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COMBAT CONTRE LA DOUBLE PEINE ou comment utiliser les arguments les plus pourris contre la France blanche |
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Le combat contre la double peine fait partie de ces marronniers que l’intelligentsia gaucharde et syndicaliste nous ressort périodiquement, avec, évidemment, la complicité intéressée d’une presse qui n’en est plus à une passe près [1]. Qu’est-ce, au juste, que la double peine dénoncée par le lobby imigrationniste ? Il s’agit simplement d’une peine dite « complémentaire », encourue en matière criminelle et correctionnelle. Précisons aussi que les infractions pour lesquelles l’interdiction du territoire est prévue sont rarement considérées par la morale publique comme d’amusantes babioles ; elle n’est jamais encourue pour les délits « mineurs », comme le vol simple, par exemple, mais est réservée à des délits particulièrement graves (vol à main armée, entre autres) ou à certains crimes. Autant dire d’emblée que les malheureuses victimes de la double peine sont d’adorables angelots. De telles peines peuvent être prononcées contre toute personne de nationalité étrangère qui se rendrait coupable de l’infraction qu’elle punit, son prononcé ne dépendant que de la bonne volonté du juge. Les amis du peuple opposent à cette « double peine » un certain nombre d’arguments, certains vaguement juridiques, d’autres qui proviennent d’une imagerie malsaine du bon étranger intégré à qui la société fait des misères. C’est d’ailleurs bien souvent elle qui le pousse à délinquer, mais chhuuttt… faut pas encore le dire. Prenons un par un ces détritus de la pensée unique métisseuse…
Commençons par un petit résumé bien poétique de ce que les défenseurs de la chance pour-la-France pourfendent vaillamment, n’hésitant pas à prendre des risque considérables pour sa propre liberté… "Vivre en France implique qu'on est soumis à deux systèmes judiciaires différents, selon qu'on est français ou étranger. Si vous êtes français, vous êtes réassimilable dans la société. Si vous êtes étranger, vous êtes irrécupérable. Cette notion d'irrécupérabilité est une donnée nouvelle dans l'espace judiciaire français. Si vous êtes porteur d'une carte d'identité française, vous redevenez un individu comme les autres. Si vous ne disposez pas de cette carte, vous êtes porteur d'un vice irrémédiable, inné, qui fait de vous un être nuisible."
Cette comptine gentillette pour fillette bourgeoise, ce faux réquisitoire kafkaïen résume à lui seul tout le mal que nos amis les collabos pensent de la double peine : elle serait (et c’est là que c’est horrible) purement et simplement raciste, et (quel courage) sa simple existence dans la législation démontre à coup sûr que cette dernière est remplie de tout plein de préjugés contre les étrangers, qui sont comme chacun sait, l’avenir de la France (et parfois de l’homme, pour paraphraser Aragon). En quelques lignes, dans un style vaguement littéraire de brûlot néo-zolatien, voici résumés tous les arguments foireux de cette frange bien-pensante de la gauche pourrie, qui est en passe d’emporter l’adhésion des cerveaux mous des putes de l’Hôtel Bourbon.
Entrons un peu plus dans le dédale de leur glauque pensée jaccusiste …
Ca commence mal. Il existe effectivement un principe selon lequel nul ne peut être puni deux fois à raison des mêmes faits. Ce principe prohibe que l’on soit CONDAMNE deux fois pour la même infraction, en aucun cas que le même jugement prononce deux peines de nature différente. Ce qui, du reste est extrêmement courant : toutes les infractions ou presque sont sanctionnées par deux peines principales (emprisonnement et amende), et par une ou plusieurs peines complémentaires, dont il revient au juge d’apprécier l’opportunité au cas par cas. Or, la « double peine » n’est que l’application d’une peine complémentaire, en sus de la peine principale. Cet argument juridique tombe à l’eau (faut dire que la LICRA n’a pas eu la main heureuse, quand elle a choisi ses avocats, cette fois-ci – voir plus loin). De plus, la caravane gauchiste cale au milieu de la rivière. Il est étonnant que, dans sa lancée, le collectif anti-double peine ne proteste pas contre la condamnation corrélative à la prison avec sursis et à une peine d’amende (combien de patrons se sont vus condamner à cette double peine ?). Ou, dans d’autres cas, à l’amende et l’inéligibilité (combien d’élus du peuple ?).
Deuxième argument pseudo-juridique, deuxième flop. La discrimination consistant à traiter différemment des situations identiques, il reste à démontrer en quoi la situation d’un condamné français est identique à celle d’un condamné étranger. A vrai dire, il est des cas où le premier nous emmerde plus que le second. La peine a, il ne faut pas l’oublier, un rôle éliminatoire. Personne ne proteste contre l’enfermement des violeurs ou des assassins, et dans certaines circonstances, la peine de mort fait furieusement sentir son absence. Le criminel français ne peut être éliminé que par la réclusion à perpétuité. Le criminel étranger peut être éliminé par l’expulsion. Ca nous évite de remplir nos prisons, ça lui évite d’y pourrir ad vitam aeternam. C’est tout bénef’ pour lui aussi. Au passage, admirons la conclusion : « la double peine sanctionne la nationalité ». Bel exemple de détournement logique dont la gauche KGBiste à le secret. La peine ne sanctionne plus le criminel, mais sa « nationalité ». L’expulsion n’est pas la conséquence logique que l’on tire de l’origine du criminel, mais le résultat de sa nationalité. Cherchez l’erreur. Un petit chiffre au passage : plus de deux interdictions de territoire sur trois ne sont pas suivies d’effet. Autant dire que, dans une bonne mesure, les chouineries des amis des bêtes ne correspondent pas à davantage que les singeries des manifs de sans-papiers.
