PATRICK BRUEL
Casser
la voix
Si ce soir, j'ai pas envie d'rentrer tout seul
Si ce soir, j'ai pas envie d'rentrer chez moi
Si ce soir, j'ai pas envie d'fermer ma gueule
Si ce soir, j'ai envie d'me casser la voix
Casser la voix,
Casser la voix,
Casser la voix,
Casser la voix.
J'peux plus croire
Tout c'qui est marqué sur les murs
J'peux plus voir
La vie des autres même en peinture
J'suis pas là
Pour les sourires d'après minuit
M'en veux pas
Si ce soir j'ai envie
Casser la voix,
Casser la voix,
Casser la voix,
Casser la voix.
Les amis qui s'en vont
Et les autres qui restent
Se faire prendre pour un con
Par des gens qu'on déteste
Les rendez vous manqués
Et le temps qui se perd
Entre des jeunes usés
Et des vieux qui espèrent
Et ces flashes qui aveuglent
A la télé chaque jour
Et les salauds qui beuglent
La couleur de l'amour
Et les journaux qui traînent
Comme je traîne mon ennui
La peur qui est la mienne
Quand j'me réveille la nuit
Casser la voix,
Casser la voix,
Casser la voix,
Casser la voix.
Et les filles de la nuit
Qu'on voit jamais le jour
Et qu'on couche dans son lit
En appelant ça d'l'amour!
Et les souvenirs honteux
Qu'on oublie d'vant sa glace
En s'disant j'suis dégueu!
Mais j'suis pas dégueulasse!
Doucement les rêves qui coulent
Sous l'regard des parents
Et les larmes qui roulent
Sur les joues des enfants
Et les chansons qui viennent
Comme des cris dans la gorge
Envie d'crier sa haine
Comme un chat qu'on égorge
Casser la voix,
Casser la voix,
Casser la voix,
Casser la voix.
Si ce soir, j'ai pas envie d'rentrer tout seul
Si ce soir, j'ai pas envie d'rentrer chez moi
Si ce soir j'ai pas envie d'fermer ma gueule
Si ce soir j'ai pas envie d'me casser la voix
Casser la voix.
Place
des grands hommes
Si on s'donnait rendez vous dans 10 ans
Même jour, même heure, mêmes pommes
On verra quand on aura 30 ans
Sur les marches d'la place des grands hommes
Le jour est v'nu et moi aussi
Mais je n'veux pas être le premier
Si on avait plus rien à s'dire, et si, et si ...
Je fais des détours dans l'quartier
C'est fou qu'un crépuscule de printemps
Rappelle le même crépuscule qu'y'a 10 ans
Trottoirs usés par les regards baissés
Qu'est ce que j'ai fais de ces années ?
J'ai pas flotté tranquille sur l'eau
J'n'ai pas nagé le vent dans l'dos
Dernière ligne droite la rue Souflot
Combien s'ront là 4, 3, 2, 1 ... 0 ?
On s'était dit rendez vous dans 10 ans
Même jour, même heure, mêmes pommes
On verra quand on aura 30 ans
Sur les marches d'la place des grands hommes
J'avais eu si souvent envie d'elle
La belle Séverine me regardera t elle ?
Eric voulait explorer le subconscient
Remonte t il de temps en temps ...
J'ai un peu peur de traverser l'miroir
Si j'y allais pas ... j'me serais trompé d'un soir
Devant une vitrine d'antiquité,
J'imagine les retrouvailles d'l'amitié
"T'as pas changé, qu'est ce que tu deviens ?
Tu es mariée, t'as 3 gamins
T'as réussi, tu fais médecin
Et toi Pascale, tu t'marres toujours pour rien ?"
On s'était dit rendez vous dans 10 ans
Même jour, même heure, mêmes pommes
On verra quand on aura 30 ans
Sur les marches d'la place des grands hommes
J'ai connu des marées hautes et des marées basses
Comme vous, comme vous, comme vous
J'ai rencontré des tempêtes et des bourrasques
Comme vous, comme vous, comme vous
Chaque amour morte à une nouvelle a fait place
Et vous, et vous ... et vous
Et toi Marco qui ambitionnait simplement
d'être heureux dans la vie
As tu réussi ton pari ?
