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Vie de prisonnier

partie 2: L'heure de la récréation


*Bruit d'un dard sifflant au dessus de la tête de Brochu*

[Bob évita de justesse le projectile lancé tout près de lui.]

Prisonnier : Tiens, on vient de se trouver un gardien pour nos parties de dards ?

Bob : Très drôle, pourri comme tu es, y a même pas besoin de gardien !

[Cette dernière remarque piqua au vif le prisonnier trapu et costaud qui se rua sur Bob. Personne n'en fit de cas puisqu'il y avait déjà en cours quatre autres combats beaucoup plus virils que celui-ci. Mike était plutôt petit mais tout de même très bien enveloppé. À en juger par son apparence, l’on pouvait facilement croire qu'il s'agissait d'une mauviette, mais si on avait le malheur de toucher l'une des ses nombreuses cordes sensibles (comme son manque de talent flagrant au jeu de dards), il s'avérait être une petite bombe en puissance. Bob lui tint tête un moment mais du vite dire "pardon mon oncle" après avoir été coincé dans une prise de soumission délicate qui consistait à vous insérer les orteils dans les oreilles.]

Prisonnier : Tu te bats bien, petite vermine. C'est quoi ton nom ?

Bob : Est-ce que ça a vraiment de l'importance de connaître le nom de la personne que l'on va défigurer ?

Prisonnier : Qui a dit que j'allais te défigurer ? J'aime les gens qui me tiennent tête un peu, ça fait changement de toutes ces larves qui se détournent à mon passage.

Bob : Bob...

[Le détenu relâcha la prise de soumission.]

Prisonnier : Moi c'est Mike Goulet, mais tout le monde m'appelle "le Boulet" ici.

Bob : Original.

Mike : Sûrement parce que je suis petit, gros et que je frappe fort...

Bob : Pourquoi tu es ici ?

Mike : Parce que j'ai donné du temps dans un centre de vieux pour aider ma communauté.

Bob : Pardon ?

Mike: Non, sérieusement je suis ici parce que j'ai égorgé le chat de ma voisine à main nue. Il n'arrêtait pas de miauler.

Bob: Un chat égorgé ? Tu en as pris pour combien de temps pour cette stupidité ?

Mike: 25 ans ferme.

Bob: Pour un simple chat ???

Mike: Évidemment que non idiot ! J'avais violé et dépecé la maîtresse du chat juste avant. Le chat je l'ai égorgé juste parce qu'il me dérangeait dans mon boulot.

Bob: Brrrr... C'est épouvantable.

Mike: Et toi, pourquoi es tu en tôle ?

Bob: C'est sans importance.

[La vérité était que Bob n'avait toujours pas trouvé la raison de sa présence dans cette horrible prison.]

Mike: Oh, je vois. Tu es du genre sécurité maximale toi. J'aime les vrais, ceux qui ne reculent devant rien. C'est pas comme cet abruti de chien mexicain de Pipo. Tu vas en tirer pour 15, 20, 25 ans ?

Bob: Je n'en sais rien encore. Mon procès est pour bientôt semble-t-il.

Mike: Et ils t’ont foutu dans ce trou à rat avant même ton procès ! Putain, voilà qui te vaux tout mon respect mon frère ! Qui sera le juge d’office pour ton procès, on te l'a dit ?

Bob: J'ai entendu un gardien rire un bon coup en disant que le juge Garon réglerait mon cas en moins de deux.

Mike: Oh putain, t'es vraiment dans la merde toi...

[[ Pendant ce temps, au palais de justice. ]]

Avocat: OBJECTION VOTRE HONNEUR !

Juge Garon: Objection rejetée ! Et si vous me gueulez encore une fois objection en pleine face, je vous fais incarcérer dans une prison très réputée pour ses détenus pervers.

Avocat: Très bien monsieur le juge... désolé...

Avocat de la couronne: Alors, comme je le disais, est-ce bien vrai que vous auriez pissé sur la clôture de votre voisine pendant que celle-ci se faisait bronzer tout près de la piscine ?

Accusé: Oui, mais seulement pour lui rendre service. La peinture de sa clôture avait un urgent besoin d'être rafraîchit.

Avocat de la couronne: Avez-vous dit, oui ou non, "Tiens grosse salope, la prochaine fois c'est dans ta bouche" ?

Accusé: Euh... il me semblait plus que c'était : "Tiens ma grosse pisse a fait la job, la prochaine fois c'est votre douche."

Juge Garon: Donc, la dame souffre d'un problème d'ouie, pourquoi on me dérange pendant mon déjeuner pour me faire part d’une cause aussi stupide, qu'on lui achète un appareil auditif et qu'on me crisse la paix !

[[ De retour à la prison Lapierre. ]]

Bob : Ce juge Garon est donc si terrible que tout le monde le dit ?

