RENAUD HANTSON

(Les photos proviennent du site officiel... )

Féminin singulier

RH concert 1.jpg (29532 octets)
Que demain les néons s’allument
Pour les éclairer une à une
Celles qui avancent dans le noir,
A la lueur de leur espoir
Si avant de se faire un nom
Elles ont subi tous les affronts
Ce sont elles qui révolutionnent
Elles qui nous sauvent et qui pardonnent.
 
Celles qui ont lutté pour leurs droits
Celles qui ont vécu dans la foi
Celles dont les mots raisonnent
Ces femmes dans ce monde d’hommes
Celles qui défendent leur couleur
Celles qui sacrifient leur peur
Celles qui sont destinées
AU FEMININ SINGULIER
 
Elles ont souvent été victimes
Dans l’indifférence anonyme
De milliers de crimes impayés
Qui se sont laissés oublier
Elles ont marché à contre-jour
Contraintes à des années-retour
Mais on ne peut pas les compter
Toutes les batailles qu’elles ont gagnées !
 
Celles qui ont lutté pour leurs droits
Celles qui ont vécu dans la foi
Celles dont les mots raisonnent
Ces femmes dans ce monde d’hommes
Celles qui défendent leur couleur
Celles qui sacrifient leur peur
Celles qui sont destinées
AU FEMININ SINGULIER
 
Quand le mal est fait
 
Nos lâches violences
Nos sales vengeances
Qui nous poussent toujours plus au fond
Dans nos hésitations
Nos réponses sans questions
Ces choses qui font qu’un jour on doit mentir...
 
Nos allusions
Sans illusions,
Jeux entre plaisir et souffrance
Le malheur ou la chance
Qui hantent nos existences
Et nous laissent croire qu’un jour il faut partir...
Comment tu fais pour oublier ?
Comment tu fais pour pas pleurer ?
Comment tu fais pour respirer ?
Comment faire pour pardonner
Quand le mal est fait...
 
Nos souvenirs
Sans avenir
Couleur perdue au fil des ans
Effacée par le temps
Une vie en noir et blanc
Et pourtant le plus dur reste à subir
Comment tu fais pour oublier ?
Comment tu fais pour pas pleurer ?
Comment tu fais pour respirer ?
Comment faire pour pardonner
Quand le mal est fait...
 
Sans étouffer
Comment tu fais pour pas pleurer ?
Comment tu fais pour respirer ?
Comment faire pour pardonner
Quand le mal est fait...
Dis comment tu fais...
 
Comme un océan de larmes
 
Regarde l’univers
Et ce qu’il devient
Pense un peu à la terre
Et aux tiens.
Dans quel monde
Vivront nos enfants demain ?
Quelle nouvelle ombre
Viendra troubler leur destin ?
 
Chaque fois qu’un arbre se meurt
C’est comme un océan de larmes
C’est vivre sans battements de cœur
Chaque fois qu’un arbre se meurt
C’est un rêve qui n’a plus de charme
Dans un futur qui fait peur
Et qui pleure...
 
Regarde ta planète
Ce qu’on en a fait
Ouvre grand tes fenêtres
Sur ses plaies.
Le vrai respect
N’est pas seulement celui des mots
Mais être en paix
Avec la terre, le ciel et l’eau.
(refrain)
Dans le bleu du ciel
Un vol d’hirondelles
Plus loin, plus haut
Tant de signes essentiels
Plus sains, plus beaux.
(refrain)
 