Et toi François, et toi Laurence, et toi Marion,
Et toi Gégé ... et toi Bruno, et toi Evelyne
Et bien c'est formidable les copains !
On s'est tout dit, on s'sert la main !
On peut pas mettre 10 ans sur la table
Comme on étale ses lettres au Scrabble
Dans la vitrine je vois l'reflet
D'une lycéenne derrière moi
Elle part à gauche, je la suivrai
Si c'est à droite ... attendez moi !
Attendez moi ! Attendez moi ! Attendez moi !
On s'était dit rendez vous dans 10 ans
Même jour, même heure, mêmes pommes
On verra quand on aura 30 ans
Si on est dev'nus des grands hommes ...
J'te
l'dis quand même
On aurait pu se dire tout ça
Ailleurs qu'au café d'en bas
Que t'allais p't'être partir
Et p't'etre même pas rev'nir
Mais en tout cas c'qu'est sûr
C'est qu'on pouvait en rire
Alors on va s'quitter comme ça
Comme des cons d'vant l'café d'en bas
Comme dans une série B.
On est tous les deux mauvais
On s'est moqués tell'ment d'fois
Des gens qui faisaient ça
Mais j'trouve pas d'refrain
A notre histoire
Tous les mots qui m'viennent
Sont dérisoires
J'sais bien qu'j'l'ai trop dit.
Mais j'te l'dis quand même...
Je t'aime
J'voulais quand même te dire merci
Pour tout le mal qu'on s'est pas dit
Certains rigolent déjà.
Je m'en fous j'les aimais pas
On avait l'air trop bien
Y'en a qui supportent pas
Mais j'trouve pas d'refrain
A notre histoire
Tous les mots qui m'viennent
Sont dérisoires
J'sais bien qu'j'te l'ai trop dit.
Mais j'te l'dis quand même...
Je t'aime
J'sais bien qu'j'te l'ai trop dit.
Mais j'te l'dis quand même...
Je t'aime
Je t'aime
Alors
regarde
- L' sommeil veut pas d'moi
tu rêves depuis longtemps
sur la télé la neige a envahi l'écran
j'ai vu des hommes qui courent
une terre qui recule
des appels au secours
des enfants qu'on bouscule
tu dis qu'c'est pas mon rôle
d' parler de tout ça
qu'avant d'prendre la parole
il faut aller là bas
tu dis qu'c'est trop facile
tu dis qu'ca sert à rien
mais c't'encore plus facile
de ne parler de rien
Alors regarde regarde un peu
j'vais pas me taire parce que t'as mal au yeux
Alors regarde regarde un peu
tu verras tout c'qu'on peut faire si on est deux
Perdue dans tes nuances
la conscience au repos
pendant qu'le monde avance
tu trouves pas bien tes mots
t'hésites entre tout dire et un drole de silence
t'as du mal à partir
alors tu joues l'innocence
Alors regarde regarde un peu
j'vais pas me taire parce que t'as mal au yeux
Alors regarde regarde un peu
tu verras tout c'qu'on peut faire si on est deux
-
- Dans ma tête une musique vient plaquer ses images
- sur des rythmes d'Afrique, mais j'vois pas l'paysage
- Toujours ces hommes qui courent, cette terre qui recule
- Ces appels qu secours, ces enfants qu'on bouscule!
-
- Alors regarde regarde un peu
j' vais pas me taire parc' que t'as mal au yeux
Alors regarde regarde un peu
tu verras tout c'qu'on peut faire si on est deux
Alors regarde regarde un peu
j' vais pas me taire parc' que t'as mal au yeux
Alors regarde regarde un peu
tu verras tout c'qu'on peut faire si on est deux
si on est deux
si on est deux
si on est deux
si on est deux
si on est deux
Qui
a le droit?
