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Famille André Bérubé [cliquez pour agrandir]
Famille André Bérubé
Tiré du livre du 75e

Les pionniers

Il faut remonter vers 1845 pour parler des premiers arrivants. Ils étaient tous cultivateurs. MM. François-Xavier Michaud et Pierre Ross de Rivière-du-Loup sont considérés comme étant les pionniers du village. En 1855, la Paroisse de Métis est fondée dans la Seigneurie de Mitis, ce qui représente l'actuel territoire des municipalités de Saint-Octave-de-Métis, Saint-Antoine-de-Padoue, Price et Saint-Angèle-de-Mérici.

En 1888, l'emplacement du village comprenait cinq maisons, à ce qu'on dit. C'est à l'aube du XXe siècle que la Price Brother's & Company Ltd, qui opérait déjà un moulin à l'embouchure de la rivière Métis, attire rapidement dans son voisinage plusieurs personnes autres que les familles de ses employés. Le village commence alors à se former. Le nom de ce territoire était alors appelé « Price Mills » (en français : « Moulin Price »).


Vue aérienne de Price en 1950 [cliquez pour agrandir]
Price en 1950
Tiré du livre du 75e

Reconnaissance civile

Vers 1900, les noms des municipalités de Métis étaient différents de ceux d'aujourd'hui. Ce qui porte à confusion. À cette époque, Grand-Métis était « Saint-Octave-de-Métis » et Saint-Octave-de-Métis était « Saint-Octave-de-Métis-Sud ». Saint-Antoine-de-Padoue faisait alors partie intégrante de cette dernière.

La scierie qui est à l'origine du village, dont celui-ci tire son nom, est au début du siècle une des plus importantes compagnie de bois à travers tout le Canada. Homme d'affaires bien établi, sir William-Evan Price possède une entreprise forestière qui est sur la voie du succès. C'est l'arrivée du moulin qui fit débuter véritablement le développement du village, qui avait déménagé du quai de Grand-Métis. Au fur et à mesure que la population s'accroît, que les commerces et services se multiplient, que les besoins d'ordres religieux et scolaires sont comblés, il est tout à fait normal que cette population entreprenne elle-même les démarches pour se constituer en municipalité autonome.

C'est le 3 mars 1926, que la population de ce territoire organise son conseil municipal et dirige sa destinée sans l'aide de sa voisine, Grand-Métis. Le nom de cette municipalité est « Priceville » et son premier maire fut M. Wilfrid-Gédéon Beauchemin. Ce n'est que 29 ans plus tard, soit en 1945 qu'elle change de nom pour celui de « Price », car il y avait alors confusion avec Princeville dans la région des Bois-Francs.

Centrale de Price, Mitis-1 [cliquez pour agrandir] Construction de Mitis-1 à Price, en 1922-23 [cliquez pour agrandir] Rénovations du barrage en 1992. Photo : Brigitte Therrien et Michel Careau [Cliquez pour agrandir]
La centrale vers 1975     Construction de Mitis I  Restaurations du barrage
Archives Jacques Brillant                Archives Jacques Brillant              Brigitte Therrien & Michel Careau

Centrale Mitis I (Lire l'article du Progrès du Golfe de Rimouski du 11 juillet 1923)

Mitis I est la première centrale hydroélectrique du Bas-Saint-Laurent. Elle est située à Price, sur la rivière Mitis. Cette dernière, de la chute au fleuve, appartenait à dame Elsie Reford, qui y faisait la pêche au saumon, Avant elle, son oncle, Georges Stephen, président fondateur du Canadien Pacifique, s'en était porté acquéreur en 1886. M. Jules-André Brillant, homme d'affaires de Saint-Octave, fonde la Compagnie de pouvoir du Bas-Saint-Laurent en 1922. L'année suivante, au printemps, Mitis I voit le jour. Le premier juillet 1923, une fête fut organisée pour la bénédiction et l'inauguration officielle en présence d'une foule nombreuse, assemblée sur les bords de la rivière Mitis. Plusieurs invités d'honneur tant religieux que politiques étaient présents pour apprécier le succès de cette entreprise réalisée grâce à l'ingéniosité d'un Canadien français.

