|
|||
|
Samedi
soir, le festival POP nous offrait un combo à saveur rock au
Café Campus. La première partie était assumé par Blurtonia, un
groupe rock canadien. À cause de l’heure hâtive du début, je suis arrivé
à la dernière chanson. Mais de ce que j’ai vu de ces pionniers rockeurs
canadiens et de la réaction de la foule, ça n’a pas cassé
la baraque. Ils n’ont pas gagné de gallons ce soir là.
La foule s’était déplacé plutôt pour ce qui peut
représenter une valeur sur et montante du rock et du vrai rock
Québécois. Gros Méné, c’est du gros rock pesant interdit au
tantouze. On ne parle pas des pseudo-rockeurs à la Éric Lapointe
(avec ces reprises de «Naziland» et de Plume) ou
de l’autre, Martin Deschamps qui se prend de temps à autre
pour Gerry Boulet. On parle ici de 2 trippeux qui se donne et se défonce
pour nous offrir un rock solide. Un rock garage agrémenter de
textes absurdes et légers, création de Fred Fortin. Fred Fortin a déjà mis la critique dans sa poche avec ses 2 albums
(Le
plancher des vaches (2000) et Joseph Antoine Frédéric
Fortin Perron (1996). Et fait de même avec son projet
Gros Méné, il explore
d’autres horizons avec son acolyte bourreau de guitare,
Olivier Langevin. Ce dernier est guitariste pour Galaxie 500 (un autre
groupe de rock garage qui vaut le coups d’œil) et de plus il
accompagne Mononc’ Serge. Il est LE guitariste de Montréal.
Il se fait un plaisir de torturer sa guitare pour notre
plaisir auditif. Pauvre guitare dans les mains d’un tel
«guitare star». Distorsion et jam de malade s’enchaîne à chaque
brique rock qu’ils nous lancent. À eux deux, ils donnent un show qui vaut le déplacement. Des briques comme «Tue ce drum Pierre Bouchard»
, Dépanneur» ou «Pawnshop» assomment le public qui en
redemande (2 rappels et s’il n’aurait été du fait que le
Campus reçoit le samedi soir, il en aurait un autre). Pour les amateurs de rock
avertit !
Fred Fortin: www.fredfortin.com |
|||
|
Par: Dodier |
|||