Le pire ennemi de l’homme
RH concert 2.jpg (7440 octets)
L’homme a donné tant de pouvoir
A des machines alter-égo
Qu’un jour peut-être notre histoire
Sera écrite par des robots.
L’ordinateur a son programme
Il contrôle notre mélodrame
Souhaitons qu’il ne vole pas notre âme
Cri du cœur, cri du corps,
Qui est le meilleur le plus fort ?
Tant de nuits pour aimer
Trop de fusils pour tuer
Cri du cœur, cri du corps,
Qui a raison et qui a tort ?
Tant de siècles ont passé
Trop de sang a coulé
L’homme est le pire ennemi de l’homme...
Tout s’invente et tout s’achète
A part les sentiments peut-être
On prend son plaisir en virtuel,
L’amour devient-il irréel ?
L’homme est le pire ennemi de l’homme
Ce n’est un secret pour personne
C’est juste l’époque qui déconne...
(refrain)
Homme d’aujourd’hui, oser en homme d’aujourd’hui
Bouger au rythme de ses envies
Ne pas être un mort en sursis
Homme d’aujourd’hui, dans un monde d’aujourd’hui,
Je suis un homme d’aujourd’hui !
L’homme est le pire ennemi de l’homme
Ce n’est un secret pour personne...
En partance
 
Qui peut me dire qui nous attend
De l’autre côté des nuages
Qui nous comprend
Au delà de ces paysages ?
Qui peut me dire qui nous entend
Dans d’autres lieus, d’autres voyages
Qui nous apprend
D’autres musiques, d’autres langages ?
Une nouvelle vie sans faux-semblants
Sous d’autres cieux plus accueillants
 
On est en partance
En partance pour ailleurs
Avec l’envie du bonheur
Même si c’est nulle part
On se retrouvera tôt ou tard...
 
Qui peut me dire qui nous attend
De l’autre côté du rivage
Qui nous comprend
Et nous protège de l’orage ?
Qui peut me dire qui nous entend
Prisonniers des mêmes visages
Qui nous apprend
A mieux savoir tourner la page...
Bannir nos errances et nos leurres
Retrouver le geste, la candeur...
(Refrain)
Ailleurs...vers d’autres horizons,
De nouvelles sensations, ailleurs
On se retrouvera tôt ou tard...
 
Le bien le mal
 
Même si tu penses qu’il comprendra
Il ne t’a jamais bien suivie
Même s’il ne croit pas en Allah
Il rêve du pays des Mille et Une Nuits
Est-ce que les tiens voudront de lui ?
 
Et même s’il veut crier je t’aime
Il souhaite juste que tu pardonnes
N’essaie pas de cacher ta peine
On pleure tous pour des raisons qu’on juge bonnes
Parfois pour celles qu’on soupçonne
 
Alors... fais-toi du bien sans faire le mal
Ca ne fait rien, tout est égal
Puisque vos croyances vous séparent
Alors... fais-toi plaisir sans faire de mal
Ce qu’on peut dire ça t’est égal
Puisque vos croyances vous égarent
 
Une certitude plus qu’un ami
Son habitude, ta douce manie
Peu est assez, plus n’est pas trop
C’est fou, cette peine pour partir à zéro
Et recommencer à nouveau...
(refrain)
 
 
 
Rester un gosse
RH concert 3.jpg (9107 octets)
Parfois quand l’avenir me fait mal
Qu’on joue à larmes inégales
J’ai peur de lutter...
Retour en arrière,
Je me replonge dans mon passé,
Ce monde à l’envers
N’est pas celui que j’inventais
 
Quand on est môme il faut voir
Comme on se raconte des histoires
‘Faudrait pas changer...
Se tenir debout,
En ignorant ce qu’est le mal
Sauter dans la boue
Sans avoir jamais le cœur sale
 
J’veux rester un gosse
Avec des plaies et des bosses
Pour jamais grandir
Et surtout pas vieillir, surtout pas vieillir...
 
J’ai balancé mes mots d’enfant
Pour entrer dans la cour des grands
Mais leurs jeux sont truqués
Amour, amitié
Comment retrouver l’innocence ?
Les vents ont tourné
Vers le cap de l’adolescence.
(refrain)
 
Le temps n’attend pas
Et la mémoire est sans pitié
Je laisse derrière moi
Trop de ruptures et de regrets.
 