On m'avait dit, te pose pas trop d'questions
Tu sais petit, c'est la vie qui t'repond
A quoi ça sert de vouloir tout savoir
Regarde en l'air et vois c'que tu peux voir
On m'avait dit, faut écouter ton père
Le mien a rien dit quand il s'est fait la pair
Maman m'a dit, t'es trop p'tit pour comprendre
Et j'ai grandi avec une place à prendre
Qui a le droit, qui a le droit
Qui a le droit d'faire ça?
A un enfant qui croit vraiment
C'que disent les grands
On passe sa vie à dire merci
Merci à qui, à quoi?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment
On m'avait dit les hommes sont tous pareils
Y a plusieurs dieux mais y a qu'un seul soleil
Oui mais l'soleil, il brille ou bien il brûle
Tu meurs de soif, ou bien tu bois des bulles
A toi aussi, j'suis sûr qu'on t'en a dit
De belles histoires, tu parles, que des conneries
Alors maintenant, on s'retrouve sur la route
Avec nos peurs, nos angoises et nos doutes
Qui a le droit, qui a le droit
Qui a le droit d'faire ça?
A des enfants qui croient vraiment
C'que disent les grands
On passe sa vie à dire merci
Merci à qui, à quoi?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment
Qui a le droit, qui a le droit
Qui a le droit d'faire ça?
A des enfants qui croient vraiment
C'que disent les grands
On passe sa vie à dire merci
Merci à qui, à quoi?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment
Elle
m'regardait comme ça
Elle avait un blouson trois fois trop grand pour elle,
Un pantalon qui n'pouvait pas vivre sans bretelles.
Elle avait dans les yeux ce p'tit air qui agace
Tous les gens bien pensants, bien assis, bien en place,
Elle disait tout c'qu'elle pense
Sans penser tout c'qu'elle disait.
Elle jouait avec sa chance
D'temps en temps, elle trichait.
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Le monde n'existait pas.
Elle m'regardait comme ça,
Et moi j'restais comme ça.
Elle m'regardait comme ça.
Ça voulait dire qu'je suis là.
Moi j'comprenais p'têt' pas.
Elle a mis dans ma vie tellement d'choses qui manquaient,
Des fenêtres à mes nuits, des bateaux sur mes quais.
Elle avait qu'un défaut, c'était d'voir tous les miens.
Chaque fois qu'j'en faisais trop, d'un petit sourire en coin,
Elle cherchait dans mes yeux
Les réponses des questions.
Ca m'rendait malheureux.
J'disais oui, j'disais non !
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Le monde n'existait pas.
Elle m'regardait comme ça,
Et moi j'restais comme ça.
Elle m'regardait comme ça.
Ça voulait dire qu'je suis là.
J'comprenais toujours pas.
Elle est partie un jour, elle a quitté le bal.
Dans c'monde en mal d'amour, elle respirait trop mal.
Elle avait pas eu l'temps d'attendre trop longtemps
Et puis les princes charmants parfois prennent tout leur temps.
Pas besoin d'être en cage
Pour se croire en prison.
P'têt' qu'j'étais trop sage,
P'têt' que j'étais trop con.
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Le monde n'existait pas.
Elle m'regardait comme ça,
Et moi j'restais comme ça.
Elle m'regardait comme ça.
Ça voulait dire qu'je suis là.
Elle avait un blouson trois fois trop grand pour elle,
Un pantalon qui n'pouvait pas vivre sans bretelles.
Elle avait dans les yeux ce p'tit air qui agace
Tous les gens bien pensants, bien assis, bien en place,
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Le monde n'existait pas.
Elle m'regardait comme ça,
Et moi j'restais comme ça.
Elle m'regardait comme ça.
Ça voulait dire qu'je suis là.
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Elle m'regardait comme ça,
Le monde n'existait pas.
Elle m'regardait comme ça,
Et moi j'restais comme ça.
Elle m'regardait comme ça.
Un peu comme ça...
