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S T R I U R E S
| Exil J'inventerai le feu et prendrai le chemin de l'ivresse voyage tu me ramènes à la mer chercher le grand rêve du soleil suicidaire tortionnaire l'hiver assassine l'ardeur des retrouvailles et me prive de la mémoire douce de l'exil j'hésite entre le souvenir et le sommeil car la mort n'a pas d'allié car l'oubli menace le retour des dieux et fait de ma prière verte non je dirai blanche comme le lange qui emmaillote les cris humides une escale fréquemment réitérée j'adopte le rite de l'ordinaire comme l'exode dans le silence comme pour renier les subversions des saisons secrètes exhumer les mots de l'inconscient de la terre elle seule témoigne de la splendeur des choses invisibles du grand soleil divin des pays d'Orient Angoisse Ictère de flammes irréversibles qui rompt le ressac du froid lapidaire au rire liminaire de ta naissance à l'appel discret du rêve incandescent se lève par rafale un soleil captieux décapé comme un regard hypocrite derrière moi tom ombre d'obélisque me chevauche comme pour dire le voyage intrépide je me résigne par contumace au départ avec la mer à la mort vêtue de parfums diaphanes tant s'en faut que je ressasse ma prière et adopte l'adieu en exécration hirsute l'instant fracturé de l'aube dans ta coupe mousseuse et fragile quand disparaît le tumulte obsessionnel du silence subalterne la joie sous tes paupières la lune est un mensonge avalé par tes yeux le désert est un mirage qui glisse par le délire son idiome incendié dans la solitude des angoisses Rébellion Derrière le soleil s'édifie le chant au souffle vibratile comme à l'éveil de la terre la lueur du ciel est un dessin d'enfant qui se noie le soir dans l'épaisseur du givre et demeure telle une tour qui possède la nuit dans le cœur du noir où défaillent les parfums par méfiance le rythme embrasse la mer et convoite discrètement la danse équestre des vagues le chardon écume de rage car la terre est plate car le fleuve voyage avec le temps sans retour A mes pas s'attache le temps étroit pour y déposer éperdument jusqu'à la mort le départ indifférent d'un jour d'hiver divers les mots de promesse sans parfum sans toi, ô terre écartelée si longtemps entre les étoiles cristallines d'un ciel incolore et le sable rebelle d'un désert qui avance chaque heure froissée au visage de la colère est une bonne et heureuse sédition Hasard Il n'est point d'oraison qui me ramène à toi indompté hasard tordu comme une mémoire il plait tant à l'océan d'égaler le silence au fond de tes prémices Quel espace saisir quelles transhumances croire pour apprivoiser le désert rugissant pour dépecer la douceur de la mort en transes orientées vers l'exil sans remord Dans mes veines une liqueur détenue telle une femme effarée d'amours hypocrites de violences mégères Il s'agit d'appréhender les vestiges révolus l'histoire qui se replie dans des pages froissées par l'amertume du mensonge Il s'agit d'entendre le pouls du sable écumé pour comprendre le rituel des jours indifférents Que de rêves sellés dans une danse équestre au fond de chaque peur une aurore en otage Il n'est point d'oraison pour croire en toi le soleil ne se lève pas à l'Ouest la mer réclame sa couleur des yeux d'enfance qui d'un ciel épris sentent la tiédeur du sang La terre se souvient Après tant d'absences la terre se souvient qu'au bout de tes frissons se déploie un rêve pareil à ton corps quand tout n'est que souhait que prière adaptée aux parfums de la nuit et refuse l'exorde d 'un voyage obstiné ton espace de porcelaine abrite le chemin hésitant du souvenir J'accepte l'indifférence comme une angoisse quotidienne longtemps j'ai voyagé d'enfance en enfance à chaque hasard s'invente un espace nécessaire à chaque espace mûrit un printemps dans tes yeux c'est toujours la terre au milieu mille grains et le chemin prometteur d'un corps qui change ainsi se retiendra ta voix fauve auréolée de consentement à l'avènement du soir interminable lorsque tu as pris la forme du désir Je suis quelqu'un qui porte la nostalgie du sourire comme une plaie sur la lueur de l'aube il y a bien tant de vents lorsque le soleil a protégé la lune lorsque la terre a noué avec l'océan une amitié semblable aux jeux infantiles je ne finis pas d'aimer l'errance de voir me traverser l'averse voluptueuse qui irrigue autour de moi les saisons chaudes Eau