Mike : Ce qu'il y a c'est qu'il est surtout imprévisible. Il peut te refiler 25 ans de prison ferme pour avoir arrosé ta pelouse en pleine canicule juste parce qu'il a les hémorroïdes ce matin-là. Comme il peut remettre en liberté un meurtrier en série qui s'est fait pincer avec 12 cadavres dans son truck de char juste parce qu'il est de bonne humeur parce qu'il a pu les hémorroïdes. On peut pas savoir à quoi s'en tenir avec ce juge-là. Ça l'air que c'est un ancien criminel lui-même pis qu'y aurait passé son barreau derrière les barreaux. Mais ça, j'ai ben de la misère à croire à ça.

Bob : Avec ma chance habituelle, il va avoir les putains d'hémorroïdes le matin de ma comparution.

Mike : Si j'étais toi, j'essaierai de ne pas trop m'en faire avec ça. Si tu veux un bon conseil. Trouves-toi un bon avocat et plaide l'insanité. Peu importe ce que tu as fais, tu plaides l'insanité. Le pire qui peut arriver c'est qu'ils vont te lobotomiser les 3/4 du cerveau pis te couper les couilles, mais après tu devrais être correct pour vivre une longue et fructueuse vie. Pis tu vas être libre.

Bob : Ouin... Je vais y penser. Le problème c'est que j'ai pas d'argent. Je peux même pas me payer un avocat dans la section des fruits exotiques au magasin de fruits et légumes… encore moins un pour me défendre.

Mike : C'est quoi ? Ils t'ont désigné un avocat par défaut. Un petit jeune plein de boutons qui a même pas encore fini l'université pis qui reste encore chez ses parents. C'est ça ?

Bob : Je sais pas encore qui c'est. C'est une jeune... Une fille... Myriam je sais pu trop quoi. Elle est supposée venir me rencontrer ici demain pour qu'on discute de ma stratégie de défense.

Mike : Joue la trappe... ça gagne des coupes Stanley au hockey c'te défense-là.

[Mike éclata d'un gros rire gras. Bob se fit asperger de postillons brûlants. Il sourit bêtement même s'il n'avait pas le coeur à rire.]

Bob : C'est bon. Je vais penser à tout ça. Merci pour tes conseils, Mike.

Mike : De rien mon Bob. Ça fait toujours plaisir de pouvoir m'occuper un peu des petits nouveaux. Leur faire savoir qu'il n'y pas juste des psychopathes qui veulent vous enculer dans cette prison maudite, mais aussi des gars bien corrects et normaux... qui veulent vous enculer.

Bob : Hé. Ok. Euh...Bon...Je vais aller...euh....je vais aller lever des haltères....ça l'air super le fun.

Mike : OK. Vas-y. Je vais te regarder pendant que tu t'entraînes.

[Après plusieurs minutes d'efforts soutenus pour soulever des haltères dégoulinantes de sueur et de gras de main, Bob s'assura que l'attention n'était plus sur lui. En plus de Mike qui le dévisageait constamment, une foule s'était massée devant lui pour rigoler des deux poids de dix livres qu'il avait accroché à la barre et qu'il avait peine à soulever. Heureusement, un détenu était entré avec une revue pornographique et avait détourné l'attention.

Malheureusement pour ce détenu, un nouveau sans doute, cela excita les autres prisonniers au plus haut point et il se retrouva au milieu d'une séance du supplice de l'étoile. Ce supplice bien connu en milieu carcéral consiste à vous fixer les mains et les pieds bien écartelés et à vous enculer à tour de rôle. Il est toujours préférable de se retrouver du côté agresseur qu'agressé ; c'est généralement la première chose que l'on apprend en tôle, bien souvent de façon douloureuse. Les gardiens finit par intervenir non sans avoir attendu un peu afin que le jeune apprenne sa leçon.]


John: QUE TOUT LE MONDE REGAGNE SA CELLULE ET QUE ÇA SAUTE !

[Le gardien s’approcha du Mexicain.]

John : Pipo ! "Et que ça saute" c'était une image. Laisse ce pauvre détenu tranquille, il en a assez subi comme ça.

[Le jeune homme se releva et enfila ce qui restait de ses pantalons et de sa dignité. Bob regagna la foule en regardant s'il avait gagné un peu de volume musculaire. Déçu, il fie la moue.]

Jeune prisonnier: Merci...

Bob: C'est à moi que tu parles ?

Jeune prisonnier: Oui. Merci de ne pas t'être mis de la partie. Tu dois bien être le seul d'ailleurs. Les putains de gardiens auraient pu intervenir avant.

Bob: Deux choses. Premièrement les gardiens se régalent toujours d'un peu de pornographie en direct. Deuxièmement, si je ne suis pas intervenu c'est que j'étais trop occupé à soulevé des poids afin d'augmenter mes chances de garder ma virginité anale.

Jeune prisonnier: J'en prends bonne note.

[Les prisonniers firent la file docilement, comme à chaque fois qu'ils venaient de se vider les couilles collectivement.]