Demain
Demain, c'était descendre l'Amazone
Demain, apprendre à parler portugais
Demain, replanter des iris jaunes
Demain, finir de peindre après l'été
Demain, elle avait tant de choses à faire
Sauter, de nuit, en parachute
Virtuose au violoncelle
Etre en lumière quelques minutes
Alors elle vit, elle rit, elle danse
Demain, elle verra bien
La couleur de la chance
Demain, elle voulait juste avoir le temps
Demain, d'apprendre à nager à Norbert
Demain, de lui montrer les éléphants
Demain, de lui dire qui est Gulliver
Demain, si elle pouvait sentir passer
Quelques rides sur son visage
Pouvoir dire "Je t'aime à jamais"
Et croire que c'est un long voyage
Alors elle vit, elle rit, elle danse
Demain, la regarde de loin
Et s'approche en silence
Demain, demain s'arrête un soir de mai
Demain, plutôt grand brun et très bavard
Demain, la lune était rouge et mouillée
Et lui, lui il avait les yeux très noirs
Demain, il l'a serrait si tendrement
L'amour riait avec la mort
Si fort qu'elle, elle en a gardé
Pour toujours les deux dans le corps
Pourtant elle rit, elle vit, elle danse
Demain, elle verra bien
La couleur de la chance
Demain, mais c'est déjà passé demain
Demain, les iris et la peinture bleue
Demain, Norbert aura 5 ans en juin
Pour lui, elle ouvre grand les yeux
Demain, surtout, surtout pas dormir
De peur de rater un matin
De laisser quelques heures s'enfuir
De peur de rêver à demain
Alors elle rit, elle vit, elle danse
Demain, elle sait trop bien
La couleur de sa chance
Mais tant qu'elle vit, elle rit, elle danse
Demain la regarde de loin
Et s'approche en silence
Et s'approche en silence
Combien de murs ?
-
Dabord une pierre qui vole en éclats
- Une drôle de poussière, puis un fracas
- Sortez de chez vous, réveillez tous les gens
- Qui ont rendez-vous depuis si longtemps.
- Un mur est tombé, un homme se retourne
- Est-ce quil a rêvé, est-ce une page quon tourne ?
- Déjà la rumeur qui court de ville en ville
- On sembrasse, on pleure, il reste immobile...
-
- Est-ce que cest lui qui perd la tête, qui devient fou ?
- Même si son cur est à la fête, ses yeux sont flous
- Combien darmures, combien de masques, combien de tombes
- Combien de murs se cachent derrière un mur qui tombe ?
- Des larmes peuvent couler, personne se retourne
- Lhistoire abandonne les pages quon détourne
- De quelle liberté pourra-t-on bien parler
- Lorsque les enfants viendront demander...
- « Les murs quon a dans la tête
- Sont plus hauts que vos peut-être
- Pourquoi personne les arrête... jamais !
- Bien sûr quon va les casser
- Mais on neffacera jamais
- Les maux quils auront laissés...gravés ! »
-
- Javais oublié lironie de notre histoire
- Javais oublié quon a si peu de mémoire
- Combien de larmes, combien de haines, combien de hontes,
- Combien de murs se cachent derrière un mur qui tombe ?
- Est-ce que cest moi qui devient fou ? Répondez-moi, mes yeux sont flous
- Au nom de qui fait-on le choix de linnocence ?
- Au nom de quelle liberté, de quelle transparence ?
- Combien de murs... Combien de murs...
- Combien de larmes, combien de masques, combien de hontes,
- Combien de murs se cachent derrière un mur qui tombe ?
- Combien de murs... Combien de murs... Combien de murs...
Quest-ce
que tu crois ?
-
Mesdames et Messieurs bonsoir !
-
- Un peu de silence, tout le monde en place
- Lémission commence : « La vie en face »
- Monsieur Dupont a tué sa femme
- Notre question peut-on parler dun drame ?
- Il laurait frappée avec un tube ; il est prêt à lrefaire après la
pub !
- Tous à vos Minitels, les femmes sont-elles fidèles ?
- Répondez... vrai ou faux ? Réalité tient show
-
- Quest-ce que tu crois ? tout cquon dit, tout cquon
ndit pas
- Ce soir cest le show, de ton choix
- Quest-ce que tu crois ? Faut stenir sur ses gardes, ce soir la télé
vous regarde !
-
- Un peu de silence, tout le monde en place,
- Lémission commence : « La mort en face »
- Ce soir Dupont sort de prison,
- Toute notre équipe lattend depuis vingt ans.
