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Le temple de la
vie
Quel temple
ceci où de viles paroles
Rendent moroses
nos coeurs et tristes nos âmes,
A ne pas
espérer et du sort tout est drôle
En ces temps
bien affreux, et ces jours infâmes.
Quelle chimère
suivre ô mes amours folles
Et de foi si
gaie rejetons tous les blâmes,
Nulle voix vante le Ciel pour les biens du sol,
Ni adoucir les maux, ni sécher les larmes.
Tout cela est hideux, ô notre fange insolente,
Et de pis espoirs notre vie est indolente;
Mais l'amour est salvateur et qui sait sa gloire,
Quand il
atteint
le faite de beaux
chandeliers,
Et s'érige en nous comme de fermes piliers
A maintenir nos visages tels une moire.
22.01.2002
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