John: Brochu ! Toi tu viens par ici. Y a une jolie femme qui t'attend au crachoir.

Prisonniers : OUWOUOUOUOUOUOUO !

Couillard: Baises la bien la salope !

Prisonniers : Ah ! ah ! ah !

Bob: Ça va sûrement être plus plaisant que de baiser un jeune homme.

[Couillard, après cette remarque, fulmina de colère et voulu sauter sur Brochu, mais Mike le retint.]

Mike Goulet : Il n'a pas tort Couillard... laisse-le...

Couillard: Tu vas me le payer sale demeuré.

[Bob, conscient de sa chance ne répliqua pas et suivit John vers le crachoir, l'endroit où les accusés déterminaient leur défense en compagnie de leur avocat.]

Bob : Mais ou est-ce qu'on va comme ça ? Le crachoir c'est par là.

[Bob se rendit compte que John ne l'amenait pas du tout là où il aurait du. Il commença à s'inquiéter (ce qui n’était rien de nouveau puisqu'il était en état perpétuel d'inquiétude et de paranoïa depuis les deux dernières semaines).]

John : Ton rendez-vous avec ton avocate n'est que pour demain, Brochu.

Bob : Mais vous parliez d'une fille que je devais rencontrer.

[John et les autres gardiens qui rôdaient autour d'eux éclatèrent d'un rire sinistre qui glaça les couilles de Bob.]

John : Nous t'emmenons à ta cellule, Brochu. Là où le nouveau co-détenu dont je te parlais tout à l'heure t'attend.

Bob : L'espèce de maniaque ?!

[John acquiesça avec un large sourire.]

Bob : Mais pourquoi tu dis que c'est une fille ?

[À ce moment, Bob arriva dans sa cellule. Il n’eut qu’à jeter un bref coup d'oeil à l’intérieur pour comprendre tout ce que John avait voulu dire. Écrasé au fond de la cellule, les genoux repliés sur sa poitrine, se trouvait un gros Noir de 6 pieds 7 qui portait une robe et un bonnet paysan. Il avait les deux yeux dans le même trou et n'avait la barbe rasée que d'un seul côté.]

John : Brochu... voici ton nouveau co-détenu. Hugo Hugo.

[Le géant leva les yeux sur Bob et se mit immédiatement à se lécher ses énormes babines avec sa longue langue pleine de verrues.]

Bob : Mais qu'est-ce que c'est que...

[John poussa Bob à travers la porte de sa cellule et referma celle-ci en la barrant à triple tour.]

John : J'espère que vous allez bien vous entendre tous les deux. Vous avez vraiment l'air fait l'un pour l'autre.

[Le gardien éclata de rire alors que Bob se précipita vers les barreaux, qu'il agrippa de toutes ses forces.]

Bob : S'il vous plait, John. Ne me laisse pas tout seul avec ce monstre. J'ai rien fait pour me mériter cela. Rien.

John : Boucle-la, Brochu. De tous les détenus qui sont ici, tu es celui qui a commis le pire crime. Tu mérites tout ce qui t'arrives. Maintenant, je ne veux plus entendre un seul son ou un seul cri sortir de ta misérable bouche. Sinon, tu aura affaire à ma matraque et les bout de mes bottes à cap.

Bob : Je t'en supplie.

John : Et n'oublie pas que tu es de corvée à l'infirmerie cette nuit. Alors, ne t'endors pas trop profondément.

Bob : Mais je ne pourrais jamais fermer l'oeil avec cette chose qui est là dans le coin.

John : Bonne nuit, détenu.

[John fit demi-tour et partit, laissant Bob en proie à continuer de lancer des plaintes misérables qui ne trouvaient comme réponses que l'écho de sa propre voix qui résonnait à travers les lugubres couloirs de l'aile H de la prison.]

Bob : Quelle horreur! Quel cauchemar!

[Soudainement, Hugo Hugo s'adressa à lui d'une voix grave et lente, avec un lourd accent négroïde, mais de façon surprenante, suffisamment intelligible.]

Hugo Hugo : Est-ce que tu weux être le papa ou la maman ?

Bob : Hein ? Pardon ?!

[Le géant reposa sa question de la même voix basse. Bob n'avait aucune idée ou il voulait en venir mais à regarder l'allure étrange de ce Hugo avec sa robe et son bonnet, il pensa que celui-ci se prenait certainement pour la maman.]

Bob : S'il faut absolument que je choisisse, je préfère être le papa.

[L'autre le regarda longuement avec ses yeux dans le même trou, sans dire quoi que ce soit. Bob se disait qu'il avait peut-être choisi la bonne réponse pour calmer l'autre et ne pas s'attirer d'ennuis de sa part. L’homme de couleur finit par dire quelque chose.]

Hugo Hugo : Tu wes le papa ?

Bob : C'est cela. C’est moi le papa.

Hugo Hugo : Alors, viens sucer la gwosse queue à maman, tout de swuite !

[Bob faillit mourir en entendant cela.]

 

 


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