Isabelle Boulay

 

Je t'oublierai, je t'oublierai

Que mes draps se souviennent
De nos matins livides
Que le sang de mes veines
Se fige ou bien se vide
 
Que mes doigts ne retiennent
Que l’odeur de ta peau
Que mon corps t’appartienne
Bien au delà des mots
 
Je t’oublierai, je t’oublierai, je t’oublierai
Je t’oublierai, je t’oublierai
Que tout autour de moi se souvienne de toi
Je t’oublierai, je t’oublierai
 
Que mes pieds se souviennent
Du sable où tu marchais
Que ta voix me revienne
Dans un supermarché
 
Que la télévision
Me renvoie ton regard
Qu’on appelle ton prénom
Dans un aérogare
 
Je t’oublierai, je t’oublierai, je t’oublierai
Je t’oublierai, je t’oublierai
Que tout autour de moi se souvienne de toi
Je t’oublierai, je t’oublierai
 
La lune et le soleil
Se souviendraient de toi
Comment veux-tu que moi
Tout à coup je t’oublie
 
Même si dans mon sommeil
Je te touche, je te vois
Je ne reconnais pas
Le jour d’avec la nuit
 
Je t’oublierai, je t’oublierai, je t’oublierai
Je t’oublierai, je t’oublierai
Que tout autour de moi se souvienne de toi
Je t’oublierai, je t’oublierai
 
Rien ne s’ra plus pareil
Après t’avoir aimé
Je ne reconnais pas
Les lieux où l’on allait
 
Tes yeux ont mis le feu
A mes rêves, mes envies
Et tu as détourné
La ligne de ma vie
 
Que les néons des villes
Te donnent rendez-vous
Dans des bars où les filles
Sont pareilles partout
 
Et que les grands murs blancs
De mon appartement
Se referment sur moi
Comme un cinérama
 
Je t’oublierai, je t’oublierai, je t’oublierai
Je t’oublierai, je t’oublierai
Que tout autour de moi se souvienne de toi
Je t’oublierai, je t’oublierai (3X)
 

Le banc des délaissés

Vendredi quatre heures devant la cathédrale
Dans le clocher les grandes cloches sonnent encore
Au rendez-vous en-dessous les remparts
Chaque minute est une éternité
 
J’entends ta voix qui m’appelle
Je cherche dans la foule sans trouver
 
J’attends sur le banc des délaissés
J’attends toute seule parmi les milliers
A chaque instant j’espère te trouver
A mes côtés sur le banc des délaissés
 
Vendredi cinq heures les gens sont pressés
Seuls les pigeons et les touristes sont restés
Les amants se retrouvent sur les quais sous le pont
Ils s’entrelacent serrés et s’embrassent en partant
 
J’entends ta voix qui m’appelle
Je cherche dans la foule sans trouver
 
J’attends sur le banc des délaissés
J’attends toute seule parmi les milliers
A chaque instant j’espère te trouver
A mes côtés sur le banc des délaissés
 
Vendredi sept heures la place est vidée
Y’a plus de soleil dans les vallées de cette cité
Les ombres des arbres se rejoignent à mes pieds
Comme la marée montante sur le banc des délaissés
 
J’entends ta voix qui m’appelle
Je cherche dans la foule sans trouver
 
J’attends sur le banc des délaissés
J’attends toute seule parmi les milliers
A chaque instant j’espère te trouver
A mes côtés sur le banc des délaissés
 
Des délaissés, des délaissés
 

Les yeux au ciel

Six o’clock,
Le moral à zéro
Encore sous l’choc
Je suis en solo
 
L’amour
Parle-moi de l’amour
Cette fois-ci j’y ai cru
A nouveau, c’est idiot
 
Et si c’est ça la vie
Si les hommes sont égaux
C’est moi qui suis de trop
 
J’ai les yeux au ciel
Y’a quelqu’un là haut
J’appelle
Et j’entends que l’écho
Mon Dieu, réponds il le faut
L’amour est-ce plus beau vu d’en haut ?
Moins superficiel
Oh ! Les yeux au ciel
 
