........."Y'en a marre".........
Depuis quelque temps, je me suis mis à regarder le contenu des magazines informatiques. De plus en plus de fanzines y sont stockés, sur leurs CD j'entend. C'est plutôt une bonne chose, car ça fait de la lecture, et puis, voilà au moins des gens créatifs.
Ce qui m'a sidéré, c'est qu'aucun des fanzines, y compris le notre, n'avait dépassé les 10 numéros. En fait j'en ai pas vu qui dépassait le numéro 3. A part D.S.F. (aujourd'hui disparu vu que Francky IV a rejoint LiGiA) et le Reporter (dont je n'ai plus de nouvelles).
Ca m'a fait un peu peur car voyant que je bouclais le numéro 3 de LiGiA, je me suis dit que la malédiction allait peut-être faire que ça allait être le dernier. Je vous rassure, c'est loin d'être le cas. Vu le succès de LiGiA.

Disons que faire un fanzine n'est pas vraiment une chose facile. Pour le premier numéro, on a plein d'idées, on est tout excité. Et puis comme c'est le premier, on peut le sortir n'importe quand : personne ne l'attend de toute façon, alors on peut le peaufiner un peu. Après un travail acharné, il sort et on est tout content. On reçoit les premières critiques, qui découragent toujours un peu, vu le temps passé à créer son bijou.
Puis c'est le choc : on se rend compte que le numéro 2 doit suivre. On est obligé de faire mieux pour éviter les mêmes critiques dans dix fois moins de temps.
En général, au bout de trois numéros, on a épuisé toutes les idées que l'on avait avant le premier numéro. Et si personne n'est venu vous rejoindre dans l'aventure, si vous ne savez même pas si vous avez eu ou non beaucoup de lecteurs, votre fanzine est perdu...
Donc, les auteurs abandonnent, se séparent, ou laissent tellement trainer que personne n'ose se remettre au travail. Puis, on a d'autres idées, on fera plus beau, plus grand, dans un style différent. On se remet à travailler, et c'est reparti pour un tour. Et c'est pourquoi il y a tant de fanzines, tant qui naissent et qui meurent dans l'indifférence totale des lecteurs.

Vous lecteurs, avez-vous déjà envoyé un seul article à un fanz ? Voire une seule lettre. Je ne compte plus les responsables de fanzs qui me disent qu'ils ne reçoivent aucun retour de leurs lecteurs. Rares sont les lecteurs qui redistribuent d'eux mêmes un fanz, même s'ils l'on adoré. Et quand vous présenterez votre fanz à une dizaine de personnes, toutes vous promettront de vous envoyer des articles. Combien le feront ?
Je conseille donc aux auteurs de s'insérer d'abord dans un fanz pour voir les difficultés et apprendre à travailler. Et aux lecteurs, d'être un peu plus créatifs !
Grâce au travail du LiGiA Team, notre fanz a dépassé ce cap très difficile, et même si nous en sommes encore au numéro 3, nous sentons que nous avons le vent dans le dos. L'arrivée d'un nouveau rédacteur en chef, Charly, va nous permettre de hisser les voiles. Nous allons prendre notre vitesse de croisière.
Grâce au système des Language-Plug-In adopté dans ce numéro 3, la diffusion va encore être augmentée. Français, Anglais, Espagnol, Allemand, LiGiA peut être traduit dans n'importe quelle langue, il suffit d'avoir le fichier adéquat. Tout le monde (c'est le cas de le dire) se procurera les fichiers communs (avec les graphismes, les executables) et prendra au passage le fichier correspondant à sa langue.
Pour écrire des articles, n'importe qui peut aujourd'hui créer des fichiers HTML, ou au moins les fournir sous forme de TXT (ils seront importés automatiquement dans FrontPage).
Voilà, tout ça pour dire que j'ai un peu de peine en regardant les CD des mags, car si presque tous les fanzs méritent d'être remarqués, combien resteront longtemps en vie ?