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                Leila Zhour

 

 

L’AMNATE

aquarelle , mai 2001

Solaire
Solaire solitude posée en été bleuissant sur le parvis de ma demeure
Je pose ma main sur un visage qui m'a bénie
 
A l'origine il y  a  un deux
Deux pour aimer
Deux pour être
Deux êtres
Je sens
Tu es
 
Mais seule
Une brûlure m'a traversée
Brûlure de solitude au milieu de nos dessins à deux
 
Douloureuse liberté
La parole naissait d'avant
Mais seule déjà
Et nue
Nue d'un tranchant bleu-lame
 
Dévastée
Ruinée d'espoirs trop volontaires, si dérisoires
Une dentelle de pierres m'a révélé le jour
A travers le minerai du silence
J'ai vu le visage possible d'une mort
 
Ma prière s'est muée en consentement au vide
Mon âme juste mêlée de rien
Effroyable distance de l'acceptation
Ou cette exigence d'être en toute solitude
 
Solaire
Repérée de lumière
J'ai repris le chemin consenti de l'autre
Une nudité vierge d'immensité noué en pagne à hauteur de mon coeur
 
Solaire, oui
J'ai pris une voie incendiée de sereine solitude
Où j'ai rejoint le temps
Tellurique abondance de l'incertitude

mars 2001

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