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A l'ombre du désert chavire la mer le grain nomade un chant d'éternité un souvenir de chaire et de volupté sous le signe de ta présence de la nuit qui dévoile cette prestance d'Ubiquité céleste
La mer bénite et le chemin qu'on remonte une épopée violente car le soleil levant à chaque matin se fait discrètement rumeur quotidienne vermeil comme le sang qui te pénètre
Arrogant d’un espace profond têtue comme une lionne à l'affût d'autres interstices d'autres folies ou extases à nous emporter vers un silence géniteur
Puis au bord de ta fatigue des strates autant que nos empreintes enfoncées au cœur du sable rugissant se propagent sans limite autour de ta peau comme pour dire l’écho saccagé de la terre
Toujours ces mots humectés et le temps tricorne qu’on escalade à deux, sinon à plusieurs comme un rêve davantage qui jaillit de la surface des âges des abysses de ton cœur épais
Dru le voyage à chaque aisance chevauchant l’ivresse prolifère de la mousse généreuse du ressac à nos pieds pousse une joie au rythme de l’exubérance
J’accepte la nuit de toutes les couleurs tes yeux que parent les rides lorsque chaque goutte de pluie est une promesse d’une histoire nouvelle cette aurore qui glisse par moment entre mes jambes tes jambes, dans l’entrelacs de nos souffles
La mort est douce quand on s’achève à deux sinon à plusieurs mais le ciel s’élabore translucide autour de moi à m’ouvrir tes mains comme un long chemin
Le souvenir contient les beaux matins des chuchotements l’odeur du corail et le soleil dans un cortège de feux incessants
Ton profile se fait aux creux du hasard pour me parler de la démesure de la mer qu’on fouette dans chaque rêve sans trêve la mort est un départ n’ayant pu résister aux flots à rebours
Je m’incline davantage sur la mer le visage contre ma mémoire et ton rire dans ma tête déjà respire la houle dense comme l’écume à la surface de la terre
Le vent détruit le songe le plus profond te harcèle à ne plus croire aux crépitements des mots j’ai longtemps adopté le chant qui se déploie inapaisé sur ton corps fécond
Amas des flammes invincibles cette fabuleuse joie extrême au bord des commissures que les rires multiples étirent comme l'aube le bout du monde
Rythme tenace sous un soleil orgueilleux autre visage autre rivage où se brise ton regard déjà le temps plus grave que parole et la mer une partition de vie
Hagard le soir d'hiver où les mots s'enflamment au feu doux de la nostalgie je n'ai pas cru le silence des vagues équestres le murmure des migrateurs une promesse que pétrissent mes longues nuits et l'attente des moments tortionnaires
Le désert domine ma peur décavé au milieu du voyage ô nuit mon ultime refuge j'ignore comment évoluer dans tes maux
Aux confins de l'oubli se tresse une femme qu'amorcent les premiers jalons d'un sommeil
J'y pénètre comme dans une transe en face ta mémoire abrite mille orages arène démesurée
Rien que la pesanteur cette fois que m'importe le soir la mer laisse entendre son chant chaque ressac une note sous tes doigts ouverte à cribler ton absence
Je demeure pensif hésitant entre le cri fauve du désert et le simulacre de ton corps évasif
M'habite le délire doux de l'exil au sommet de chaque goûte de pluie se trame autour de moi ton rire radieux ta peau une secrète mélancolie à l'envers dans la nuit
Les souvenirs adoptent des mots étanches ta chair est menthe une toile tissée à la justesse de mes fantasmes comme une marée à mes pieds émoussant le désir de me vautrer en toi au creux du destin incalculable
Mon regard se rétrécit au gré de ton espace à l’orée du silence des matins en colère sur ta peau la lumière est romance il y a des heures qui nous labourent il y a des jours où je meurs dans le souvenir de mille départs
Nos tempes déclinées est voûte dessus nos rêves le désert me façonne les parfums légitimes de ton rire relèvent en moi une douceur intime
Je vois d’en bas ce long ciel oblique timidement au creux de tes yeux de l'océan qui m'habite ta voix scintille l'encre en sentences en images frayant le bleuâtre de ton pays mon terroir entrelacs de mouvances sublimes dessus la voûte qui me porte inassouvi
Traces sillonnant l'espace blanc de l'écume à parapher le sable sur la plume qui me chevauche espérances des semences ultime naufrage dans les abysses de mes nuits fragiles
La mer est au bout de la mémoire la mer est calvaire pourtant s'y déploie mon âge l'oscillation du soleil réfléchi creuse le visage des voiles insulaires puis crépite le ciel ses parcelles dans l'interstice inouï que j'arpente me harcèle cette douleur à chaque image la mer est grand songe qui se dévoile crûment dans l'inaudible partance
Les grandes ailes dessus nos tempes ensemencent nos instants dans la douleur des départs
Que ne me desserve plus l'ultime odeur du désert au milieu de la douceur de la peur et ne me hante le grain nomade du sable en éveil je dirai en folie aux lisières infranchissables que ne m'importe plus l'aurore impériale du Grand Sud comme une lueur rebelle au détour des échos saccagée par le souvenir comme une promesse que ne me fait guère le soir
