Rhapsody, le codeur fou
Extraits d'un voyage
Arg ! Ca caille dehors ! J'ai eu mon train de justesse car la gare était fermée, il me fallait des pièces pour prendre mon billet. Quelle idée, aussi, de rendre ce jeudi 15 Août férié : de toute façon j'étais en vacances, alors à quoi bon ?
Direction Paris-MontParnasse. Au passage, le train s'arrête à Saint-Cyr, là où habite Evilkiss. Mais lui, il est parti au service militaire. Une minute de silence, mes amis...
Ahhh... Versailles... Son château, euh... son hôpital ? Bon, passons sur mes notions de tourisme. Dire que dans ce train il y a statistiquement des chances pour qu'il y ait un lecteur de LiGiA. J'aurais du mettre un T-Shirt du style "Membre du LiGiA Team".
Ah, au fait, je vous explique... Je suis en vacances, et même si LiGiA est méga à la bourre comme d'habitude, je pars pour quelques jours de vraies vacances, sans même apporter mon micro. Je vais visiter Springfield, à Valence, et sauter à l'élastique. Comme j'ai confiance, j'ai pris un billet aller-retour.
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Dimanche, jour du saut
Après avoir regardé quelques cassettes de sauts effectués par mes prédécesseurs, je me présente au guichet pour avoir mon bon de saut. Je leur confie mes affaires et vais sur le pont. Je passerai dans les derniers. Je vois tour à tour des personnes sauter dans le vide... comme des fous ?
C'est mon tour... La caméra se met à filmer, on me répète une dernière fois les consignes de sécurité.... Je monte sur le mur qui borde le pont. 103 mètres de vide se présentent devant moi. C'est le moment le plus dur. On doit combattre son instinct de survie, le vaincre par sa volonté, essayer de se concentrer pour se permettre un instant d'inconscience. Oublier le raisonnable. Mais tout se passe dans la tête : l'imagination n'arrive pas à imaginer ce que cela va être, et c'est ça qui rend le saut terrifiant.
Les dés sont jetés (et moi avec)
Puis on arrive à oublier, et on profite de ce moment pour prendre son impulsion, on se sent s'éloigner du pont.
Pendant le saut, la peur disparait. Ceux qui crient le font par réflexe. Puis c'est l'accélération. C'est la partie la plus belle. On vole. On sent la chute, le vent, la pression sur notre corps. On voit le fond de la vallée se rapprocher.
Puis, soudainement, alors qu'on voudrait que cet instant dure toujours, on sent la corde qui tire d'un coup sec sur nos jambes. On se souvient alors que l'on est attaché. Mais rien n'est encore fini. Car brusquement, on se sent remonter. On regarde alors vers le pont, et on voit celui-ci se rapprocher terriblement.

C'est encore plus haut que l'on croit 103 mètres.
Puis, c'est la chute, mais cette fois à la verticale. L'opération remontée/descente se répète... on est calme on admire les rochers aux alentours (content de ne pas les avoir touchés), la rivière, les spectateurs, on se sent bien.
Arrivé en bas, on est déséquipé. On délivre ses premières sensations. On a été libre quelques secondes.
Pendant la remontée vers le site, tout le monde vous demande comment c'était, "quelles impressions on a". Mais vous savez que c'est indescriptible. Mais vous êtes sûr qu'ils ont vu l'étincelle dans vos yeux.
Saut et Article accomplis par Rhapsody, mais pas en même temps.
Sauter vers le forum (y'a aucun risque, je vous assure)
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