Sautons du droit à la télé, et l’on se prend tout à coup à rêver d’un pays extraordinaire, où l’on serait heureux d’être puni, où la prison serait une fête continue, le QHS une île paradisiaque de vins et d’orgies, et la matonne très décolletée. Magnifique, mais malheureusement, ça n’est pas encore comme ça qu’on fonctionne, en France (quoique…). N’est-ce pas le principe de toute peine que d’être inhumaine et douloureuse ? Qui se réjouit d’avoir un proche en prison ? Qui est heureux d’être enfermé ? Quelle famille n’est pas séparée par les barreaux ? Il est même plus facile de réunir les familles lorsqu’un membre est expulsé du territoire que lorsqu’il est enfermé en quartier de haute sécurité. Et puis il y a certains milieux où toutes les fratries se retrouvent en prison. Que demande le peuple ? Renvoyons également les juristes en herbe de la LDH et autres SCALP à leur Code pénal : l’article 131-30 dudit Code prévoit que, dans un certain nombre de cas, et notamment lorsque le condamné est père de famille ou s’est marié en France, la décision d’interdire un criminel ou un délinquant du territoire français doit être soigneusement motivée par les juges. Il en va de même, d’ailleurs, dans tous les cas où l’étranger condamné aurait en France de prétendues « racines » (lorsqu’il est en France depuis plus de quinze ans, ou s’il y est arrivé avant l’âge de dix ans). Autant dire qu’on ne prononce jamais l’expulsion à la légère. Qu’on le regrette est un autre débat. En tous les cas, on n’expulsera jamais un père de famille nombreuse pour une broutille, et la sanction doit être particulièrement nécessaire pour passer au travers des voies de recours successives.
La générosité de supermarché a un gros défaut : elle sent le rance très rapidement. On aura compris dès le paragraphe précédent qu’il est inhumain de séparer les familles. J’aurais bien une idée pour y remédier, mais je doute fort qu’elle emporte l’agrément de nos collabos. Fermez la parenthèse. La double peine est « injuste ». Soit. Mais l’emprisonnement est-il « juste » ? Qu’est-ce qu’une peine « juste » ? Est-ce une peine qui, ayant perdu tout caractère stigmatisant, devient agréable ? Le critère que semblent utiliser nos défenseurs de la France métisse est celui de l’effet circonscrit au condamné lui-même. Mais alors quelle peine n’est pas « injuste » ? Condamnez un père de famille modeste à une forte amende, c’est tout le train de vie de son foyer qui s’en ressentira. Annulez le permis de conduire d’un chauffard, il perd son travail, et c’est un salaire en moins pour nourrir femme(s) et enfants. Emprisonnez un parent criminel : la famille explosera, et chacun de ses membres sentira la vindicte sociale.
Retournons dans notre pays idyllique… Dès le jugement rendu, le condamné entre dans un long ermitage, et, au fil des jours, s’amende, se repent, et décide de devenir un saint. C’est bien connu, et nos amis ne l’ignorent pas, les prisons sont de véritables monastères, où l’on se flagelle et se repent… Pour qui nous prennent-ils ? Et puisqu’il est interdit de discriminer, discriminons un peu. Il entre certes dans le rôle traditionnellement dévolu à la condamnation pénale de favoriser l’amendement et la réinsertion sociale. L’actualité récente d’un ancien tueur d’enfants nous a d’ailleurs démontré à quel point la prison pouvait sanctifier. Seulement, l’étranger, en tant que tel, a envers la société une obligation que le Français de naissance n’a pas : celle de « s’insérer », comprenez de la mettre en veilleuse et de ne pas se faire remarquer, certains diraient de respecter les lois de l’hospitalité. Sinon, il est de la plus saine logique qu’on lui montre la porte, poliment mais fermement. Et si la société n’avait pas envie d’offrir une « seconde chance » au malheureux condamné ? Et si même elle considérait comme de la plus pure logique de virer manu militari ceux qui prennent le beurre, l’argent du beurre et la crémière ? Lorsque vous regardez le JT, on vous montre, le visage masqué, un Mohammed quelconque, condamné à 8 ans de prison pour braquage, sous la menace d’une expulsion, qui se plaint de la méchanceté de la société tout entière, et de ses lois racistes. Et alors ? Si quelqu’un vient chez moi et fout le bordel, je le reconduits à la sortie, à coups de pompe s’il le faut. Suffirait-il qu’il vienne pleurer sous mes fenêtres en chialant qu’il se sentait bien dans mon salon et qu’il appréciait mon frigo pour que je lui rouvre la porte et que je lui lèche les babouches ? Le citoyen qui accepterait cette logique aurait un cervelet singulièrement faiblard et abruti … et je crains que cette maladie dégénérative ne soit de plus en plus répandue parmi ce qui reste de gaulois sous nos latitudes.
