zones radio fictives
< ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------>

accueil/main   retour à la grille horaire / back to schedule   

 

New York, 48th floor
Heiner Grenzland

durée : 32'22

 


Tout en haut, dans un appartement d'un gratte-ciel de New York. Le silence. Un
silence menacant. L'isolement. Le silence, c'est la solitude. La solitude,
c'est la mort. En bas, dans les rues de Manhattan, là, il y a la vie. Et
l'amour, oui, peut-être l'amour aussi. Seul l'amour peut vaincre la solitude,
seul le bruit peut tuer le silence. Where are you ? C'est toi ?

NEW YORK CITY est une réflexion sur la solitude et repose sur une conception
multilingue employant six langues - mais qui n'ont pas besoin d'être parlées
pour être comprises. La solitude est un sentiment "global"; un sentiment que
nous ne voulons guère admettre dans notre monde moderne.

Le texte de base est un poème, un monologue et une lettre d'amour. L'imagination et la réalité rivalisent dans une bataille de voix et de sons, s'achevant finalement en collapsus psychologique. Une situation extrême devient musique.

____________________________________


High above New York City in a skyscraper apartment ... silence, a foreboding
stillness. Isolation. Silence is loneliness, loneliness is death. Down below
in the streets of Manhattan, there is life and love, yes, maybe love. Only
love can conquer loneliness, only noise can kill the silence. Where are you ?
C'est toi ?

NEW YORK CITY is a reflection about loneliness and is based on a multi-lingual
conception using six languages - which do not have to be spoken to be
understood: loneliness is a "global" feeling, a feeling which we do not wish
to admit to in our modern world.

The basic text-material is a poem, a monologue and a love letter. Imagination and reality are competing with each other in a battle of voices and sounds ending in a psychological collaps. A borderline situation becomes music.

 

 

 

 

 

 

 

 
 

texte français

NEW YORK CITY, 48e étage

Une pièce -
Rien d'autre.
Le silence -
Qui me pénètre
tout doucement.
Bouger.
Observer.
Comme emprisonné
dans une capsule
dans les profondeurs de la mer.
Pas un bruit.
Le bercement du silence
s'amplifie.
Luttant
contre les pensées
omniprésentes.
Le silence !
La solitude. -
Constamment
ensevelis,
étouffés dans
une coulisse bruyante.
Le mouvement. -
Le silence demeure,
filaments grésillant
dans un vide vibrant.
Un murmure, vois donc !
soudain sans bruit sur toutes les lèvres,
le bourdonnement d'images bruyantes,
entends donc ! comme une
puissante colonne de vacarme choral,
un monde se lève,
en pleine solitude déchaînée
pensée hésitante,
rien d'autre. -
dans la pièce

Monologue :
" Le monde m'enveloppe et me traverse. Et pourtant, il reste une singulière distance entre moi et la vie. Elle me semble étrange, comme si je n'en faisais pas partie - insignifiante, une simple structure, comme le réseau tissé que la pluie dessine sur ma fenêtre Parfois, quelque chose se détache soudain de moi, ou - plutôt - s'abat sur moi; quelche chose qui me met totalement ... dans un tout autre ..., mais - je retombe vite dans ma nébulosité et, à travers le doux rempart qui m'entoure, je le sens, le vide, de l'autre côté, comme une fine poussière invisible qui, tout en bas, dans les rues encaissées, se dépose sur le vacarme muet. Mais ... une question me brûle encore les lèvres: quoi ... quoi donc pourrait bien me tuer ... pour la vie ? "

____________________________________

English text

NEW YORK CITY, 48th FLOOR
A room -
nothing more.
Silence -
slowly seeping
inside of me.
Moving.
Watching
Like being locked
in a capsule
on the bottom of the ocean.
No sound.
The tempo of silence
battling
thoughts of the omnipresence.
Silence !
Loneloness -
submerged
by the mundane
suffocated
in a resounding setting.
Movement -
yet, the silence remains,
chirping strings
in a vibrating nothingness.
Look ! A humming
so sudden, soundless,
on everyone's lips,
there, a rumbling,
noisy pictures, just listen !
As the mighty pillar of chorus racket
is given birth to a world
in a thunderous loneliness.
Flackering thougt.
nothing more,
in a room.