Selon les statistiques de la compagnie, en 1923, elle compte 2 135 abonnés, répartis de Kamouraska à Matane, en passant par Cabano, Rimouski et Matapédia, même jusqu'à Campbellton, N.-B. Le marché grandissant, en 1945, on construit Mitis II. Malheureusement, la centrale fut fermée en 1985, pour être remise en marche après rénovations en 1992.

La centrale Mitis I constitue une pièce très significative du patrimoine technologique d'Hydro-Québec, dans le Bas-Saint-Laurent. L’ingéniosité de 1923 combinée avec la technologie de 1976 (année de rénovations) et l’avant-gardisme de 1992 finit par donner comme résultat une centrale moderne et adaptée à sa réouverture en 1992.

 

Installation du réseau d'égouts en 1946. La tranchée pouvait atteindre 20 pi. de profond [cliquez pour agrandir]
Installation de l'égout rue St-Rémi (1946)
Tiré du livre du 75e

Électricité et aqueduc

La population du village de Price bénéficie de l'énergie électrique fournie par la Compagnie de pouvoir du Bas-Saint-Laurent en 1923. On voit donc arriver à ce moment, l'éclairage des rues. À l'époque, 20 lampes de 100 watts chacune suffisaient. C'est en 1932 que débutèrent les travaux pour doter la municipalité d'un système d'aqueduc et d'égouts. En 1945, la municipalité autorise un emprunt afin d'établir un système d'égouts sur son territoire, à condition que les contacteurs s'engagent à construire ce système pour un montant de 60 000 $. Quatre ans plus tard, en 1949, la Price Bros. Ltd. entreprend la construction du célèbre réservoir d'eau d'une hauteur de 108 pieds, partie intégrante du paysage, il était le symbole de toute une population jusqu'à sa démolition au début des années 1990.

La tour d'eau [cliquez pour agrandir]
La tour d'eau
Comité du patrimoine

En 1952, un autre contrat est confié à Nazaire Boucher du Bic pour la construction du système d'égouts dans la partie nord de la municipalité.

Le premier juin 1984, une demande est acheminée au ministère de l'Environnement afin que celui-ci considère la candidature de Price dans son programme d'assainissement des eaux usées. C'est en 1987 que les municipalités de Price et de Sainte-Flavie signent une entente relative à la mise en commun d'un service d'alimentation en eau potable. L'entente requise relative à l'exécution et au financement des ouvrages a été signée le 10 février 1993 entre la Société québécoise d'assainissement des eaux et la municipalité de Price. La municipalité dispose depuis 1999 d'une usine de traitement de l'eau potable, au sud du village. Il ne reste plus que le projet d'assainissement eaux usées à concrétiser (un projet de plusieurs millions $), ce qui permetterait de ne plus déverser les égouts dans la rivière Mitis.

 

Intérieur de l'église après la parachèvement de 1925 [cliquez pour agrandir]
L'église après les rénovations de 1925
Tiré du livre du 75e


Institutions religieuses

À ses débuts jusqu'en 1900, Price est sous la tutelle religieuse de Saint-Octave-de-Métis. En 1909, alors que le village compte 930 habitants, une requête de plus de 160 signatures est adressée à monseigneur André-Albert Blais, sollicitant la construction d'une église. Le territoire compte suffisamment de citoyens pour faire vivre un prêtre résident et pourvoire à l'entretien du culte.

Le 6 décembre de la même année, Mgr Blais nomme officiellement un jeune prêtre à la tête de la desserte Saint-Rémi-de-la-rivière-Métis, l'abbé David-Georges-Alexandre Michaud. Rapidement, le curé organise sa paroisse ; il établit une chapelle temporaire dans l'école du village et ce, jusqu'à la construction de l'église deux ans plus tard.

En 1910, une assemblée des contribuables de Price amorce une discussion sur le choix du terrain le plus favorable à la construction d'une église. Le 30 avril de la même année, l'évêque de Rimouski publie le décret d'érection de la future église. Le décret détermine le site exact de l'église, ainsi que ses dimensions.

Les plans et devis de l'édifice sont confiés à Thomas Raymond, architecte de Québec. Les travaux débutent donc au début de 1910 pour se terminer le 31 décembre de la même année. La desserte paiera le coût des travaux pour la somme de 20 975 $.

