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Je sonde le mystère de ton silence dans le regard fragile des nuits à la limite de ton corps incliné devant la majesté du poème mot à mot dans l’interstice des heures lacunaires et des rêves qu’agence timidement ton rire veillées éternelles comme un voyage au fond du chant qu’on fustige sur l’espace immaculé de ta chair corps tatoué d’accolades et d’encens rituel cette nuit le chant est une promesse pour que naisse la substance des effigies des métaphores arrachées au vide si cruel je sonde le silence de ton mystère dans la force des litanies usuelles à la démesure des étreintes les plus occultes qu’on hisse contre l’inadvertance
04.10.03
Il y a des jours où se perd l’allégresse du chant au nom de ta tyrannie des saisons calcinées à force de puanteur terre fragile harcelée par tes autocrates délébiles il y a des rêves lacérés à coup de massue à coups de pillons d’averses et de maux nuits meurtrières corps tortionnaires au nom de la démoncratie folie de mots et de rires sclérosés dans les joies endeuillées et cette peur quotidienne que nos enfants avalent comme liqueur mortelle sur les tables neuves des abécédaires mère émeutière dans ton silence démesurément sinistre Dieu n’est pas mort
04.10.03
Je me tiens amarré dans les courbes de ton silence dans les contours du rire de ton Pays du Nord à l’ombre des mots d’algues et de sel en échos d’insupportables transes et de poésie dressée contre la tyrannie de l’homme
je refoule mes jours de migraine et de mensonge hors des méandres des nuits paradoxales qui crachent leurs charognes sous la colère des songes les plus horribles pendant nos interminables insomnies dans ma peau délétère jaillit ma sédition mon ultime cris d’homme criblé d’injures comme une effigie qu’on vomit à force de haine et de doléance
je suis de cette errance qui me ramène à toi peloté dans la moire de tes mots entre ébriété et naufrage et ce rire des terres hautes à la densité de ton sexe figé dans tes dires…
04.10.03
Toi ma torture que je soulève à moitié éméché la bave au sexe infiniment dru quand la mort me tient à témoin quand au mot m’enchaînent servitude et litanie
Toi ma salve dans les altercations des mots et les contraintes des prières vagabondes dans le paradoxe vif des tergiversations entre le trépas et l’intolérance du mensonge l’arbitraire des harangues quotidiennes
Toi ma déraison quand on me veut de la sorte quant on oublie ses contre-vérités ses lacérations aux corps si jeunes dans l’absence de ton rire dûment naturel dûment si jeune
04.10.03
Je fuis infiniment les lieux de grains et de sel à la verticale de la mer entre forme et rengaine mémoire vermeille toujours renouvelée par la chair du poème dans la joie des retrouvailles qu’on ajuste aux chants les plus intimes jusqu’au faite de l’ébriété et qu’on avale dans des coupes phalliques
Toujours la mer déployée à perte de folie et de délire coriace que prononcent nos corps dans le sanctuaire des coïts des amours circoncises
04.10.03
Dans la tolérance des maux je deviens réfractaire au rire sournois que m’impose ton abjection homme de douleur et de milles flagellations des nuits harcelées fouettées à force de rigueur et de mort fabriquée j’assiste à la convulsion coutumière au songe qui abrite dans ses veines l’irrigation des corps suspendus sur la honte de la tyrannie des avortements qu’on exerce sur nos femmes des viols auxquels sont soumis nos enfants terre oblique terre de haine et de poussière oui ! des discordances comme un dogme qu’on nous fait avaler dans l’absence des mots justes
05.10.03
On ne cesse de disséquer sur le visage de l’Histoire la lumière du jour le poème de la virginité des heures premières et d’arracher nos rêves aux nuits chaudes nos corps généreux à la sève de nos sexes et des entrelacements tolérés
Je garde dûment dans ma mémoire la moire de la vigilance d’un oeil occulte et ces amours qu’on a tant partagées entre révolte et obédience entre le secret de nos mots acérés et l’acuité des heures les plus hardies contre satrape lancéolée et serf infâme
Je garde sur mes tempes la trace de l’esquif comme un long voyage et me résigne à l’indulgence de ma peine
05.10.03
Je me vautre aux creux de ton sommeil sur le lit de la miséricorde et du rêve prometteur d’orge et de litanies terre de pénitence chargée de maux et d’illusions galeuses mortification lente cette humiliation du pain sec et d’eau maculée
Je hais au plus haut degré la flétrissure de nos rires estropiés et les mots tant avortés pour que jubilent ces virtuoses affamés
06.10.03