- En direct ce soir son fils se venge... Grâce à qui ? Grâce à « Eclair
Orange » !
- Tous à vos Minitels, faut une fin, mais laquelle ?
- Cest vous qui décidez, lAudimat va sauter !
-
- Quest-ce que tu crois ? tout cquon dit, tout cquon
ndit pas
- Ce soir cest le show, de ton choix
- Quest-ce que tu crois ? Faut stenir sur ses gardes, ce soir la télé
vous regarde !
-
- Mais parfois, les sondages sont cruels, votre choix pour moi est sans appel
- Cest ce soir que je mefface, un autre prend ma place
- Mais avant de partir... devant vous jvais mourir !
-
- Quest-ce que tu crois ? Regarde-moi, ou tue-moi
- Ce soir cest le show, de ton choix
- Quest-ce que tu crois ? Je nsuis quun papillon, ce soir je meurs,
dans tes bras !
-
- Quest-ce que tu crois ? Regarde-moi, ou tue-moi
- Ce soir cest le show, de ton choix
- Quest-ce que tu crois ? Faut stenir sur ses gardes, ce soir la télé
vous regarde !
- Quest-ce que tu crois ... Quest-ce que tu crois ... Quest-ce
que tu crois ... ?
- Je nsuis quun papillon, ce soir je meurs, dans tes bras !
- « Quest-ce que tu crois ? »
Pars pas !
-
On est tout seul, quand on a mal, ... bien sûr
- Quand on dégueule le bleu trop pâle des murs.
- Cette douleur qui te serre et moi qui peux rien faire
- Ce silence... jte connais bien
- Tu dis tellement... tellement... quand tu dis rien.
-
- Parle-moi... même si je sais tout déjà
- Parle-moi... de tout, de rien mais de toi
- Et même si tas encore envie de pleurer,
- Si tas encore envie de te tailler la peau
- Si tu crois plus en rien même plus en tes mots
- Parle-moi... me laisse pas, te laisse pas...
-
- On était fous, on était forts, on riait dtout, même de la mort
- Toi qui rêvais plus haut que moi,
- Toi qui savais cquon napprend pas
- A qui tu vas faire croire que tes au bout dla route ?
- A qui tu vas faire croire que tu lâches, que tu doutes ?
- Que tu veux plus te battre, que ton corps te dégoûte ?
- Pas à moi, non, non, pas à moi... rappelle-toi,... rappelle-toi
-
- Je tarracherai dici, je casserai toutes les portes,
- Jirai crier partout qucest la mort qui est morte
- On partira chasser les nuages et les filles,
- On les fera danser, on piquera tout cqui brille
- Alors si tas encore envie de pleurer,
- Et si tu veux tomber à genoux pour prier
- Je prierai avec toi ces dieux que je déteste
- Pour que tu restes, pour que tu restes... pour que tu restes !
-
- Pardonne-moi, je mégare... mais tout me fait peur ce soir
- Le temps dapprendre, le temps daimer, faut tout rendre, tout laisser
- A qui tu vas faire croire que tes au bout dla route ?
- Que tu lâches, que tu doutes ?
- Que ton corps te dégoûte ? Pas à moi...
- Jentends... ton cur qui bat...
- Cest plus fort... cest plus fort que ça...
- Parle-moi... jentends... ton cur qui bat...
- Cest plus fort... cest plus fort que ça...
- Lâche pas... tes plus fort que ça...
- Mais pars pas... pars pas... pars pas... !
- J'te mentirais
Si j'te disais qu' j'y ai pas pensé
Si j'te disais qu' j'ai pas voulu
Retenir le nom de sa rue
Si j'te disais,
Mon amour, que j'ai rien senti,
Rien entendu de ces non-dits
Qu'à ses silences, j'ai pas souri
J'te mentirais
J'te mentirais
Vite, je tombe
Est-ce que tu m'regarderas ?
Est-ce que tu s'ras en bas
Pour m'emmener là où je n'sais pas
Là où je n'vais pas ?