Je savais que la Ligue des Droits de l’Homme comptait en son rang de nombreux avocats. Mais j’ignorais à quel point leur esprit était confus, et leurs connaissances en droit pénal, nulles. Quel rapport entre la prescription d’un délit (le temps pendant lequel on peut le poursuivre) et l’abrogation d’un arrêté d’expulsion ? Les auteurs de ce brûlot bien réchauffé confondent prescription de l’infraction et prescription de la peine, prescription de la peine et durée de la peine. Autant dire que cet argument est idéal pour passer à France-Info, mais qu’il n’a aucun sens. Il existe du reste plusieurs peines « perpétuelles et imprescriptibles ». La fermeture d’établissement, par exemple, qui peut frapper le tenancier d’une maison de passe. Jamais l’ancien proxénète, sorti de prison, ne pourra rouvrir un hôtel. La dissolution d’une personne morale, au cas où c’est une société ou une association qui s’est rendue coupable d’une infraction (peine particulièrement pratique dans la lutte contre les sectes et les « associations de malfaiteurs ») est également une peine perpétuelle. L’interdiction définitive, pour un violeur d’enfants, d’exercer une profession en contact avec des enfants doit-elle être condamnée sous prétexte que la peine serait « perpétuelle et imprescriptible » ?
Encore un bel exemple de logique qui marche sur la tête. La double peine est inefficace, parce que les condamnés restent en France… J’ai beau réfléchir, je reste perplexe. S’il y a effectivement un problème, il se situerait plutôt du coté de la surveillance du territoire et du contrôle aux frontières, non ? Seulement, y a-t-il un préfet suffisamment courageux pour renvoyer de l’autre coté de la mer nos gentils condamnés ? J’en doute. Et, au risque de me répéter, je rappelle que deux tiers des condamnations à l’interdiction du territoire ne sont pas appliqués. Ce qui prouve autant son efficacité que la désertion prouve la justesse d’une guerre.
Ai-je bien lu ? C’est la « double peine » qui menace la cohésion sociale etc. ? Sans doute, oui, et bien davantage que les délinquants eux-mêmes ne sont capables de le faire. La loi violerait-elle la loi ? Serait-elle délinquante à son tour ? Et l’ordre public pourrait-il troubler l’ordre public ? On n’est pas loin de le penser… La « double peine » ne crée une catégorie de « sans droit » (toute analogie avec des mouvements récents est purement fortuite, naturellement) que parce qu’elle est mal appliquée. Si le criminel devient clandestin, c’est parce qu’il n’a pas été expulsé en temps et en heure, et que sa présence sur le territoire est illégale. C’est là, dans ce maintien illégal sur le territoire, que se situe le trouble à l’ordre public, et pas ailleurs. Du reste, que nous importe que des repris de justice aient des difficultés à se réinsérer dans leur pays d’origine ? Ils ne se sont pas assimilés en France, c’est nettement suffisant pour qu’on les en vire. Le reste ne nous intéresse pas. Enfin, il est faux de prétendre qu’un interdit de territoire est un sans-droit. Il lui en reste un : celui de mettre les voiles. Et ce droit-là, je ne le lui conteste pas, et je suis prêt à faire autant de lobbying que nécessaire pour qu’il lui soit donné valeur constitutionnelle.
Voyez-vous ça ? On condamne plus les maghrébins à l’expulsion que les allemands. Curious, isn’t it ? Voilà typiquement le genre de chiffre qui n’atteint son but que dans un cerveau déjà bien ramolli. Dans les autres, ma foi, le chemin est moins tortueux, mais il est illégal. Dans le même ordre d’idées, pourquoi ne porterait-on pas plainte contre les prisons pour discrimination raciale ? La composition de leur clientèle habituelle pourrait bien s’y prêter.
Mais la France est vaste, et, si la moitié des doubles condamnés y a déjà passé plus de la moitié de sa vie, il faudrait aussi préciser que c’est souvent pour une bonne partie dans de charmants villages bétonnés et grillagés, aux noms fleuris. Ca met du baumette au cœur.
Vous n’aviez pas encore compris que la famille peut souffrir ? Alors reprenez-en donc un petit peu. Pour l’analyse logique de cet argument, voyez plus haut. Si vous n’êtes pas convaincu, laissez tomber.
Conclusion : Il n’est pas besoin d’être Elizabeth Tessier pour voir que ce que dénoncent les gauchistes métisseux n’est pas la « double peine », malgré leurs arguments pseudo-juridiques, mais la possibilité pour la justice d’expulser des délinquants étrangers. Or, toutes les expulsions d’étrangers concernent des délinquants, puisque, lorsqu’il ne s’agit pas de la fameuse « double peine », il s’agit généralement de personnes coupables de séjour irrégulier sur le territoire français. Alors 1- Non à la double peine, mais 2- Sachons garder la bonne. |
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