HISTORIQUE DU SERVICE DES INCENDIES DE SHANNON

                  

Caserne Service d'incendie Shannon, Qc.

Avant la création du service des incendies de Shannon, la base militaire de Valcartier desservait le territoire de la municipalité.  Ce service devint inadéquat pour les besoins de la municipalité de Shannon avec ses 1500 habitants sur un territoire de 61,79 km2 et 42 km de rues.  En décembre 1975, une étude fut présentée au conseil municipal par le conseiller responsable de la sécurité publique M. Laurier Picard, appuyé par M. Pierre Vachon, avec recommandation de former un service des incendies, mais sans succès.

 Après quelques années et plusieurs démarches, en novembre 1980 lors d’une réunion du conseil, un directeur fut nommé, soit M. Pierre Vachon, et les premiers pompiers furent recrutés.  Le 23 février 1981, le Service des Incendies de Shannon (S.I.S.) était opérationnel avec un personnel de 30 pompiers.

 Pour les accidents routiers le S.I.S. acquit des outils de desincacération.  À cette époque, le S.I.S. était le seul dans la MRC à avoir ces outils et il a été demandé à plusieurs reprises pour effectuer du sauvetage dans le parc des Laurentides ainsi que dans des municipalités avoisinantes.

 En 1983, 1994, 1996, pour ne citer que ces années, la municipalité a subi des inondations qui nécessitèrent des évacuations de personnes et d’animaux, des sauvetages et la pose de barricades de sacs de sable.

 Le 25 novembre 1988, la municipalité ainsi que la presque totalité de la province subit un « gros » tremblement de terre.  Des dossiers et revendications de sinistrés de la municipalité furent compilés et menés à terme pendant les deux annéees qui suivirent le tremblement par MM. Michel Lapointe et Pierre Vachon.

 À l’automne 1982, fut constitué « Le Club social des pompiers volontaires de Shannon Inc. ».  Le conseil se composait de MM. Pierre Vachon, président, Jean-Guy Vachon, vice-président, Tony Deschênes, secrétaire/trésorier, ainsi que Pierre Morin et Michel Lapointe, comme administrateurs.

 Avec cette incorporation, le service put se qualifier pour une subvention fédérale pour la construction d’une caserne.  À la suite, le service a pu créer plusieurs emplois en utilisant différents programmes comme « DEFI ».  Lors de ces programmes, le S.I.S. impliqua les pompiers juniors dans l’élaboration de plans d’interventions et de visites de résidences.  Grâce à l’incorporation, le service obtint une secrétaire et deux mécaniciens dans la réparation d’équipement d’incendie.  Plusieurs jeunes gens de 15 à 17 ans n’avaient pas d’endroit où se divertir ou, pour s’occuper, alors le service a mis sur pied un programme de formation pour ceux et celles qui démontraient de l’intérêt pour le service.  Ces jeunes garçons et filles reçurent la même formation que les pompiers à l’exeption que, pour eux, il n’y avait pas de combat direct des incendies.  Le groupe participait à toutes les activités du service et était identifié de la même manière que les pompiers.  Ils ont participé à plusieurs programmes « DEFI » et à la prévention des incendies.

 

SOUSCRIPTIONS

 

Le service des incendies a toujours soutenu les différents organismes dans la municipalité.  Il aide à organiser certaines activités, en offrant la sécurité et les premiers soins pendant le festival des sports et lors de différentes autres activités.

 

Durant les 8 premières années, le service a effectué plusieurs souscriptions (soirée du Jour de l’an, danses, souper, etc.) pour acheter des équipements comme des appareils respiratoires autonomes, tuyaux, scie de sauvetage, etc..

 

Les 2-3-4 septembre, 1988, le service organisait le « Festival des Sports  ».  Le personnel était responsable de la cantine, de la sécurité et de l’organisation.  Il y eu des compétitions de fer à cheval, du softball, des jeux pour les enfants, un marché aux puces et des soirées de danses.

 

Depuis 1990, le service d’incendies opère un barrage routier d’une journée, l’argent obtenu est au profit de la dystrophie musculaire.  De plus, depuis 1995, le service procède à une journée « lave-au-thon » pour la Croix Rouge.

 

Le S.I.S. réalise aussi depuis 1995, deux journées « portes ouvertes » par année, une pour la municipalité et sa population, et l’autre pour les cadets militaires.