Alors, vite, je tombe
Comme un pantin sans fil
Trop libre et trop fragile
Je cherche ta main dans les nuages
Pour chasser son image
J'te mentirais
Si j'te disais au fond des yeux
Que tes larmes ont tort de couler
Que cette fille ne fait que passer
J'te mentirais
Et pourtant moi, j' me suis menti
De nous croire tellement à l'abri
De nous voir plus forts que la vie
Mais ces choses là
On n'les sait pas
Vite, je tombe
Est-ce que tu s'ras en bas ?
Est-ce que tu m'attendras
Pour m'emmener là où je n'sais pas,
Pour me ram'ner vers toi ?
Alors, vite, je tombe
Comme un pantin sans fil
Notre histoire qui défile
Je cherche ta main dans les nuages
Pour pas tourner la page
J'te mentirais
Mais à qui d'autre pourrais-je le dire
Sans cette fois vraiment te trahir ?
Le silence est parfois pire
Vite, je tombe
Est-ce que tu s'ras en bas ?
Est-ce que tu m'ramasseras
Pour m'emmener là où je n'sais pas,
Pour me rammener vers toi ?
Alors, vite, je tombe
Comme un oiseau voleur
Touché là, en plein coeur
Et qui s'demande encore pourquoi
Il est passé par là.
-
- On est partis, c'était fin juin
- S'est embrassés, serré la main
- Un pour tous, et tous pour un
- Et puis chacun a pris son train
-
- On avait tous aussi peur
- On s'est jurés, la main sur l'coeur
- Qu'on s'reverrait avant 10 ans
- On s'est revus, et maintenant
-
- De temps en temps, on s'invite,
- même si souvent, on s'évite
- On s'dit, bien sûr j'men souviens,
- mais on s'rappelle de moins en moins
- Ca nous a pas rendus amers
- On sait bien qu'on peut rien y faire
-
- C'est la vie...
- C'est la vie...
- C'est la vie qui nous change et qui dérange
- Toutes nos grandes idées sur tout
- C'est la vie...
- C'est la vie...
- C'est la vie qui décide, qui nous file des
rides
- Au coin des yeux et du coeur
- A quoi ça sert d'aller contre, on perd son
temps
- Et quand on r'garde à nos montres,
- Tout à coup, on comprend
-
- Y'en a qu'ont fait des enfants
- Y'en a d'autres, qui ont dit j'attends
- On a tous aimé des femmes
- On s'est tous trouvé du charme
-
- On est tous devenu quelqu'un
- Dans son quartier, ou plus loin
- Bien sûr on s'est perdus de vue
- Mais on n'appelle pas ça perdu
-
- On s'est traités d'tous les noms,
- on s'est tombés dans les bras
- On n'a pas osé dire non,
- On a dit oui, quand fallait pas
- Ca nous a pas empêchés
- De continuer à s'aimer
-
- Pour la vie
- Pour la vie
- Pour la vie qui nous change et qui dérange
- Toutes nos p'tites idées sur tout
- Pour la vie
- Pour la vie
- Pour la vie qui décide, qui nous file des
rides
- Au coin des yeux et du coeur
-
- Pas besoin de faire semblant, ça sert à rien
- Chaque jour qui passe on apprend
- Qu'on peut jouer sans être comédien
-
- A quoi ça sert d'aller contre, ça sert à
rien
- Chaque jour qui passe on apprend
- Qu'on suit tous le même chemin
-
-
- Il
t'a regardé
- Puis il m'a sourit
- Depuis si longtemps
- Il n'avait rien dit
-
- Y'avait presque un siècle
- Qui vous séparaient
- Le ong de sa joue
- Une larme coulait
-
- Il t'a pris au bout de ses bras
- Dans un éclat de rire
- Toi, bébé, tu as pris son doigt
- Comme pour le retenir
-
- Puis il t'a parlé
- De cette vie passée
- Il t'a raconté
- La tienne qui commençait
-
- Toutes tes colères
- Toutes tes peines, tes joies
- Tes plus belles guerres
- Celles que l'on ne gagne pas
-
- Et puis ses yeux se sont posés
- Doucement sur chacun
- Et chacun de nous y lisait
- Quelques mots pour demain...
