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Clarté
1er août 1997
De longues années s'écoulent
Et la poussière envahit les couloirs que je parcours, les remplit,
Je flotte enfin dans une cendre douce et profonde.
Une suite infinie de corridors longs et sombres
Dont chacune des portes reste close
Contre mes poings, contre mes attentes.
S'il en est un habitant, c'est le silence, le vide.
Il enferme bien et ne laisse nul le voir.
Je m'obstine pourtant.
Non.
C'est fini.
Je sors.
A l'air pur et libre je reviens.
Derrière moi, les murs s'écroulent et le lierre gagne les ruines.
Déjà elles ne sont plus.
Sous mes pieds une herbe fraîche,
Une musique, telle une dame voilée sortant de la brume,
S'approche de moi jusqu'à m'embrasser et me sourit.
Elle va me montrer les pays.
Qu'il me plaise alors de les découvrir ou de m'asseoir,
Rien ne comptera, rien ne durera, rien ne sera perdu.
Car le vent souffle.
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