migrante Je suis un rêveur de terre à l'encontre du chemin qui n'avance plus je suivrai l'odeur transparente de l'eau migrante qui pousse au bout de chaque éveil invulnérable rivage tu grandis à l'insu des cauris qui rompent avec la mer à l'abri du temps désuet que m'importe ton voyage et la splendeur du soleil qui se meut par oubli il s'agit d'emprunter ta folie ton angoisse comme une tendre mémoire et boire de ton départ un élixir inégal le silence au fond de toi est un chant inutile qui confond ton allure avec celle de la lune oh ! me prend le délire fou telle une obsession de me vautrer en toi en dépit des naufrages partons corps à corps vers l'océan fleuri de coraux colporteurs de feux inédits je sais ton essence dans la suie des révoltes sous la même toile d'un soleil tentaculaire qu'il oigne mon regard captif tout meurtri par l'attente tortionnaire d'une âme en partance o serpente cette mouvance de loin sans répit pour franchir les remparts d'un exil vers la mer et suivre à l'unisson un présage prometteur d'un coeur qui retient son souffle comme une mort et s'éprend d'une amphibie douce et féale Fracture Par complicité la mer se noie dans le rouge du corail et se tresse le silence aux corps stellaires l'exiguïté du temps t'enfante fait de toi une enclave et ôte de ton visage les éraflures transparentes comme un chemin d'errances vers les prestances des ages altiers des amours folles éprises de folies confuses mêlées aux parois d'un sommeil épuisé après toi la mort s'avère belle entre ses mains un gris de cendre comme le lange autour de la lune impériale à ne pas disséquer le rêve des heures fouettées d'incohérentes angoisses Je hausse mon calvaire à la démesure d'une tour de feu comme du fer sur ma peau seule ta parole refuse les soirs bavards des veillées délivrées aux fractures quotidiennes ton orgueil n'a de simulacre qu'une ombre offerte par l'ivresse discrète à l'image timide d'un sexe rigoureuse dans l'air indéniablement raide tandis que renoncent mes prières à croire aux morsures câlines des envies violentes mélangées aux regards entrelaces aux saisons inachevées par la douceur éphémère d'un toucher heuristique Phobies Vie en absence chute asphyxiée sourire ampute longtemps saccage par le mensonge des chants d'orties attelés par des voix pénétrées de phobies d'amours dévotes sous la toile voûtée d'un ciel indécis en ce temps hésite la mort de répandre les parfums des pistes affolées Oh étrangères au silence dans le silence le départ est défaillance qui se drape dans les plis sur ton visage la terre est en heurt avec l'été avec le désert a distance qu'éradique notre mémoire au nom de l'oubli Désuétude La nuit descend sculptée d'angoisses dedans se noue un corps rigide à l'ombre aiguë d'un rai froisse qu'un rêve usé tranche sans orgueil à chaque espace trahi d'amours le silence creuse nos visages lassés ainsi je suis venu escorté par le souvenir il n'y a pas de transhumances secrètes pas de secret sans foi mauvaise ô chair comme une odeur déportée d'un désert qui brûle d'un oiseau dans mes yeux sur mes trempes un venin violent mais rampe si docile O corps des jours d'avant de chaleur et de poussière tu renais semblable aux contours du hasard désuet à chaque douleur épaisse dans l'ombre qu'on crucifie à l'aube de toutes les amours Hostie Harponner la mort autour d'une toile neurasthénique glisser par les fils arachnides le voyage étend son espace engloutit le chemin dans mes stigmates un rire cynique l'odeur de la peur règne par absence sème la nuit comme pour s'y installer tandis que de l'autre cote du souvenir le silence inachevé se veut tyrannie s'accroît par intermittence dans les chants imprévisibles de l'enfance et s'enfonce dans la striure des vastes routes indécises J'ai grandi à l'ombre d'un rêve harcelé par l'indécence des préceptes quotidiens tout n'est que mensonge que violence inutile je m'égare par déplaisir contrairement à autrefois de paroles en sourires je possède dans mes yeux un monde aussi meurtri que les dogmes d'un amour épuisé qu'une femme dépucelée par hostie aux croyances d'un temps révolu Nostalgie Après tout la parole prend la parole le chant de la nostalgie est une aube qui s'érige par absence ravive la somptuosité de l'Orient altier comme un sexe féminin femme intime sur le chemin inquiet qu'avale le hasard paradoxal Je me souviens ton corps têtu comme l'averse au