-
- Vivre pour pouvoir revivre
- C'est là ton seul devoir
- Celui de dire pour rester libre
- Celui de ta mémoire
- (Hébreu)
- Ses yeux chantaient merci, merci
- J'ai plus peur de partir
-
- Et puis vient Céline
- Celle qu'il aimait tant
- Elle n'aimait que lui
- Depuis soixante-deux ans
-
- Il la regardait
- Pas besoin de mots
- Ses yeux lui disaient
- Ne tarde pas trop...
-
- Ca fait comme une éclipse
- Une nuit plein d'étoiles
- Sur le port de Tunis
- Le vent de l'éventail
- de ton grand-père assis
- Au café des délices
-
- Tes souvenirs se voilent
- Tu vois passer le tram
- Et la blancheur des voiles
- Des femmes tenant un fils
- Et l'odeur du jasmin
- Qu'il tenait dans ses mains
- Au café des délices
-
- Yalil yalil abibi yalil Yalil yalil abibi
yalil
-
- Tes souvenirs se voilent
- Tu la revois la fille
- Le baiser qui fait mal
- A Port El Kantaoui
- Les premiers mots d'amour
- Sur des chansons velours
- Abibi, abibi
-
- Tes souvenirs se voilent
- Tu les aimais, ces fruits
- Les noyaus d'abricots
- Pour toi, c'étaient des billes
- Et les soirées de fête
- Qu'on faisait dans nos têtes
- Aux plages d'Hammamet
-
- Yalil yalil abibi yalil Yalil yalil abibi
yalil
-
- Tes souvenirs se voilent
- A l'avant du bateau
- Et ce quai qui s'éloigne
- Vers un monde nouveau
- Une vie qui s'arrête
- Pour un jour qui commence
- C'est peut être une chance
-
- Yalil yalil tu n'oublieras pas
- Yalil yalil ces parfums d'autrefois
- Yalil yalil tu n'oublieras pas
- Yalil yalil même si tu t'en vas
-
- Yalil yalil abibi yalil Yalil yalil abibi
yalil
-
- Une nuit plein d'étoiles
- Sur le port de Tunis
- Et la blancheur des voiles
- Des femmes tenant un fils
- Le vent de l'éventail
- de ton grand-père assis
- Et l'odeur du jasmin
- Qu'il tenait dans ses mains
- Au café des délices
-
- On
s'est réveillés en avance
- Pour pas rater la première danse
- Celle où tout est encore fragile
- On ne ssait rien de ces urgences
- Qui nous font perdre la cadence
- Qui font les rêves difficiles
-
- On est debout
- Au bord d'un drôle de monde qui appareille
- Pour aller où
- Vers quelles batailles, vers quels
nouveaux réveils
-
- Laisse ta main dans la mienne
- Laisse ton coeur se serrer
- Combien reste de temps, juste avant
- Que le vent nous entraîne
- Que tout vienne à changer
- On y va, on y est, juste avant
- Combien reste de temps, juste avant
-
- Qui dansera encore sous la pluie
- Pour faire sourire les gens assis
- Sortir les loups de leurs abris
- Faire pâlir ces types énervés
- Qui hurlent très fort leurs idées
- A des tas de gens prêts à marcher
-
- Qui prendra le temps
- D'aimer des choses trop simples pour
en parler
- On est tellement
- A se demander où tout va basculer
-
- Laisse ta main dans la mienne
- Laisse ton coeur se serrer
- Combien reste de temps, juste avant
- Que le vent nous entraîne
- Que tout vienne à changer
- On y va, on y est, juste avant
- Combien reste de temps, juste avant
-
- Plus loin, est-ce qu'il y aura
des oranges
- Des enfants, des jupes blanches
- Des jardins comme tu les dessinais,
- Et du temps, du temps pour aimer
-
- Laisse ta main dans la mienne
- Laisse ton coeur se serrer
- Combien reste de temps, juste avant
- Que le vent nous entraîne
- Que tout vienne à changer
- On y va, on y est, juste avant
- Combien reste de temps, juste avant
-
- Juste avant...