Perfecto
J’écoutais les Shadows
Sans un mot
T’es parti, c’est crado
 
L’amour
Parle-moi de l’amour
Cette fois-ci j’y ai cru
Avec toi, c’était faux
 
J’ai les yeux au ciel
Y’a quelqu’un là haut
J’appelle
Et j’entends que l’écho
Mon Dieu, réponds il le faut
L’amour est-ce plus beau vu d’en haut ?
Moins superficiel
Oh ! Les yeux au ciel
Oh ! les yeux au ciel
Les yeux au ciel …
 

J'ai mal à l'amour

J’ai peint sur les murs
Nos jours enchantés
Et sur le plancher
S’endorment nos brisures
 
Dans ce lieu de nous deux
Où nous vivions sans détours
J’ai moulé les contours
De ton visage heureux
 
J’ai mal à l’amour
J’ai mal dans les yeux
Mais si l’on se perd
Prends garde aux adieux
 
Couchée au milieu
D’une toile encore fraîche
Je vois des couleurs
Qui ressemblent à ta chair
 
J’entends sur le toit
Des pas qui renversent
Des nuages qui déversent
Des tableaux de toi
 
J’ai mal à l’amour
J’ai mal dans les yeux
Mais si l’on se perd
Prends garde aux adieux (3X)
Aux adieux, aux adieux

L'héroïne de cette histoire

L’héroïne de cette histoire
Faisait couler des jours heureux
Dans les veines des stars
L’héroïne de cette histoire
Te paraissait blanche comme neige
A travers tes lunettes noires
L’héroïne de cette histoire
N’était rien qu’une poudre aux yeux
Pour n’y voir que du feu
 
Am-Stram-Gram
Pique et pique
Encore un gramme
Et j’perds ton âme
 
Le problème dans cette histoire
C’est que les étoiles ne brillent pas fort
Quand elles perdent le nord
Elles vont même certains soirs
Jusqu’à se prendre pour une autre
Cette image dans le miroir
N’est que l’ombre de toi-même
Une poudre aux yeux
Qui me cache le fond de ton…
 
Am-Stram-Gram
Pique et pique
Encore un gramme
Et tu trépanes
 
Et le drame dans cette histoire
C’est que tu te piques au jeu
Mais que fais-tu de nous deux
Et l’amour dans cette histoire
Cette larme aux yeux
Moi je ne vois plus le fond de ton…
 
Am-Stram-Gram
Pique et pique
Encore un gramme
Et j’perds ton…
Am-Stram-Gram
Pique et pique
Encore un gramme
Et j’perds ton âme
J’perds ton âme
J’perds mon âme

Etat d'amour

De nuits d’amour en nuits d’ennui
J’ai dessiné des rêves fous
Statues de glace aux corps sans vie
Rêver de rien, rêver de tout
J’ai inventé des pluies d’étoiles
Pour les jardins de ta mémoire
J’ai marché sur le fleurs du mal
Vers le ciel noir de ton regard
J’ai désiré tous les désirs
Et jusqu’aux délires interdits
Brisures de verre, éclats de rire
Et me voilà mélancolie
 
Comment crier « Je t’aime encore »
Plus je crie, plus tu deviens sourd
Crier, crier plus fort
Etat d’urgence, état d’amour
Crier, crier plus fort
Etat d’urgence, état d’amour
 
Un ange m’a parlé de toi
Mais où est-il, mais où es-tu
J’ai suivi l’ombre de ses pas
Je n’en suis jamais revenue
L’espoir est-il un autre exil
L’espoir est-il un pays froid
Mais où es-tu, mais où est-il
Même ma voix n’est plus ma voix
 
Comment crier « Je t’aime encore »
Plus je crie, plus tu deviens sourd
Crier, crier plus fort
Etat d’urgence, état d’amour
Crier, crier plus fort
Etat d’urgence, état d’amour