J’ai retenu le chant sous le signe agité de l’hémisphère austral comme pour générer ton rire aux contours de la forme la plus appropriée du songe qui nous engage dans la multiplicité des voix et des couleurs et l’étreinte généreuse de la nuit quand rien ne me semble juste quand nous franchit l’extrémité de la nuit l’achèvement du poème énergumène j’ai retenu le souffle de la haine pour que ne succombent pas nos amours lorsque la mort est faite d’hérésie et de charre lorsqu’on crucifie le soleil dans la suie de nos incertitudes et l’intolérance des mots
10.10.03
Je m’émiette au simple geste du vent quand sommeillent les roses de nos jardins et que s’élève la romance de nos sexes terre de sable et de mer houleuse je serai l’envers de ton rire l’éclat du chant dont regorge ton cœur je serai la tourmente au creux de l’erreur à mi chemin entre le silence et le cri rugissant du poème terre éhontée qu’importe le simulacre des paroles si vaines des harangues controuvées comme l’odeur d’une bouchée de pain et la couleur de l’ombre de nos insuffisantes joies
10.10.03
Je reviens d’une terre où le chant subit les couleurs de la joie où la joie s’ajuste aux amours timides dans l’éréthisme de la mémoire la peau forte de haine contre l’incertitude d’un jour heureux je sais combien est nécessaire la présence multiple des averses pour délaver de nos cœurs ces impossibles affres qu’on vomit à chaque matin je reviens de si loin comme une vieille rumeur la mer à mes trousses le grain de sable au visage et moi si dense à la démesure de l’aube et des prières matinales
10.10.03
Au nom de quel tyran violes-tu la parole de quel bouffon infâme pénètres-tu mes folies mes délires insoupçonnés reçois donc la bénédiction des maux que je porte sur mes tempes comme les stigmates d’une interminable horreur contre l’orgueil qui me tue en toi ma peur ne dure qu’un amour qu’un regard suspendu sur l’injustice des mots qu’on tisse à force de peur et d’infamie reçois la grâce des entorses au creux de ton visage à l’endroit où gît ton incurable orgueil au nom de quel pouvoir insensé me prives-tu de la mémoire de mes semblables de ma terre en gésine et du pain que me pétrit ma mère de la sueur sur ma peau et du rire serein que me procure la chant de quel droit me veux-tu résigné alors que la mort me sera recueillement
11.10.03
J'aborde la jouvence de l'aube
la réverbération éthérée de ta peau
23.10.03
Taraudé de râles et de silence coupable dans la nacre des maux à tousser nos crachats sur la face de l’humilité contre l’oubli des homicides combinés à force d’inimitié juste un coin de doléance pour écouter gémir la terre sous nos pas indolents dans le bourreau de nos archives vandales des tortures occultes des nuits les plus complices dans la résine des phallus incontrôlés et les délits des corps sectionnés entre la mort et la folie des fornications quand ILS suffoquent le vagissement du chant l’hymne de paix et de liberté dans le vertige intolérant des rires sournois
23.10.03
Le silence échoue aux gestes de ton corps dans la perturbation des rengaines réticentes qu’on échange pourtant à force d’aimer dans l’absence des règles de malséance quand l’audace de nos longues veillées se fait témérité délation contre les infâmes préjudices la folie mortelle des langues de bois et de lance et les indifférences intolérables contre la dissection meurtrière qu’on exerce sur ma chair et ce rire austral qui me lange dans une enfance si bonne je réclame mes potentialités d’être humain tout simplement ma dignité qu’on me taxe sur le front sur des chiffons empuantis par l’éructation des gorges hommes de mort et de fer qu’on me lance pendant que le songe me gagne
24.10.03
On vient d’offusquer l’air pur que je respire de mettre main basse sur les maux m’appartenant et le chant que je souffle dans la germination hivernale de nos veillées inspectées j’ai longtemps observé les promesses des nuits et du poème qu’enfante la peur des paroles qu’on assomme à coup d’aversion et de continuels harcèlements contre les âges traversés au milieu de nos complices discrétions corps fragmenté au nom du rire sournois la mort est à la fois délivrance et arrhes de aisance de sagesse sentencieuse ma messagère que je traîne sur ma chair comme un tatouage de convulsion et de cris saccadés contre l’envers des choses
26.10.03