La mer est en sursis de voyage le ciel est un portrait pour les amants des ruelles discrètes cristalline l'écume se fait stèle le sourire convoite la colère vétuste et chasse de nos cœurs apathiques la débauche des délires d'alcôve
Dru l'effroi du regard hagard au péristyle de la mémoire au petit matin des synesthésies des couleurs des sons profonds du silence en partance pour des veillées sans remords que ne me desserve plus jamais le simulacre de l'oubli
Contre la clameur de la mer s'obstine ma mémoire dans la mouvance irisée d'un ciel indolore ma mémoire est calamité déboussolée sans repère à l'orée des suspicions des stèles sur le visage de l'aube
Par pulsion de lumière ce séisme équin dresse en moi ton uniforme épiphyte qu’on déverse par émoi ce recueillement à ton corps est rite
Des bulles d’air sous l’eau sous tes paupières s’exilent dans les dalles abyssales que réfute la tolérance de la folie
Je dépose en offrande sur la passerelle des transhumances occultes la rébellion de la vie la mort est un joli songe au bout de chaque lumière est suspendue
J’escalade les rainures des flots ciselées dans le sable décavé que la mer me soit rédemption que la terre une pierre tombale au détour de la mort qui chemine à son aise au gré du hasard
Je monticule la houle protubérant l'ébriété des hautes marées la mer revendique sa filiation dans la pureté des eaux dans la souplesse quotidienne de l’oiseau à la lisière du ciel en rotation
Contre vents et jusants se dérobe le gémissement du délire c’est la mémoire au carrefour des moments parcellaires ton visage contre le vitrail de l’aube abrite des Minarets au de l’oubli
Des phares de stèle en stèle soluble que le rire sur les parois du silence de loin scellent mes souvenirs
Lieu de fulgurances mon arrière pays celé entre l'exil et le rêve dans les espaces les plus félins chemin à rebours
J'immigre dans l'incertitude de ton regard bénin chaque geste creuse une mort à la recherche du désir adéquat
Ton corps forcené dans l’humilité des transhumances est moments transitaires à l’orée des spasmes qu’on évite par tolérance ton obélisque au bout de chaque silence m’inverse dans l’entrelacs des marées harcelées
Que des matins lancinants au gré des absences impromptues il est des heures où bascule mon souffle dans « l’urgence du rythme »
A contre courant je récolte l’envers du hasard quelques cris et des gestes en transe la mer bénévole à dompter l’hiver viscéral surgi des nuits gelées dans l’apothéose du sommeil
Au matin se déploie le blanc des phosphènes à l’autre extrémité du désir j'émigre dans la splendeur du songe à l'orée de ta voix suspendu au rythme du désert entre le déclin de chaque soleil et les plissements du soir sournois
J'émigre dans le prolongement permis du désir que la nuit est fragile opaque le silence assiège mon sommeil au détour du hasard généreux sur ton visage se déploie mon rire et se dresse l'océan à l'ombre des souvenirs
J'aborde la vieillesse de l'aube l'énigme des insomnies dans le secret des impasses de ton cœur en dérive
Dans l’humilité arrogante des reliques de ce qui reste de la veille la réverbération cristalline de ta peau retient en moi le délit car au-delà des flots des remparts crépusculaires de ton regard s’édifie ton cri jusqu’à la colère de la mémoire
Je renais du chant de la mer sous tes paupières à mi chemin entre le silence et le délire ton ombre déversée sur mes pas creuse mes rides en reliefs
Goutte à goutte d'une averse éphémère me délivre dans l’esquille des allures au secret vaste de la mer à l'orée du silence qu'infère ton rire ton chant au détour des rêves échoués mon ultime parcours tes rides séculaires cette ascèse de joindre l'exode de l'écume sous tes pas en dérive
J’adopte ta pondération ajustée à ton voyage imprécis à la forme que prend la nuit adhésive aux candélabres des aubes en sursis
Je contourne l’ineffable des lumières des photophores de loin comme un repère et me vautre au creux du sable à l’hybridation des songes chancelants
Vieux est le ciel sous les parois du rêve vieux sans mesure dans l'opacité du temps sournois l'illusion effleure l'ombre sur mes tempes lorsque se dresse mon regard
Dans les sinuosités de ton corps tant requis je m'accroche au carillon intime de la nuit que m'alloue le désir rituel du chant d'un geste la mort se rétrécit m'abritent les courbes du sommeil comme la splendeur des danses serpentées transe inaccessible
Ailleurs dans le long silence que pétrit le soir vermeil à la mesure de nos sexes s'effritent les heures l'aube n'a guère de visage tandis que nos chairs se touchent par besoin de vivre
Trois et demi le ciel se fixe dans nos hivers à l'heure des vérités le mensonge est cruel qu'entendrais-tu? sinon les le son hadal des moments d'antan
La part d'ombre mon être égaré sur le chemin de tes pans chaque rire se tord au geste violent du vent et avec l’étendue toi sans cesse contre mon visage tumultueux comme l’océan mais toi que digèrent inlassablement les prémices de la nuit
La mort est ce qu’on étaye toujours dans l’ineffable entrain des mémoires la mort est ce qu’on déchiffre en rouge et noir faut-il que la mer glisse par tes yeux pour que j’y pense solennellement ?