J’veux rester un gosse
Avec des plaies et des bosses
Pour jamais grandir
Et jamais mourir
J’veux rester un gosse
Avec des plaies et des bosses
Pour jamais grandir
Et surtout pas vieillir, surtout pas vieillir...
Si tu te bats
 
Hey brother ne me dis pas
Que le paradis est sous nos pieds
Je crois ce que je vois
Et sais c’que la vie peut donner
On n’apprend pas à survivre
On meurt parfois pour rester libre
Pour trouver la lumière
On se tue entre frères
Je dis : si tu te bats
Pour ce que tu crois
Si tu te bats
Ne te trompe pas de combat
 
Y’a tant de gens dans le noir
Qui pleurent mais en silence
Le prix d’un au revoir
D’un adieu, d’une absence
On écrit sur les murs des cités
Sa rage, sa révolte, sa liberté
Pour trouver la lumière
On ne respecte plus nos frères !
 
Je dis : si tu te bats
Pour ce que tu crois
Si tu te bats
Ne te trompe pas de combat
 
Y’a tous ces gens qui prient
Et qui implorent un dieu
Qui souvent les trahit
Et les laisse malheureux
On voudrait vivre sans mourir
Et pouvoir aimer sans souffrir
Pour garder la lumière,
On oublierait nos frères !
 
Je dis : si tu te bats
Pour ce que tu crois
Si tu te bats
Ne te trompe pas de combat ! !
 
Dieu est en vacances
 
Si Dieu est innocent
Ai-je péché contre lui
Pour que des accidents
Emportent mes amis ?
 
J’aimerais être certain
Qu’à l’heure du tunnel blanc
Nos âmes sont immortelles,
Qu’il n’y a pas de néant
Et puisse sa lumière
Eclairer les enfants
Qui ont perdu leur mère
Avant d’avoir su dire « maman »
 
Laissez-moi trouver trouver la foi
Comme ces millions de croyants
Laissez-moi dire mes prières
Dans un monde à feu et à sang
Et puisque Dieu est lumière
Pour nous malheureux humains
Et puisque nous sommes frères
Qu’il nous tende la main
 
Et qu’il nous fasse un signe
Plus qu’un signe de croix
Avant qu’on ne se résigne
A vivre sans foi ni loi
Son pouvoir est immense
Mais Dieu est en vacances...
Pour ma repentance
Me laissera-t-il encore une chance ?
 
Laissez-moi trouver trouver la foi
Comme ces millions de croyants
Laissez-moi dire mes prières
Dans un monde à feu et à sang
Et puisque Dieu est lumière
Pour nous malheureux humains
Et puisque nous sommes frères
Qu’il nous tende la main
Qu’il nous tende la main
Qu’il nous tende la main...
 
Son pouvoir est immense
Mais Dieu est en vacances...
Pour ma repentance
 
C’est pas de chance !
 
(refrain)
 
A.I.D.E.S. -moi
 
Comme ces gosses de quinze ans qui découvrent l’amour
Sous cellophane
Est-ce Dieu qui te damne ?
Donner la mort en voulant donner la vie
Est-ce qu’Eros te trahit
Est-ce qu’il te punit ?
C’est cette bombe cachée en toi
Cette résignation qui ne te ressemble pas
D’accord ou pas je serai là
Oui, toujours là pour toi !
A.I.D.E.S. -moi, A.I.D.E.S. -moi, A.I.D.E.S. -moi,
J’entends ta voix qui crie tout bas,
Aime-moi, aime-moi !
 
Tu vivais cent ans quand il en passait dix
Y’a une injustice
Comme un précipice
Sur le fil entre la vie et la mort
Tu maudis le sort,
Penses que t’as eu tort 
C’est comme une tombe qu’on te dessine
Tous tes idéaux que déjà on assassine
D’accord ou pas, je serai là,
Oui toujours là pour toi !
A.I.D.E.S. -moi, A.I.D.E.S. -moi, A.I.D.E.S. -moi,
J’entends ta voix qui crie tout bas,
Aime-moi, aime-moi !
Y’a cette flamme qui brûle en toi,
A.I.D.E.S. -moi, A.I.D.E.S. -moi,
Qui brûle en toi rien que pour moi,
Aime-moi, aime-moi !
 