Il m’est difficile de maintenir en moi l’indifférence des maux et de défaire la rigueur du souffle qu’on réduit au simple fredonnement et de l’éclat basané du chemin qu’on remonte à contre courant des calomnies et des mortifications quotidiennes témoigne l’asphalte qui retient ma chair comme diffamation délit contre les bienséances de la majesté du mensonge et des serments paradoxaux j’atteste la charité que j’exerce dans le tollé insupportable des hostilités car ma raison fait tonner un chant affolant car seule ma foi m’est caution des vérités que m’offre la tolérance des préjudices et des maux-phares sur les sentiers de la honte
26.10.03
Je te pense dans l’oubli et l’insouciance dans le simulacre de nos joies qu’on réduit à la justesse de nos hontes quelques fois à la fornication des nuits incertaines et l’avortement du geste rituel j’émigre dans l’indifférence du cri d’un homme fusillé d’une mère allaitant le monde d’eau et de sel et le soir quand rien ne vaut un rêve on me dit que le monde est si tendre et hors de lui point de haine qu’aux alentours de mon jardin les gens respirent au rythme d’un lendemain et moi contre le mur entre l’exil interminable du silence et le chant que comble ma migration programmée
26.11.03
Amérique ! une rue abrite une angoisse terrible une mort vêtue de haine un enfant assassiné dans la logique des alibis chaque ville une profonde impasse éprise d'hécatombes et de peines une Dame piétine mes pétales vernissés au détour des préceptes ma gaieté ma prière solennelle
Amérique ! le rêve est labyrinthe le rire tragique dans mes yeux une odeur indemne d'un ciel calciné de feux et d'obus q'on dessine à longueur de journées
Amérique ! un poème pris en otage entre l'amertume des haillons et l'enclume des mensonges quotidiens je sais maintenant ton visage vieilli tes supplices au rythme de ma mémoire juste pour oublier te soustraire de mes cahiers scolaires je reconnais ton haleine à l'effigie des flambées incultes
Amérique ! chemin sans issue
Je renie ta haine et renonce à la grâce incertaine des serments que me fait ton rire chaque soir toi qui fus l’ombre de ma chair toi qui fus dans ma gorge cette voix qui m’a autant inventé qui m’a tant porté dans l’imminence des nuits lointaines mon sanctuaire aux chants interdits ma foi combien scrupuleuse je renonce à part en toi dans les complaintes des jours bannis ma mémoire est un amas d’hécatombes ma mémoire un lieu de mort et de corps givrés sur la ligne du temps
23.09.04
Je nommerai ton corps ce destin immobile rire vacant des âges qui, au fond de chaque laps de temps radote la blessure des mots que faut-il à nous deux pour que cesse le silence la concupiscence de chair et de sens et pourtant nul espace d’un second lieu ne tolère l’oubli des entrelacs rituels l’arrogance de nos sexes
23.09.04
Chemin d’agate ou trouble hagard au tournant d’un visage de mort déjà l’amour n’est que d’hier déjà demain n’est que rumeur je sais ton acharnement contre ces paroles aussi nues que ma chair aussi vides que la tour qui t’abrite il sera bientôt un autre jour où je te verrai indolore avec un chant de lumière d’un autre jour rituel de nos gestes saisis dans leur moindre réflexe dans la moire du caleil de nos chemins égarés
23.09.04
Tu me fais de pierre en pierre de silence en temps de guerre et me lange d’un drap si tendre je me heurte contre ma voix et le tollé des appels ahuris tu te fais de feu en feu de joie en temps d’amour et me promets de garder silence quand tout n’est que partance tu imagines enfin de ce que pourrait être demain aujourd’hui n’a plus de visage ni le temps de guérir nos corps du mal d’hier fais moi d’un temps qui fut signe d’éternité d’un temps où nous bataillions pour que cesse la folie humaine
23.09.04
Lieu de fulgurances mon arrière pays
j'immigre dans la certitude de ton regard
ton corps forcené
Le soir prend sa forme voilée celle de feu et de peine le chant avance au vitriol à travers la folie des interdits et rejette les réquisitoires les plus obscènes ta haine est une pierre tombale une couleur de sang et de rires calcinés j’étais celui qu’on échancre chaque soir ma chair tenait lieu de mémoire la face sombre du temps défiguré la mort au bout du souffle ultime quelle joie fut celle de l’oubli l’absence au nom de ton hérésie impénitentes sont tes paroles je hais la médiation des maux je hais les mots contre l’instant des choses et me résigne à attendre que s'achève le jour
25.09.04
Trois pousses et un verre de thé, tel est le serment que me fait ton silence. Mais en quoi va changer ta promesse ? La saveur du soir décline sur les dalles des heures combinées, une deux trois ; et repasse toute la vie. Il est temps d’entretenir ton rire dans la masse profuse des litanies. Tu remues en moi comme une voix pénienne. et je sais le chemin qui t’a inventé ; les maux au seuil de ta chair contournent le désir indicible de nos sexes.
