| SUITE DE LA BIOGRAPHIE DES FRERES SIRKIS |
| Stéphane participera à de nombreux groupes d'extrême gauche pendant ses études, sympathisant de la Ligue en particulier. Nicola, quant à lui, préfera la démarche d'Amnesty International ou des actions plus solitaires. Un journal tiré à un seul exemplaire, des montages audiovisuels sur Bpwies, Warhil ou l'histoire de la Factory. Il lit Hugo en seconde mais n'arrive pas toujours à finir les livres qu'il commence. Nicola écrivait beaucoup de choses dont il était assez fier, mais ses professeurs trouvaient cela trop symbolique. En ce qui concerne les tous premiers flirts, au grand désespoir de Nicola, il y avait plus de fille dans la classe de Stéphane que dans la sienne. Nicola essayait donc de draguer les copines de Stéphane mais cela ne marchait pas; La première s'appelait Sophie, elle était blonde et avait treize ans comme lui, ils s'étaient rencontrés en colonie à l'époque des premières boums, des premiers flirts. Mais comme ils n'habitaient pas dans le même pays, ils se sont vite séparés. Il faudra qu'il attende ses seize ans pour trouver un autre amour marquant. En fait, Nicola n'a été amoureux que trois fois dans son adolescence, son frère était bien plus dragueur ! Stéphane ne s'en cache pas, il aime les filles. Pas de petite amie fixe pour lui qui préfère le changement à la fidélité. Son premier flirt ? C'était un mercredi après-midi, il avait été voir Pinocchio. Stéphane avait quatorze ans. Même si cela ne durait pas très logtemps, Stéphane était souvent amoureux, il garda de bons souvenirs de ses amours d'adolescent. En ce qui concerne les tous premiers jobs, pas beaucoup d'argent de poche pour le petit Nicola, il doit économiser avec ses cinq francs par semaine pour s'acheter bonbons et carambars, puis par la suite pour se payer le cinéma. Il ne faut pas oublier que Nicola et Stéphane furent élevés par leur mère seule. Celle-ci travaillait beaucoup pour les élever, ils cherchaient plutôt à l'aider qu'à lui demander beaucoup d'argent de poche...D'autant que leur père ne lui donnait pas grand chose pour vivre. Ils vivaient avec mille francs pour quatre. Aujourd'hui, Nicola est effaré par l'argent qui peut tomber après un succès comme celui de l'album "3". Mais Comme l'a dit si bien Nicola : "Nous ne sommes pas des ordures, nous n'avons jamais vécu dans un luxe exagéré." Quant à Stéphane lui, il travaillera tout un été pour se payer sa première guitare. Coût : quatre cents francs. Un choc se produit pour les frères Sirkis : L'armée ! Ensembl, ils se rendront aux trois jours avec un dossier médical qui les conduira à la réforme. Allergie pour Stéphane et fausse sciatique pour Nicola. Ajoutons à cela l'incapacité à être séparés l'un de l'autre. Tout fonctionne comme prévu pour Stéphane mais Nicola se retrouve apte à faire l'armée. Il doit rejoindre sa division après des vacances en Espagne avec Dimitri, et se retrouve à Melun le 4 août 1981, dans le domaine de la communication en morse. Déprime et tentative de suicide au Tranxène 15 . Il s'en suit un lavage d'estomac et une exemption à coups de pompes. A quinze jours exactement du premier concert d'Indochine, Nicola a invité toutes les infirmières de l'armée au concert. Pourtant, il s'était fait passer auprès du capitaine pour pianiste classique ! Il n'ai pas anti-militariste mais Nicola préfère le système de la Suisse. " Il ne faudrait pas que l'armée soit obligatoire. C'est une grande hypocrisie. Je n'ai porté l'uniforme que pour la photo. Quand on m'a donné le casque et le fusil, j'étais en pleurs." avoua Nicola. Difficile de séparer les deux frères malgré des caractères forts différents. Leurs rapports connaîtront des hauts et des bas mais ils ne se sépareront finalement que pour une très courte période, quand Stéphane vivra à la montagne. Ils ont même très longtemps habité ensemble et auront toujours cette complicité de jumeaux. Au départ, il y a évidemment plus de frictions entre Nicola et Stéphane, qu'avec les autres membres du groupe. Logique, on se permet plus de chose quand il s'agit de son frère. Mais ces disputes et tensions ne seront jamais bien graves et s'amenuiront au fil des années. Ils ont d'ailleurs pour leur vingt-neuvième anniversaire organisé une grande fête au printemps, aux Bains-Douches. Dans le groupe, ils savent avoir des rapports de musiciens, et redeviennent frères en famille. Nicola est plus en avant médiatiquement mais cela ne gène en aucune façon Stéphane : Nicola est un éternel angoissé du lendemain. Il est parfois aussi lunatique, les autres membres du groupe lui trouvent parfois des idées bizarres. Suffisamment curieux pour ne jamais s'arrêter; des tonnes de choses circulent dans sa têtes au même instant, si bien qu'il a parfois du mal à s'y retrouver ! Stéphane, lui, a toujours été plus destroy et révolutionnaire. Plus rock aussi dit-on, mais lui n'accepte pas ce qualificatif. Révolté certainement mais moins expressif qu'avant, plus réfléchi et méfiant. Il aime faire la fête alors que son frère ne sort jamais. Pour les hobbies, Nicola a toujours été passionné par tout ce qui touche aux mdias, à l'audiovisuel et à l'écriture, que ce soir avec son fameux journal tiré à un seul exemplaire Inter-presse, les quelques publications où il officie en tant que pigiste ou le journal du fan club d'Indochine Le Péril Jeune. Sa télé, qui était allumée en permanence chez lui, reste dorénavant éteinte. Nicola ne la regarde plus, pour lui, on est aujourd'hui entré dans le supermarché de la générosité. Il n'y a rien de plus bject que la publicité. On arrive à la tél à l'américaine alors qu'il n'y a rien de plus nul que cela ! Pour Nicola, le pouvoir créatif des Français est cassé. Nicola a horreur de toutes ces séries américaines pour blaireaux. Il a de plus en plus l'impression de perdre son temps en regardant la télé et pourtant il aime les images. Et puis, il y a la photo, toutes ces images que Nicola ramène de ses déplacements. Peut-être un jour verrons-nous son regard sur la Chine, le Pérou ou le Japon qu'il visita . Nicola aime également passionnément les chevaux. Au cinéma, ses goûts ont changé. Il a un peu délaissé les grandes productions "Made in USA" pour un cinéma plus intime d'auteurs comme Pialat, Carx ou Doillon...Il aime également visiter les musées, avec une préférence pour l'art moderne. En ce qui concerne Stéphane, ayant passé cinq années dans une station des Hautes-Alpes, La Plagne, où il travaillait comme perchman, il est évidement passionné par tous les sports de haute montagne. Il pratique alors aussi l'alpinisme. Fou de vitesse et de liberté, il excelle dans le ski hors piste et, de retour à Paris, retrouvera un peu cette sensation avec la moto. RETOUR SUITE |