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Bientôt la traduction de

    quelques uns de ses poèmes

    en langue arabe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos sur la poésie:

 

Ce qu'elle pense de la poésie:

 

La poésie pour moi est l'entêtement même d'une conscience universelle qui s'élargit peu à peu en interaction avec autrui. Elle devient pour ainsi dire porte-parole des autres à travers nos propres émotions vécues.

On se prête à l'écriture poussé par un élan indescriptible, mais bien réel, ordonné, et bien conscient. Ça devient un état, une façon de vivre à nulle autre pareille, malgré souvent l'incompréhension. Mais on continue comme porté par un mouvement universel.

 

 Pour moi, la poésie renferme sa propre logique. La logique de l'être unique qui transmet des réalités intimes sous forme suggestive à l'écrit. Réalités d'une nostalgie incrustée dans la mémoire qui deviennent présentes à chaque poème pour libérer un état qui s'éclate en mots. D'où les vibrations et le fusionnement entre corps et corps des mots. Car chaque poème à plus ou moindre degré devient le corps de l'être vibrant libéré.  Issu de nostalgie, le poème révèle chez le lecteur sa réalité intrinsèque aussi empreinte de nostalgie, qui tend à l'universalité. Elle traverse les inconscients de part et d'autre d'où le fusionnement. Dans mon esprit, tout ça relève de la cosmologique de l'être.

À l'écoute de la Voix
dos à dos
nu à nu

douleur contre douleur
ces figures révélées
au dos de chaque poème
dans l'instant

Il fait silence
il fait mouvements
dans ces corps 
modulés à la fréquence des sens
entre soleil
et pluie rose

 

 

Un peu chaque jour
l'âme 
sur la pierre humide se déchaîne
s'enchaîne aux corps étranges
glisse sur la rivière
tellement proche
de la vie des alentours
par vagues
verse l'amour dans les poèmes
délivrée

 

À proximité d'un feu errant
une brise souffle 
sur l'étendue immense
du corps abandonné 
aux paroles
imbibées de soupirs
noués dans la gorge
d'un espoir
répété

 


Au cœur des mains
des poignées de mots
se partagent
avec tendresse
répandent des sensations
des ivresses rares
issues de l'être secoué
par quelques instants disparus
dans le tout jamais

 

 

                                                

Mourir à tour de bras
dans la pâte amoureuse
envoyer paître la poussière
parmi les vermisseaux
repus

 

Transe dans l'échappée des fièvres

ivres des danses transportées par l'errance

transe des gestes affamés

au soir des partances dansent les fièvres

autour du verbe

dénudé

                                       25.02.00

 

Incandescence

au milieu des fièvres

à même le ventre chaud des hivers

en proie au délire

ce temps délié

au coeur des voix uniques

fièvres sauvages

danse des sens

au centre vibrent violents

parmi les cris

                                       25.02.00

 

En ses aubes fugitives

un désir longe la main caressante

sur le corps offert

jusqu'à l'étirement du geste

frémissant en son souffle

féroce en ses rêves

vibrant en ses nuits

jusqu'à l'apogée

                                      29.02.00

 

Sur le visage

un baiser vierge

s'offre au désir

déployé sur le corps d'un souvenir

naissance du geste

entre la caresse

et le nu des mots

apaisé

débusqué

l'âme grésille

emportée dans un regard

neuf

                                      20.03.00

 

Entre le sombre des crépuscules

et le clair matin

se dénudent les désirs subtils

quand les mots ne suffisent plus

à dessiner des sourires

sur les lèvres lancinantes sauvages

au gré d'une parole vivante

plus belle qu'une image

plus belle dans le tendre

trempée dans l'amour en son plus bel enlacement

                                       20.03.00

 

Dialogue

 

Où étais-tu ?

Quelle lumière pleure sous tes cils ?

Où étais-tu ?

Raconte-moi, qu'as-tu écrit ?

 

   Blottie dans un silence

    j'écrivais les jours et les nuits

    sur l'incandescence de l'être

    à l'ombre des événements

 

Je n'ai pas répondu. Je n'avais plus de mots

Ne trouvant pas d'étoile sur le brouillard de l'encre

j'avais déchiré mes feuilles

 

   Mots ancrés sur les feuilles

    déchirées s'embrouillent

    émergent brillantes

    et vives

    dans la nuit d'un silence

    effrayé

 

Quelle lumière pleure sous tes cils ?

Où étais-tu ?»

 

   Je bossais dans un cri

    entre l'ombre et la lumière

    entre deux chaises

    entre l'ici et l'ailleurs

    plus souvent ailleurs qu'ici

    rescapée par la nuit

    émiettée par le jour

    en mon âme ressurgit

    ce regard

    enfiévré

 

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