En 1912, une requête est présentée à l'évêque demandant l'autorisation de construire un presbytère. Les travaux de construction du presbytère commencent en mai de la même année pour se terminer au début décembre 1912. Dès lors, le curé habite sa nouvelle résidence.

En 2001, un comité formé organisa diverses collectes de fonds et, avec une subvention gouvernementale, l'enveloppe de briques rouges de l'église fut restaurée. De plus, on reconstruit le balcon, pour qu'il soit conforme à celui qu'on retrouvait en 1925.

 

École de Price en 1915 [cliquez pour agrandir]
École no 1 en 1915
Tiré du livre du 75e

Éducation

L'absence de documents nous empêche de retracer l'année de construction de la première école, mais nous savons qu'en 1911, on procède à la mise sur pied officielle de la Corporation scolaire Saint-Rémi-de-Métis. Nous savons également qu'en 1917, les paroissiens de Grand-Métis et ceux du 2e rang de Saint-Octave (rang des Écossais) se joignent à la clientèle scolaire de Price. À partir de ce moment, la Commission scolaire Saint-Rémi-de-Métis administre 3 écoles : celle du village et 2 écoles de rang.

C'est en 1920 que sont arrivées les premières religieuses de la congrégation Notre-Dame-du-Saint-Rosaire de Rimouski, pour dispenser l'enseignement à la toute nouvelle « école modèle » du village construite en 1909. C'est dans cette école qu'en 1909, l'abbé Michaud établit sa chapelle temporaire, De 1909 à 1956, le bâtiment a dû subir bien des transformations, dont un agrandissement du corps de la bâtisse qui permit de recevoir 14 religieuses et 565 élèves. En 1937, une nouvelle école est construite. Ceci soulève quelques contrariétés au sein de la population. On ne s'entend pas trop au sujet de l'emplacement. À partir de 1943, cette école fut désignée école no 3. C'est en juin 1963 que cette école ferma définitivement ses portes.

Le Collège Onésime-Gagnon, situé sur la rue Fournier, était habité par les frères du Sacré-Cœur. Ils y ont enseigné de 1948, année de sa construction, à 1961. En 1968, elle ferma ses portes pour être achetée par la municipalité qui la convertit en hôtel de ville. En outre, c'est à ce moment qu'ouvrit la polyvalente de Mont-Joli, la clientèle de Price y étant déménagée.

Construite en 1957 — après le déménagement de résidences et la disparition de la rue du Saint-Rosaire dont l'entrée donnait devant l'accès de la résidence du 21, rue Saint-Camille — et toujours en opération, l'école Saint-Rémi fut le couvent des religieuses de Rimouski qui possédaient une aile leur servant de résidence jusqu'en 1968. Elle a déjà compté 23 classes et plus de 548 élèves. Beaucoup à comparer aux 127* élèves d'aujourd'hui...

* : en 2002 - 2003

La première brigade de pompiers de Price, en 1958 [cliquez pour agrandir]
La première brigade (1958)
Tiré du livre du 75e

La brigade des pompiers

Dès ses premières années d'existence, un équipement contre les incendies est en place à Price. En 1913, monsieur W. Seal est autorisé à acheter pour la municipalité une pompe chimique, un extincteur chimique et huit cent pieds de boyaux pour commencer un système de protection contre les incendies chez nous. C'est en 1932, que le premier corps de pompiers est formé, il compte 22 volontaires. En 1975, la municipalité fit l'acquisition d'un nouveau camion au coût de 35 108 $ qu'elle possède toujours. Une nouvelle caserne fut construite en 1993, après la démolition de l'ancienne qui était en annexe à l'hôtel de ville. Aujourd'hui, l'entrée principale du parc municipal est venue prendre sa place. En 1999, la brigade s'est dotée d'un camion « unité d'urgence ».

 

Bureau de poste

Le plus vieux bureau de poste à Price remonte à 1891. On raconte que Philippe Bourgoin allait chercher le courrier à la gare du « summet ». En 1897, le bureau de poste est transféré chez J.-P. Joubert qui est devenu maître de poste. En 1960, le ministère des Postes change sa politique et l'on voit alors dans les villages des bureaux qui sont aujourd'hui la propriété de la Société canadienne des postes (Postes Canada).

 

            - D'après : Fier de son passé, ouvert à l'avenir - 1916 Price 1991 ; 1991, Comité du patrimoine de Price
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