

Yvette est née à Hawkesbury, le 13 avril 1930.
Inutile de vous spécifier que le chiffre 13, pour elle ,est un porte-bonheur.

Son père, Eugène Parisien, bilingue parfait, un gars bien débrouillard,achète la terre familiale et fait vivre sa famille de ses produits;
lait, beurre, crème, oeufs, viande, et légumes. Il décède à l'âge de 85 ans.

Sa mère, Antonine Gougeon enseigne dans le nord de l'Ontario (elle a par ailleurs, enseigné la mère des quintuplées Dionne),
métier qu'elle délaisse pour se marier et vivre avec son époux à Hawkesbury. Après sa 4e grossesse, l'arthrite la frappe et elle devient invalide en peu de temps. De sa chaise roulante,elle tient les guides de la famille d'une main de fer jusqu'à son décès à l'âge de 62 ans.

Yvette, la deuxième d'une famille de trois filles, fréquente l'École séparée de Longueil #3, jusqu'à l'âge de 12 ans, année où elle termine ses études primaires.

Ses parents exigent alors sa pleine participation aux tâches quotidiennes de la ferme;
boulot qu'elle exécute adroitement et avec simplicité jusqu'à l'âge de 25 ans. Elle quitte alors ce travail pour élire domicile avec son époux.
Jusqu'en 1975 elle s'occupe à élever ses deux garçons, Normand et Yves.

Enfin, elle suit des cours de formation à Montréal et à Toronto, puis commence une autre phase de sa vie: l'enseignement des arts.

Partout dans Prescott-Russell, Stormont Dundas et Glengary elle transmet ses connaissances aux adultes, aux vieillards et aux enfants. Habile de ses dix doigts, elle propage son savoir-faire avec dignité et minutie dans les matières suivantes:
- macramé
- tissage
- tissage haute-lisse
- découpage à trois dimensions
- peinture sur plâtre
- fabrication de bijoux
- réparation de cadres

Vingt-deux ans d'enseignement avec des produits nocifs
et toxiques attaquent cruellement sa santé et elle doit laisser l'enseignement avec grand'peine.


Vers 1985, Yvette, comme divertissement, suit des cours de peinture
et tombe follement amoureuse de ce nouveau passe-temps. Rares sont maintenant les journées où elle ne passe pas quelques heures devant son chevalet.
À la retraite, elle peint,répond aux besoins de M. Jules
son chat tigré, entretient ses 34 acres de terrain, joue dans ses
plates-bandes, découvre le monde des ordinateurs
,et sur un simple coup de téléphone
abandonne tout, tout de go, pour aller s'amuser avec sa petite fille Marianne.
