fred) et en Europe sur
notre label. La rencontre s’est faite
par internet, grâce à toi Derrick et grâce à
ton site. Il se trouve que tu connais
assez bien Bruno aussi. Le reste, c’est
vraiment une question de feeling entre les 2
groupes. On a hâte de les rencontrer, de
jouer avec eux si possible et surtout de refaire
le monde en buvant des bières !
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BOB |
5-
Vous venez 15 jours au Québec (début
août) donner quelques spectacles.
Avez-vous des attentes face à ces
concerts ? Si oui lesquelles ?
Ben,
des attentes, oui, c’est sûr…
On est un peu inquiets, impatients…
On aimerait que tout se passe bien, que
notre musique accroche bien le public Québécois,
même si on a choisi l’Anglais dans
nos chansons… c’est notre
choix et notre profonde envie.
C’est aussi par référence et par
culture musicale: on a écouté et adoré
beaucoup plus de groupes anglo-saxons
que francophones. On est Français, on
sait que vous défendez bien mieux que
nous notre langue maternelle. Ca c’est
clair. Pour vous c’est un vrai
combat. Nous on a pas les mêmes
choses à défendre parce qu’on est
pas aussi menacés je crois… pas
encore. Mais je comprends tout à fait,
je défends même votre combat pour
votre identité, votre culture…
si j’étais Québécois, je chanterai
certainement en Français. C’est
un peu idiot et paradoxal, mais c’est
ainsi. Ca je tenais à le dire. En
tout cas, on va vous faire bouger et
rocker! Mais certainement pas venir vous
donner quelque leçon que ce soit.
J’espère juste que vous ne pourrez
plus vous passer de nous ! Et puis
on va faire la fête avec toi, Jessy et
son gang, avec tous les groupes avec qui
on va jouer… ça va être trop
bien !
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6- Peux-tu nous décrire
une prestation sur scène typique de Gingerbread
?
Gingerbread
sur scène, c’est le public qui en parlerait
le mieux. Mais je dirais que c’est énergique,
tendu, fun parfois (Bob a toujours la blague qui
ne fait rire que lui, il a toujours le jeu de scène
décalé qu’il faut…), on bouge partout, des
fois on joue mal aussi, mais les gens aiment
bien ça quand c’est humain et que le groupe
perd un peu le contrôle… Ouais, c’est
un peu tout ça, de l’énergie, de l’électricité,
de l’émotion (on aime bien quand les filles
pleurent au premier rang!). Et quand Bob
est bien saoul, il finit tout nu, ou presque…
Bref, c’est du rock’n’roll.
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7-
Personnellement tu-es venu quelques fois
au Québec. Qu’elles ont été tes
impressions sur la province et les Québécois
?
Alors
là, Sandrine et moi on pourrait t’en
parler des heures. J’ai eu un
vrai coup de foudre pour le Québec et
ses habitants. On vous adore !!!
Tout m’a séduit: les gens chaleureux
et tolérants, l’ambiance à Montréal,
les paysages, l’esprit tranquille des
Québécois, votre gentillesse, votre
disponibilité, votre manière
d’aborder la vie, votre style de
vie… et puis vos groupes, sur
vos radios ou sur votre chaîne
musicale. On a découvert des géniaux,
des groupes vraiment bons…
C’est quand même autre chose que chez
nous, c’est quand même un peu l’Amérique
quand même, ou en tout cas ce qu’il y
a de mieux de l’Amérique je crois,
avec une touche européenne… et
puis j’oubliais presque les hot-dogs,
la poutine, la Boréale, les burgers de
chez Mike’s, les disquaires de la rue
Ste Catherine, l’X, le café Chaos,
les baleines de Tadousac, les forêts de
Gaspésie… C’est vraiment
l’endroit auquel je pense quand j’ai
le blues ici en France. |

BERTRAND |
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8- Dans les mois
qui suivent, qu’est-ce qui attend Gingerbread
avant le départ pour le Québec ?
On
travaille encore sur la sortie de l’album.
On négocie avec des distributeurs. Ils
nous demandent tous d’être patients. On
est tellement patients qu’on pourrait être
moines au Tibet… Sinon, il y a une tournée
en France avant l’été, quelques dates par ci
par là… on continue la promo de
l’album sur le net, dans les fanzines,
histoire de mettre l’eau à la bouche avant sa
sortie officielle. |
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9-
Merci à toi Christian, si tu a quelques
mots à ajouter vas-y, c’est à toi.
Juste
pour dire que sans des gens comme toi ou
Jessy d’Infection, on aurait jamais eu
la chance de pouvoir venir jouer au Québec.
Merci les cousins. On vous gâtera
quand vous viendrez en France… |
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POUR
REJOINDRE GINGERBREAD:
Site Internet officiel: membres.lycos.fr/gingermusic
e-mail: gingerbread@libertysurf.fr |
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