- Que le vent nous entraîne
- On y va, on y est, juste avant
-
-
- Je
vais t'attendre au coin de la rue
- A l'heure où les lumières s'éteignent
- Quand tu auras trop dansé, trop bu
-
- A l'heure où ne restera plus
- Que mon bras pour poser ta peine
- On partira ensemble une fois de plus
-
- Tu m'embrasseras comme je déteste
- Avec cette tendresse que tu mets si
bien
- Entre toi et moi
-
- Bien sûr que le temps a passé
- Que notre histoire est terminée
- Peut-être, mais p'têtre pas pour moi
-
- Même si je sais que tout s'efface
- Tu restes là et rien ne passe...
- Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
- La différence s'appelle l'amour
-
- Trois tours d'périph', fenêtre ouverte
- J'vois passer c'qu'on aurait pu être
- Oui je t'en veux, mais moins qu'à
moi
-
- Et puis pourquoi m'avoir rappelé
- Pourquoi revenir me chercher
- Pour te voir rire, te voir pleurer
sans moi...
-
- Tu veux pas d'moi, tu veux pas m'perdre
- Alors ce choix, je le fais pour toi
- C'est moi qui pars
-
- Même si je sais que tout s'efface
- Tu restes là et rien ne passe...
- Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
- La différence s'appelle l'amour
-
- Même si je sais que tout s'efface
- Tu le disais, chacun sa place...
- Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
- La différence s'appelle l'amour
-
- Laisse moi venir de temps en temps,
- Laisse-moi me dire qu'c'est comme
avant...
- Laisse-moi partir même si je mens
- Laisse-moi me dire qu'avec le temps...
-
- Même si je sais...
-
-
- Un...
- Ca commence comme un rêve
- Un premier rire, un rien
- Ton regard qui se lève
-
- Deux...
- On est déjà plus forts
- A quatre mains, bien sûr
- On joue d'autres accords
-
- Trois...
- Entre nous deux tu glisses
- Un berceau plein de lune
- Une envie qui hésite
-
- Quatre...
- La valse irrégulière...
- On cherche la mesure
- Pour un temps, on s'y perd
-
- Au bout de la marelle
- On sait pas c'qu'on verra
- Elle nous paraît si belle d'en bas...
- A cloche-pied vers le ciel
- A pieds joints toi et moi
- On tombe ou on avance d'un pas...
- On y va
-
- Cinq...
- Sur toi la main posée
- Te protège et m'invite
- A ne pas trop douter
-
- Six...
- Semaines sans te voir
- Première déchirure
- Faut-il toujours savoir
-
- Sept...
- Vies à vivre ensemble
- Est-ce qu'on joue assez juste
- Pour qu'elles nous ressemblent
-
- Huit...
- En haut de cette échelle
- C'est écrit à la craie
- Huit lettres pour "JEU T'AIME"
-
- Mais au bout de la marelle
- On verra c'qu'on verra
- Elle nous paraît si belle comme ça...
- A cloche-pied vers le ciel
- A pieds joints toi et moi
- Et surtout pas r'garder en bas
- Surtout pas
-
- Bien sûr qu'on sait qu'un jour,
la pluie pourrait tomber
- Mais la pluie c'est peu dire alors,
on s'est regardés
- Un rayon de soleil se pointe au
coin d'la rue
- Un fou rire, un éclair, alors...
On continue
-
- Neuf...
- Mois pour lui choisir
- Un prénom, un ou une
- Neuf mois pour devenir...
-
- Une...
- Autre vie d'autres mots
- Pour quelques boucles brunes
- Tout repart à zéro
-
- Mais au bout de la marelle
- On sait pas c'qu'on verra
- Elle nous paraît si belle d'en bas...
- A cloche-pied vers le ciel
- A pieds joints on y va
- A trois, on r'gardera pas en bas
- Surtout pas
-
- Au bout de la marelle
- On verra c'qu'on verra
- Elle nous paraît si belle comme ça...
- A cloche-pied vers le ciel
- A pieds joints on y va...
- On tombe ou on avance d'un pas
- On y va... Un, deux, trois...