Si le plaisir est un péché,
La vie a-t-elle encore un sens ?
Et s’il nous faut mourir d’aimer,
Que reste-t-il de l’innocence ?
(refrain)
 
Le parfait citoyen
ziggy.gif (54323 octets)
T’as jamais dormi dans la rue
Chez toi il ne fait jamais froid
Et si des squatters s’entre-tuent,
A qui la faute ? - Jamais à toi !
Les gouttes de sang qu’t’as vues couler
Etaient dans Mad Max ou Rambo
Les bombes qu’t’as entendues sauter
Sont en dolby et stéréo
Les seuls barreaux que t’aies touchés
Sont à la fenêtre de tes toilettes
Les seules prisons qu’t’aies visitées
Sont celles de John Wayne au Far-West
La misère, la faim tu la vois
Que devant ton écran télé
Si ton voisin meurt du sida,
C’est que Dieu punit les pédés !
Tu es le parfait citoyen TE-LE-JUN-KIE
Pour toi tout va bien
Le parfait locataire TE-LE-JUN-KIE
Mais regarde dehors c’est l’enfer ! !
Le parfait citoyen TE-LE-JUN-KIE
Pour toi tout va bien
Le parfait locataire TE-LE-JUN-KIE
Oh, c’est l’enfer ! !
Regarde dehors c’est l’enfer ! !
 
T’as tout compris sur le chômage,
C’est parce qu’il y a trop d’étrangers
Et les zonards te mettent en rage
Quand ils taguent les murs des cités
Pour aucune cause tu n’s’ras en deuil,
T’es pas pour les révolutions
Y’a qu’en pantoufles, dans ton fauteuil
Que t’as toujours des solutions ! !
Tu es le parfait citoyen TE-LE-JUN-KIE
Pour toi tout va bien
Le parfait locataire TE-LE-JUN-KIE
Mais regarde dehors c’est l’enfer ! !
Le parfait citoyen TE-LE-JUN-KIE
Pour toi tout va bien
Le parfait locataire TE-LE-JUN-KIE
Oh, c’est l’enfer .....
Vaudou
 
Jeteuse de sorts ou guérisseuse
Tu en veux à mon corps, t’es dangereuse
Tes mains retiennent l’obscurité
Sorcière ou magicienne, je suis piégé !
 
Dans la furie, tes yeux m’arrachent le cœur
Si tu souris, moi j’oublierai ma douleur
Ton Dieu n’a ni, n’a ni race ni couleur
Je te bannis, oh tu me, tu me fais peur !
 
Vaudou, la vie va vers la mort,
Vaudou, l’envie a son envers,
Vaudou, le mal en moi t’adore
Le mal en toi me perd..
 
Les sacrifices, la chair, le sang,
Je bois dans le calice de tes amants
J’écris P.E.C.H.E. en capitales,
Comme un ange aveuglé par l’amour infernal
 
Dans la furie, tes yeux m’arrachent le cœur
Si tu souris, moi j’oublierai ma douleur
Ton Dieu n’a ni, n’a ni race ni couleur
Je te bannis, oh tu me, tu me fais peur !
 
Vaudou, la vie va vers la mort,
Vaudou, l’envie a son envers,
Vaudou, le mal en moi t’adore
Le mal en toi me perd..
 
Danseuse de l’au-delà, tu as les pieds sur terre
Où finit le sacré, où commence le mystère ?
Est-ce que Satan est là, le long de tes prières ?
Où est la vérité, dans ces nuits singulières ?
Vaudou, la vie va vers la mort,
Vaudou, l’envie a son envers,
Vaudou, le mal en moi t’adore
Vaudou, le mal en toi me perd...