Gisèle ChartierBiographie Gisèle Chartier







Gisèle nait à North Bay en Ontario, le 26 fév. 1932. Son père, Gérard Chartier, pâtissier de métier, elle le voit comme un homme patient, méticuleux, généreux et travaillant; sa mère, Lorenda Désilets, gérante d'une tabagie, comme une dame enjouée, ambitieuse, avant-gardiste. Sa soeur unique, France, arrive trois ans et demi plus tard. Les deux deviendront des amies inséparables.





Montréal l'accueille vers l'âge de cinq ans. Elle développe une passion folle, inexplicable pour la harpe, mais son père, pas millionnaire, fait un compromis pour des cours de piano; elle y réussit très bien et encore aujourd'hui son âme s'émeut sous les notes envôutantes d'une pièce jouée avec virtuosité.





Jeune, elle s'amuse à jouer, dessiner,découper, plus tard, elle collectionne les disques, danse et devient un "leader" dans les activités para-scolaires et religieuses.





De douze à dix-huit ans elle fréquente le pensionnat, où elle termine son secondaire avec éclat. Son père lui conseille fortement une année complète d'études en anglais pour parfaire son éducation.





Facilement elle décroche un emploi au sein de la compagnie "Bell". Plutôt discrète, elle préfère quitter sa position pour s'occuper des trois jeunes enfants de sa tante Annette, décédée d'un cancer à l'âge de trente-huit ans. Elle y restera jusqu'à son mariage à vingt-trois ans.





Alors, elle élève ses deux enfants, Christiane et Daniel, apprend le tricot, le crochet et la couture. La musique l'enflamme toujours et elle ne se lasse jamais de jouer du piano. Voyant son talent pour dessiner ses enfants lui conseillent de suivre des cours de peinture. Craintive, elle débute vers l'âge de cinquante-cinq et graduellement, avec l'encouragement de sa famille, ses amies et surtout son prof de Lachute, Pauline Brousseau, la confiance nait puis augmente.





Au grand malheur de tous, cinq ans plus tard, on lui enlève un tumeur au cerveau et elle perd la vision dans un oeil, l'autre s'affaiblit. Malgré ces embûches, elle se relève plus forte, plus épanouie et ses peintures s'améliorent en conséquence.





Une femme indulgente, elle raconte sa vie avec candeur et rit de ses mauvaises aventures. En voici une:
Un jour, en visite chez une de ses grandes amies, Yvette, à Bell Falls, les deux femmes décident de pratiquer un peu de sport sur la Rivière Rouge. Elles demandent donc à un voisin, un espagnol du nom d'Épi, de leur procurer une chaloupe. Ceci fait, les deux commères se trouvent bientôt sur l'eau en train de ramer. Une heure plus tard, fatiguées de leurs ébats, elles jugent qu'il est temps de rentrer au bercail. Quelle surprise les attend! En effet, en examinant le décor pour se situer, elles réalisent qu'elles en sont exactement à leur point de départ. Le courant étant si fort, elles n'ont jamais réussi à avancer de plus de quelques pieds.





Aujpurd'hui, Gisèle apprécie chaque petit bonheur que la vie lui présente: un sourire gratuit, une parole aimable,un geste généreux, un paysage pittoresque, un soleil radieux, une belle photo, un morceau de musique enivrant; elle mord à pleine dents, goûte et savoure chaque minute que le temps lui prête. L'amitié, c'est un bijou précieux qu'elle porte fièrement et sa famille, la cerise sur son sundae.





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