 

L’INSTALLATION

 

À ses débuts le S.I.S. n’avait pas de caserne.  Après ententes avec la base militaire, le service eut la permission de stationner ses véhicules à l’intérieur de l’édifice 333.  Durant cette première année, le service a répondu à 53 appels variés.  Le S.I.S. a dû réévaluer ses priorités, et la formation intensive des pompiers débutait afin de palier, aux incendies, aux accidents routiers, aux noyades, aux recherches en forêt, aux inondations et aux urgences médicales.

 

En janvier 1984, le service a débuté la construction de la caserne.  La compagnie Honco a érigé la structure d’acier et le personnel du service a fait le reste.  Tout le personnel a été impliqué, soit à garder les fondations au chaud, à installer l’électricité ou à finir l’intérieur.  La caserne a été inaugurée le 4 mai 1984.

 

ÉQUIPEMENTS

 

La première pièce d’équipement que le service s’est procuré est une pompe portative G-32 qui fut montée à l’arrière du camion du directeur, un camion Forde 350.  L’achat de tuyaux et accessoires a suivi avec des habits de combat de style « bunker » de couleur noire.

 

Durant cette première année, le S.I.S. a acquis des véhicules.  Le premier véhicule, un camion Chevy Van, fut transformé en unité d’urgence, le véhicule suivant fut une autopompe Thibault 1964 de 840 gpm, Bleu 2, modifiée par le personnel du service.  Il y eut par la suite, un camion Ford 900, Bleu 3, qui avait servi au ramassage des ordures, ce dernier fut transformé en camion citerne de 1500 gallons.

 

En 1983, le S.I.S. a changé l’unité d’urgence, Bleu 11, pour un véhicule plus récent et plus gras, le personnel a fait les transformations requises.

 

En 1986, le S.I.S. a aussi acheté un petit camion citerne usagé, Bleu 33.  Ce véhicule était antérieurement un véhicule de transport d’essence.  Il a été modifié par le personnel du service pour devenir un camion citerne-pompe.

 

En 1987, le service a acheté une ambulance de campagne usagée, Bleu 1, pour usage lors d’interventions médicales ou autres.  Ce véhicule ne sert pas au transport de blessés ou malades, il sert au transport d’équipements médicaux non contaminés vers les lieux d’incidents.  Ce véhicule sert aussi comme endroit pour donner les soins et garder des patients à l’abri et au chaud jusqu’à ce qu’une ambulance civile arrive.

 

En 1993, l’unité d’urgence, Bleu 11, a été revisée.  Des compartiments furent installés sur chaque côté du véhicule pour accueillir et faciliter l’accès aux appareils respiratoires, aux bouteilles d’air de rechange, à la génératrice et autres équipements de sauvetage.

 

En 1994 le camion citerne, Bleu 33, a été revisé et une pompe de 624 gpm fut installée sur le véhicule pour augmenter son efficacité et diversifier son utilisation.

 

En 1996, le service des incendies fit l’acquisition d’un camion mini-pompe, Bleu 22, pour une protection additionnelle.  Ce camion pompe, de par sa taille, peut à différents endroits de la municipalité.  Il est à noter que la très grosse majorité des heures d’entretien, des réparations et des modifications sur les véhicules sont effectuées par les membres du service.

 

COMMUNICATIONS

 

Au fil des années le service s’est équipé d’un système de communication, de télé-avertisseurs (pagettes) et de radios portatifs.  Au début, les appels étaient gérés par chaîne téléphonique, et par la suite, avec la compagnie « Micro Page » au numéro de téléphone 522-8333.

 

À ce numéro, dernier les appels n’étaient pas placés prioritairement, ce qui occasionnait de longs délais d’intervention.  Lorsque le service instaura son propre système, il élimina ces longs délais d’intervention.

 

Le système était géré par le service, en la personne de M. Michel Lapointe, de 1985 à 1993 et ceci 24h sur 24.  Le S.I.S. avait à l’époque le numéro de téléphone 844-3777 qui fut changé par la suite au 844-0911, numéro toujours en fonction.  Le 13 octobre 1993, les communications furent tranférées aux « Alarmes Régionales 03 Inc. » dues à l’augmentation des appels, et, en préparation de la venue du 911.

 

 

 

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