La mer ce pur délice indomptable au fond de l’unanime bleu avance dans le silence affranchi de l’après-soir
La mer peine ingénument me libère dans un bonheur têtu drape son rire au fond de la nuit notoirement obscure
Mon zèle ce corps saisi dans sa moindre forme qu’essouche l’arbitraire du geste infaillible parmi mes hivers de grain et de porcelaine parmi les mille remparts au environ du sable éthéré
Dans le secret de mes nuits sans repères pousse ton cri ingénument comme la mer jusqu’aux enceintes de ton nombril en vestiges en maintes fièvres
Je te nomme Mer dans les circonstances des chemins d’algues et de pierres dans l’urgence de mes illusions mal ourlées ô mirage perchant mes fougues amarrées à ton corps rompu il y a mille songes et une folie
Je reprends la traversée de tes bords à la croisée des silences d’intermittences cette fuite au fond du rêve convulsionné d’éboulis c’est toi entassée comme des rides de chancre dans la peau hiémale du sable émiettée sur l'interstice jalonné de sel et d’effroi insondable
A marée haute m'arpente le blanc du ressac en avalanches de vertiges intolérables d'incohérences magnanimes m’enroule dans la nacre des promesses d’éternité quelle vanité la mer quelle errance millénaire d’infini et de sables à l’orée des ires de chaires des voix courroucées d’interminables éveils
Par toutes mes folies jusqu’aux débris des silences dans la fuite irrésolue des vocations je parcours la mer sonore sous l’éclair véhément d’un ciel d’ivoire et d'insolences inégales d’esquilles retenues notoirement ce soir comme un fanal à la limite de nos souffles tronqués dans l’absolu des mots aiguisés
Par pudeur la mer exhausse sa voix marbrée hors de tout rite et de paroles tissées à la justesse du hasard la mer taraudée d’algues et d’écume vocifère la brûlure du sexe à l’usure des silences dans le labyrinthe que tressent nos songes les lus profonds salubre mon chemin d’exil d’asphalte et d’ivresse sur le versant diaphane des houles
je cherche à ajuster la diaprure des vagues à mes fantasmes d’antan à la pesanteur infaillible des maux au désert qui m’habite à la mer qui gît le mystère des sentences quel parolier ce grain nomade envidé dans le creux vif des mots
Dans le faste pétrifié des nuits taillées à la mer au fond de notre mémoire à la douceur de l’exil j’accueille ta folie à chaque fois qu’une vague se défait d’un grain de sable écumé
A l’orée de l’aube imminente remonte le silence des senteurs amères des légendes locales mêlées à l’océan aux chants posthumes des vagues que chevauche la mer vieux silence persévérant à mes mots vibrant comme l’illusion de ton visage au début de chaque voyage frayant mes veillées par intermittence telle une parole dépouillée de songes et de fables silence évident au creux des maux que paraphent les secrets des matins lancinants ma colère inapaisée
Au seuil des commissures de tes adieux démesurés silence incontournable au détour du poème que retracent mes insomnies comme le sable aux creux des âges dans le sillage des rêves inachevés en traversée de mille voix j’adopte l’exil en offrande des vagues
J’ai reçu le chant de nos silences en refrains d’immuables rites dans l’écoulement des heures à l’envers du temps rebelle ce sont nos vestiges contre les litanies les plus fragmentées contre l’abîme du versant putréfié à l’orée des dunes élagués de sel et d’étreintes affranchies
La mer jalonnée de solitudes et de paradoxes inutiles la mer invente un désert assaillant aux creux de cernes et de syrphes
Que serai-je au milieu de ta folie dans l’itinéraire du ressac aléatoire ce tollé incessant de transes déchaînées je suis de cette errance pelotée dans la moire des nuits à rêver de sel et d’éclats de pureté de tant de sentiers à puiser les sources de ton rêve en proie des médiocrités délirantes
Que serai-je sans l’amour que m’impose le voyage au fond des transes ajustées aux jours saccadés lorsque rien de plus angoissant que le cris affolé de la vérité longtemps détournée
Comme le sable aux creux des âges dans le sillage des songes inachevés en traversée de mille voix j’adopte l’exil en offrande à chaque goutte d’océan à chaque moment de prière pris en otage dans le temps je reçoit le chant de nos silences en litanies conformes en refrains d’immuables rites modulé tour à tour à chaque écoulement d’heure à l’envers du hasard indocile je sais la douceur de ton corps la fraîcheur de la mer qui tu lange de l’eau scintillant de perles à chaque posture autonome je sais la promesse que me tient un lendemain contre les discours nonchalants des intolérances quotidiennes |