25.09.04
Tu voulais faire du silence la légende du chant éternel de l’absence un rêve certain et ce fut ton serment le songe incroyable d’une pérennité tu songeais à inventer l’impossible mais tu n’eus d’effort que ceux d’un visage lointain viendras-tu enfin m’égarer me proscrire des mémoires de la nuit le temps est vieux de mille chants et je garde en moi celui qui t’a procréé
25.09.04
De cette senteur de menthe excellent d’autres vérités le son d’une vielle et la douceur d’un profond baiser tu rêvais d’une aubade ajustée à ta voix mais ta douleur fut autre que le chemin vers moi de ton rire ne reste qu’un visage d’enfant tu es seule je sais malgré la douleur qui fut ton ombre le simulacre du temps à la même heure, à la même haine es-tu celle qui meurt sur les fastes des jours dépossédés celle qui voile l’être dans son déclin
25.09.04
En ce lieu réticent terre de sources et de cruches et des fornications quotidiennes en cet endroit où nos corps extirpent le sens des erreurs je m’enlise dans l’insoutenable délit du rire à l’envers des maux de la justesse de leur poids qui les taraude leur vérité dressées à l’effigie du temps au revers de nos sexes acidulés des stigmates sur la limpidité des crimes estropiés cette mort potentielle qu’on m’exige comme patronyme
En ce lieu serti de silence s’exhument nos mots des douleurs de la terre moments malicieux langeant nos corps si mutins oh ce halo autour de nos sexes comme une joie indicible au cœur des veillées interminables notre histoire est celle de cet espace chemin de traverse mon ultime exil il y a la peur qui nous guette il y a la vérité aux contours de nos rires et nous deux l’arrière plan de nos amours
12/11/04
Les nuits se succèdent sous l'agit d’un ciel paisible des yeux félins dépècent un geste mais ce n’est jamais le jour qui hante nos peurs ce n’est jamais le temps sans mémoire c’est ce carnage dans les moments fous qui nous arrachent à nos maux tolérance à chaque malentendu à chaque rancune de saison il faut accepter les exigences des souvenirs contrairement aux bruits que nous impose la mort jusqu’au faîte des formes accomplies
13/11/04
Vieille parole engrossée dans la promiscuité des corps et le secret du silence en décombres femme tellement plus belle à l’odeur de pins vêtue de mille saisons et d’écritures allusives souviens-tu que les nuits autour de nous se faisaient moins sombres dans la moire d’un ciel boisé souviens-tu que
13/11/04
D'écueil en écueil les mots s’empressent d’attendre dans le hasard des illusions Le soir, espace incontestable des traces insoumises aux contours des amours discrètes mes ultimes frissons se font insurrection et la nuit, une citadelle aux sinuosités tendres ton corps déplié dans la tourmente des obsessions quotidiennes dissimule le songe le plus équitable oui, ton territoire fauve héberge le désir concentrique du chant dru des plaisirs ceux des maux et des voies larges tout glisse par-dessus les âges par-dessus les récifs qu’on sert de support à la pensée de nos nuits violettes de rire et d’interminables rêves l’âme se meut dans la moire des mots vit des secousses que procure la pesanteur du temps passé mes amours ancrées au fond des choses quels fantasmes en ces moments esseulés loin de la grogne des paroles confuses Vénus veille sur nos étreintes aussi justes que la réalité de nos chairs entrelacées quelle innocence
13/11/04 F
La mer se noie dans le rouge du corail
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