Monolog :
" The world surrounds and penetrates me. Nonetheless, I feel peculiarly distant from life. It seems strange to me ... as if I weren't participating - no more than a meaningless structure, like a pattern of raindrops on my glass wall. ( on my window ) At time, all of a sudden, something breaks out of me, or better yet, comes over me; something that totally ... myself in a completely different ..., but - soon I find myself sinking back into a state of obliviousness, embraced by a gentle wall; there, I can feel it, the emptiness on the other side, like fine invisible dust falling over silent noise, covering the canyons of streets, way down. There's just one question burning on my lips ... what ... what ist it that might kill me ... in favor of life ? "


" Meine Liebe, - wo bist Du ? - Ich sitze an meinem Fenster und starre hinunter auf die Straßen, während ich dies schreibe. Ich weiß, irgendwo da draußen mußt Du sein, in diesem Lärm, der Leben ist, ich fühle es; - hier oben... ist nur eine gläserne Stille, die mich umringt, einschließt, wie in eine Kapsel, schwerelos. Wo bist Du, meine Liebe ? Alles in mir will zu Dir, Tag und Nacht halte ich mir Dich vor Augen ... D e i n e Augen, die Linien Deines Mundes. Als wärst Du bei mir, höre ich Dein Lachen, wie Du sprichst - Du bist allgegenwärtig und Deine Liebe sickert langsam in mich hinein, sie erstickt die Einsamkeit und meine stummen Lippen summen plötzlich D e i n e Melodie. Hörst Du ? Wie Mächtig ! Nur mit Dir kann ich die Welt gebären. - Meine Liebe, - wo bist Du ? "

 

Manuscrit, composition et réalisation: Heiner Grenzland
Voix: David Steffen, Elena Uhlig, Christian Gaul, Yuki Iwamoto, John Yamoah,
Alexandro Lorente, Dominique le Parc / Musiciens: Enno Senft, contrebasse &
membres de l'Ensemble Présence / Ingénieurs du son: Venke Decker, Martin
Seelig, Thomas Werner, Kalle Meister / Assistantes de production: Karin Blank,
Anna-Maria Hafner / Assistante de direction: Bettina Reiser / Production:
DeutschlandRadio Berlin en coopération avec SFB-ORB 2000.

______________

Writer, Composer and Director: Heiner Grenzland
Voices: David Steffen, Elena Uhlig, Christian Gaul, Yuki Iwamoto, John Yamoah,
Alexandro Lorente, Dominique le Parc Musicians: Enno Senft, double-bass and
members of the Ensemble Présence
Sound Engineers: Venke Decker, Martin
Seelig, Thomas Werner, Kalle Meiste
Production Assistants: Karin Blank,
Anna-Maria Hafner
Director's Assistant: Bettina Reiser
Produktion: DeutschlandRadio Berlin/SFB-ORB 2000

 

 
         
 

Heiner Grenzland: Auteur, compositeur et réalisateur freelance vivant à
Munich. Publication du premier CD "Nouveau Réalisme" (Intermusic / BR) avec
musique de chambre et oeuvres symphoniques en 1995. Compositeur de plusieurs
oeuvres pour instruments solos, un oratorio et un ballet. Depuis 1997,
productions radiophoniques d'émissions musicales et oeuvres électroniques, et
en 1998, premier Hörspiel "Deadline" (Bayerischer Rundfunk München), suivi en
2000 de "New York City - 48th Floor" (DeutschlandRadio Berlin).

_____________________________________

Heiner Grenzland: Freelanced author, composer and director living in Munich.
Publication of first CD "Nouveau Realisme" (Intermusic/BR) with chamber music
and orchestra works in 1995. Composer of several works for solo-instruments,
an oratorio and a ballet. Since 1997 radio productions of music-features and
electronic works and in 1998 the first Hörspiel "Deadline" (Bayerischer
Rundfunk München), followed by "New York City - 48th Floor" in 2000
(DeutschlandRadio Berlin)