28 septembre 2002:  Gros Méné et Blurtonia au Café Campus

Samedi soir, le festival POP nous offrait un combo à saveur rock au Café Campus.  La première partie était assumé par Blurtonia, un groupe rock canadien.  À cause de l’heure hâtive du début, je suis arrivé à la dernière chanson.  Mais de ce que j’ai vu de ces pionniers rockeurs canadiens et de la réaction de la foule, ça n’a pas cassé la baraque.  Ils n’ont pas gagné de gallons ce soir là.  La foule s’était déplacé plutôt pour ce qui peut représenter une valeur sur et montante du rock et du vrai rock Québécois.  Gros Méné, c’est du gros rock pesant interdit au tantouze.  On ne parle pas des pseudo-rockeurs à la Éric Lapointe (avec ces reprises de «Naziland» et de Plume) ou de l’autre, Martin Deschamps qui se prend de temps à autre pour Gerry Boulet.  On parle ici de 2 trippeux qui se donne et se défonce pour nous offrir un rock solide.  Un rock garage agrémenter de textes absurdes et légers, création de Fred Fortin.  Fred Fortin a déjà mis la critique dans sa poche avec ses 2 albums (Le plancher des vaches (2000) et Joseph Antoine Frédéric Fortin Perron (1996).  Et fait de même avec son projet Gros Méné, il explore d’autres horizons avec son acolyte bourreau de guitare, Olivier Langevin.  Ce dernier est guitariste pour Galaxie 500 (un autre groupe de rock garage qui vaut le coups d’œil) et de plus il accompagne Mononc’ Serge.  Il est LE guitariste de Montréal.  Il se fait un plaisir de torturer sa guitare pour notre plaisir auditif.  Pauvre guitare dans les mains d’un tel «guitare star».  Distorsion et jam de malade s’enchaîne à chaque brique rock qu’ils nous lancent.  À eux deux, ils donnent un show qui vaut le déplacement. Des briques comme «Tue ce drum Pierre Bouchard» ,  Dépanneur» ou «Pawnshop» assomment le public qui en redemande (2 rappels et s’il n’aurait été du fait que le Campus reçoit le samedi soir, il en aurait un autre).  Pour les amateurs de rock avertit !

Fred Fortin: www.fredfortin.com
Blurtonia: www.blurtonia.com

Par: Dodier