La lune

La nuit tombe et l’astre blanc va se lever
Les rues vont lentement se dépeupler
J’entends les vampires
Qui poussent des soupirs
 
Le soir est mauve et la froide lune est ronde
Je suis une fauve libre et seule au monde
La ville a une voix
Qui me parle de toi
 
La lune
Est la complice douce
De ce qui nous arrive
La lune
Comprend ce qui nous pousse
A vivre à la dérive
 
On partageait sa pâle lumière ivoire
Elle nageait parmi les anges noirs
Rien n’est plus pareil
T’as choisi le soleil
 
La lune
Est la complice douce
De ce qui nous arrive
La lune
Comprend ce qui nous pousse
A vivre à la dérive
 
Et je danse jusqu’au matin
Dans l’absence de tes reins
En transe entre mes mains
 
La lune
Est la complice douce
De ce qui nous arrive
La lune
Comprend ce qui nous pousse
A vivre à la dérive

L'amour dans l'âme

Entre l’être et le paraître
Je n’ose pas
Dois-je me taire
Ou faut-il faire le premier pas
Je sais pas pourquoi
Moi j’ai beau douter de tout
Je ne doute pas de toi
 
Entre nous des phrases en l’air
Des regards en coin
Des mots doux prêchés dans le désert
Des airs de rien
Je sais pas pourquoi
Mais je te pose la question
Pour la forme tu me réponds
Mais je sais bien, dans le fond
 
Je te connais par cœur
Je ne peux pas te retenir
Et je te laisse partir
L’amour dans l’âme
L’amour dans l’âme
 
Faut-il te le dire ou non
De quelle façon
Entre nous casser le silence
Hausser le ton
Moi je n’ose pas
J’ai beau retourner la question
Si parfois tu me réponds
Je sais bien dans le fond
 
Je te connais par cœur
Je ne peux pas te retenir
Et je te laisse partir
L’amour dans l’âme
 
J’ai beau le savoir par cœur
Comment faire pour te retenir
Dois-je te laisser partir
L’amour dans l’âme
L’amour dans l’âme
 

T'es pas mon fils

T’es pas mon fils
Moi, tu sais les bébés
J’trouve ça étrange
Un peu fripé
Mais ça c’était avant
De te rencontrer
 
T’es pas mon fils
Mais tu sais me séduire
T’as qu’à coller ton petit nez
N’importe où sur ma joue
Et je chavire
 
Et si t’as peur
Même si t’as un peu froid
Ton petit cœur
Peut compter sur moi
Compter sur moi…
 
T’es pas mon fils
Même que c’est mieux ainsi
J’t’aime pour c’que t’es
T’es mon ami
J’te f’rai jamais de misère
Croix de bois, croix de fer
 
Paraît qu’un jour
Tu vas t’mettre à parler
Et j’écouterai ta poésie
J’entrerai dans ton monde
Ta galaxie
 
Tu s’ras le roi
Moi je s’rai c’que tu voudras
Du moment que tu m’aimes
Moi j’ai confiance en toi
Confiance en toi
 
T’es pas mon fils
Plus tard tu pourras tout me dire
J’s’rai jamais là
Pour te juger
Tu peux compter sur moi
Pour t'écouter

C'était l'hiver

Elle disait « J’ai déjà trop marché
Mon cœur est déjà trop lourd
De secrets
Trop lourd de peines »
Elle disait « Je ne continue plus
Ce qui m’attend, je l’ai déjà vécu
C’est plus la peine »
 
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni au silence des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C’était l’hiver dans le fond de son cœur
 
Ou-ou
 
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni au silence des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C’était l’hiver dans le fond de son cœur
 
Le vent n’a jamais été plus froid
La pluie plus violente que ce soir-là
Le soir de ses vingt ans
Ce soir où elle a éteint le feu
Derrière la façade de ses yeux
Dans un éclair blanc
 
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C’est qu’il fait froid
Dans le fond de mon cœur
(2X)