milieu de l'été Oh ! oui il est des heures où s'emprisonne le soleil l'Orient est dompteur de joies éphémères de la mer qui refuse l'inouï le souhait adopte l'ennui les sillons verticaux d'une eau timide s'alignent sur tes paupières Je me protège de la douceur que ramène l'aurore à chaque amour que parcourent mes rêves sur une couche offerte par le désir le Nord dépasse l'horizon le silence se tait je respire le deuil blanc comme l'aurore que piétine l'insolence et de mémoire en mémoire les hosties se font rite se métamorphosent en trois prières l'une pour Dieu l'autre pour toi et pour moi l'oubli c'est un mensonge cet Orient que je porte paraphé sur ma fresque à moitié ridée par l'érosion des Alizés qui défigurent les saisons des souvenirs en sommeil Absence Me traverse l'age tributaire d'une solitude perturbée par le voyage rompu qu'invente l'orage j'oublie que la nuit est blanche que la pénombre de l'été ne convient pas aux délires que brode mon sommeil je m'endors sous tes paupières importe par le songe plus sage que celui de mon enfance Plus fragile la nuit que le désert familier mémoire tranquille en proie du départ je refuse l'azur des lisières de ton regard en un novembre sans espaces je suis libre de chagriner le ciel de défaire la couche sablée près de la mer de brûler d'envie de m'absenter Hésitation Suave le bleu de ton ombre rebondit sur mes yeux il suffit de rompre avec demain la veille était certaine un hymne régulier aux étoiles migratrices le silence est vertigineux c'est ma tête que digère le rêve c'est toi sans oubli qu'entraîne ma mémoire timidement dans un exode ouvert à toutes les obstinations a l'errance male quand perdure la nuit et continue le sable à parer mon espace ma demeure se promène au détour du désert désorienté vers un chemin tranchant comme un éclair ton visage turbulent donne sur mon départ que me réserve l'hésitation de chaque rupture solidaire avec un matin nouveau Remords A plus forte raison le chemin se fait vieux le temps s'ouvre tel un silence penche sur le désert en prologue a des amours prometteuses tortionnaires le souhait accable mes prières ma voix aiguisée au milieu des soirs orthodoxes se déploie en douceur quelque part autour de mon être le hasard douteux des rires obscurs longtemps guettes comme une folie violente comme une colère inutile des heures égarées j'ai dans mes yeux l'éclat splendide d'un sommeil séculaire étriqué d'un sourire innocent Je regrette d'avoir confondu entre les passions d'un corps effare et les détours malsains des nuits mégères soudoyées par l'aurore corps a l'extase désirs mutilés la parole est mémoire des ages effrayes je me rappelle le remords est hantise des moments révolus Réfraction Prisme d'un soir chevauché d'espace épars ourlant le désert seyant au visage de l'été découpé en craintes à haler le sable accroché à ta peau indigeste ta mouvance au creux du noir je m'arrête au flanc d'affres quand débute la moisson négative du silence guindé à hauteur de rides stratifiées sous un ciel replié de sommeil rituel que la nuit est mécréante ! je reçois l'aube lente que ressèment mes prières ton absence que tourmente le voyage indéfectible rien d'autres dans mes gènes qu'un corps suspendu au milieu du noir c'est toi que fracture l'impensable hasard d'une mort obsolète rouée de lourdes fatigues pareilles au sirocco de ton ombre fumigène il suffit d'arracher à mon sang obscur le secret d'adopter l'ouragan telle une mémoire ailleurs me hante le désir de seller mes rires mes rêves sculptés sur les tempes de ma colère quelle envie de tisser autour de moi un jour ingrat rancunier comme un souvenir inachevé Terre oblique Terre doublée de salve imperceptible au flux de scories effrayées par le rêve qu'on avorte à pleins sépulcres sombre à courte mémoire corps que je m'invente au gré de ta forme d'iule flexible visage crispé d'algues desséchées sur les plis millénaires de ton rire j'accepte la nuit dévoilée sur ton regard insolent au rythme de pouls des résignations infinies le souvenir contre le voyage terre oblique déplorée par l'aphasie au silence menaçant comme une guerre discrète corps projeté prématurément hors des lignes du verseau ancestral vociférant par les gravats d ta colère le plasma délirant des vices enfouis dans nos préceptes de crabes désunis dispersés en cadavres à marée haute terre aiguisée tel un éclair désert éperdument fou