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Orage
11 juillet 1997
La peau se presse sous ses doigts,
Les cheveux s'enroulent,
Le corps se délace,
Croise ici, passe là,
Un sourire offert vaut une main tendre,
Poudre scintille sur l'épaule,
Les yeux brillent et doux,
Regorge d'un lait sucré et tiède,
Pur et dort,
Manque d'un cil le cœur,
Léger comme une aile, vole proche,
S'étend un voile argenté, translucide,
Et cache la beauté envolée.
Lent et caressant,
Un nuage d'orage se gonfle, souffle,
Perce la pluie, éclate l'éclair de lumière,
Le tonnerre arrache tes veines
Dans lesquelles il dévale.
Puis apaise, il passe,
Reste une rose vêtue d'eau fraîche et céleste.
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