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Au cours de la période carnavalesque en Haïti, quelques unes des chansons populaires sont teintées d’un nationalisme voilé, telles, par exemple, celles du groupe Boukman Experience. Le nationalisme haÏtien ne tend pas à flétrir, malgré les succès actuels de l’internationalisme. Celui-ci se manifeste de diverses façons telles, par exemple, dans la création de marchés communs régionaux, les affiliations étrangères de partis Politiques, nationaux (une situation illégale), la formation de sociétés et d’entreprises multinationales, et la présence, dans le monde, d’une multitude d’organisations internationales de droits humains et de protection de l’environnement ou l’expansion de l’Internationale Socialisme. Tout conflit, même interne à un pays, tend, aussi, à s’internationaliser, du fait de la rapidité des moyens de communication. Toute idéologie régionale tend à devenir internationale. Le nationalisme haÏtien, on peut le dire, est, dès lors, davantage une tare sociale qu’elle n’est une vertu. Il fait perdre de vue les vrais ennemis et il aveugle de la vraie cause. Haïti, plongée plus que jamais dans une situation de dépendance chronique, ne devra envisager que “l'indépendance dans l’interdépendance”. |