harponnant le su des carillons de ferraille spirale d'immenses espaces d'une mort généreuse scandée au rythme de rafales stridentes jusqu'au délire Arachnide Il n'y a que toi impensable voyage rien qu'un grain de sable sur la pointe de chaque aurore et le chemin s'achève telle une obsession dans mes yeux le zénith au visage tranchant n'a d'égal que morsures le soleil est scorpion je dirai multitude de feux déchaînés de corps cuirassés au regard insolent diaprure de lumière drapée d'inlassables miroitements mirage polychrome rien qu'une prière pour que la mer ne s'affaisse point aux parois des cataclysmes pistes en porcelaine voyage à rebours sans galop régulier macabre le désert se noie par delà les folies dans les striures saccadées du silence à naufrage Orient Je possède l'Orient entre la croisière de mes bras sous mes aisselles un poème qu'on proscrit au nom de la loi je parcours le temps découpé en tranches de pierres de chants incessants attelés de voix en métal de foi et de prières dressées autant que des oriflammes que des printemps fleuris d'hommes en portraits de guerriers robustes multiples croyant au limon dans nos yeux mon espace est infini où se déploient dans la transparence des certitudes la douceur du palmier d'une équitable insolence la charité du caroubier brûlant tel une mort la sève immense du rêve incandescent de nouveau l'histoire au silence réticent refuse ma douleur j'ai grandi au milieu du sable au milieu de la boue magnificence de chaque sourire prometteur j' ai accru parallèle au grand voyage vers le Sud Enfance provisoire Je détiens ton ombre dans la suie des saisons embrasées sous mes yeux se désagrègent les débris de ma mémoire et se trame mon sexe dans la boucle des rêves empilés j'accommode mes lubies à l'épreuve de laccolite dru à la ganse des obstinations du ressac interverti je renais accosté à ta forme aux dimensions des lacis mon arène où se défait à distance l'entrelacs des chemins autour de toi enceinte enclavant mes maux éminents mon enfance provisoire Heurt Spirale d'astres extensibles parmi tes fissures de soleil couchant falourdes de chairs frayant l'interstice de ton corps masse bucolique à la frange des hilarités étirées tes dédales élastiques abritent mes exils morcelés en leurres en prières je me restitue à l'éveil et me dissipe dans l'éphémère de ta mouvance mon horizon je m'abandonne sciemment au bouillonnement des étreintes intolérable obsession à marée violente dans tes râles se heurtent mes songes Rupture On a fractionné le silence en flux de rires invulnérables voilà que ton errance porte le nom du départ comme un grain de sable sur le chemin que nous menons nulle crainte que le retour et tu es désirable s'effrite à mes pas un passé aussi lourd qu'une flétrissure rupture irréprochable car demain se révèle un soleil sans rancune comme un chant qui prolifère on a déconcerté le Noir comme une honte décrétée comme une nuit de passage Lacune Désert rompu d'algues trilobées aux éclipses des chants parallèles au songe trigonocéphale il suffit d'un exil au cœur de l'oubli qui fait ton évidence et le sable impérial serpente sous mes aisselles j'harponne le ressac des jours ultimes la terre est une lacune désuète à fleur d' éraflures pestilence des aphasies d'un monde à rebours à peine la mort se noue d' entorses dans le tumulte des Sagas à palabre on extorque le silex altier mon langage est lieu de crucifixion mémorable le chemin qui arpente la mer car étanche le sol est suffisamment rancunier je me dresse parsemé de périples à tolérer le sommeil tordu par ta colère désert d'astres coléoptères je m'accroche à l'épaisseur du séisme de ton corps Oubli Silence hécatombes ton effroi sans relief divulgue le secret hagard des rides sur ta voix ramollie ton ombre tordue sans identité rire qu'invente le hasard dans le tassement de la nuit rêve gravide que sonde le temps le feu épars harcelé par l'hiver aux gestes logotypes ton orgueil creuse en moi une paix fragile et me prive de suivre le signe de ton esquisse les traces qui amorcent ton être qu'il est dur de se rappeler les trots humbles qu'ondule la mer la houle des départs casuels le Ciel est porteur de vérité le soir un immense fantasme qui me chevauche par mégarde et s'accroît la nuit dans l'exiguïté du regard évasif la mort existe déjà à chaque voyage indécis à chaque proéminence inachevée comme une source d'oubli |