BIOGRAPHIE DES FRERES SIRKIS
Les jumeaux sont nés dans la région parisienne et passent les deux premières années de leur vie à Igny. Leur père est alors ingénieur atomiste à Saclay. Quand celui-ci sera muté vers la branche énergie d'Euratom, poste de haut fonctionnaire au service de la communauté européenne, les Sirkis déménagent pour Bruxelles. Famille bourgeoise, quartier résidentiel, Nicola, Stéphane et leur frère aîné Christophe ne manquent de rien. A la maison, on écoute plutôt de la musique classique, on lit beaucoup et élève une multitude d'animaux. A l'âge de douze ans, les frères Sirkis doivent pourtant faire face à la séparation de leur parents. Ils seront alors élevés par leur mère mais continueront de passer leurs vacances dans la ferme de leur père dans le Tarn et garderont de très bons rapports avec celui-ci. Ajoutons que Nicola vouvoyait ses parents au grand étonnement de tous ses copains de lycée. Sans heurt, les frangins ont vécu en parfaite harmonie avec leur parents.

Inséparables pendant de longues années sur les bancs de l'école, les jumeaux seront, jusqu'à l'age de treize ans, parmi les français privilégiés résidant en Belgique. Ils formaient un véritable gang dans une école qui regroupait des Européens de diverses nationalités, et ils se battaient avec les Allemands de la classe d'à coté.
Mis en pension après la séparation de leurs parents, ils connaissent alors la période la plus difficile de leur adolescence. A deux kilomètres de la frontières belge, ils se retrouvent pour la première fois isolés de la cellule familiale malgré l'arrivée de leur mère non loin de la pension.
Les jumeaux se sentaient emprisonnés avec un total manque de liberté. Ils trouvaient les gens du nord "yankee" comme dit Nicola! L'ambiance était bizarre.
Chez les jésuites ils arrivent quand même à échapper à l'éducation religieuse. Il est vrai que les résultats des jumeaux sont forts satisfaisants. Premier de la classe, Nicola comble son temps libre en étudiant. Sa première révolte qu'il partage avec son frère Stéphane : La guerre du Viêt-Nam. Nicola et Stéphane étaient contre l'OTAN, déjà du coté des minoritaires. C'est à dire des Viets.

C'est avec un soulagement qu'ils apprenent la décision de leur mère de regagner Paris. En fait, c'est leur père qui y tenait le plus. Il habite aujourd'hui à Bruxelles!
Ambiance totalement nouvelle. Nicola et Stéphane qui ont toujours vécu dans les grands espaces se retrouvent dans un petit appartement  et entrent dans le CES du coin. "La zone", "les bagarres", "les rackets". Pour la première fois, ils avaient été séparés . Ils ne fréquentaient plus les mêmes gens.
En quatrième, les deux jumeaux, pour des questions de quotas, ne sont plus dans la même classe. Après le BEPC, Stéphane persiste dans le public alors que Nicola tente l'option C dans le privé pour éviter un CET de comptabilité... Ils se retrouvent un an à St Sulpice, rus d'Assas, mais seront renvoyés ensemble en fin d'année à la suite d'un canular peu apprécié !
Après avoir raté son bac, Stéphane quitte Paris pour La Plagne tout en continuant à suivre des cours par correspondance. Il pense un temps s'orienter vers une carrière juridique, puis songe à s'occuper d'enfants : il entre donc en fac de psycho à Malakoff. Nicola, quant à lui, travaille trois mois à l'EDF pour se payer une nouvelle école privée, Port Royal. A quatre reprises pourtant, il recevra une note stipulant qu'il est collé au bac. Une première terminale, il redouble, mais ses notes en maths et en anglais ( qu'il n'arrive pas à écrire) restent insuffisantes. Il recommencera deux fois en candidat libre, rien n'y fera !  Il est vrai qu'il ne se met à la tache qu'à quelques jours du jour J de l'examen. Un seul bon souvenir, ce professeur d'histoire-geographie qui arrivait avec Libé dans cet encroit où il ne fallait pas trop se montrer avec des journaux de gauche.

                                                                                           
                  
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