Ce qu'il reste de nous, Adieu
Lénine, Le roi et l'oiseau, Les
Choristes Déception. Ce cinéma
ne le présentait que la semaine prochaine. Il y avait une douzaine
de films à l'affiche mais aucun n'éveilla d'intérêt
en moi. Soudain, un couple de connaissances éloignées me
héla. Ils me signalèrent "Les choristes" qu'ils
allaient justement voir. J'appelai ma femme par cellulaire en regardant
les affiches pour lui raconter mes déboires et prendre ses Si j'avais pu j'aurais quitté en pleine la séance. La photographie est excellente, l’histoire inquiétante et les chants réussis, mais la mise en scène, les dialogues, l'intrigue, la problématique et la morale laissent à désirer; c’est lourd et puéril. En sortant, j'ai rencontré à nouveau mes connaissances qui eux étaient aux anges. «Comment ça cliché!» s'est exclamé l'homme. Oui, cliché. Je donnais des exemples: il y avait dans le groupe des écoliers un enfant qui ressemblait à un maghrébin; et bien, c'est lui qui avait volé l'argent! Autre exemple : à la fin, on voyait le voyou sur une collinr, en train de contempler le feu qui ravageait le bâtiment. Il mit en perspective sa cigarette, pour bien nous la montrer sur laquelle il souffla dessus. Fanfaronnade d'une inutilité infantile, on avait compris. Ainsi de suite, du début jusqu’à la fin. «Mais c'est pour les 75% des gens qui ne comprennent pas!» me rétorqua-t-il. C'est bien ce que je dis. Je ne vais voir un film dont le scénario s'adresse à 75% des gens. C'est à moi, avant tout, qu'il doit s'adresser sinon cela ne m'intéresse pas.
Par contre, "Ce qu'il reste de nous" est plus subtil. En plus, le danger qu'il a fallu affronter pour produire ce film était réel: les acteurs et les producteurs prenait des risques immenses, vu ce que l'on sait de l'autorité chinoise. D'ailleurs, le film commence par cette image «vue mille fois» (mais que moi j'ai vu seulement deux ou trois fois). ----------------------------- J'ai vu "Adieu
Lénine". Formidable! Un cinéma d'art et d'une
métaphore subtile et profonde; des sentiments et un jeu d'acteurs
proches d'un réalisme historique sans bassesses. Du bon cinéma
que je reverrai puisque ma femme n'a pas pu m'accompagner. Et la cité des Dieux ! Quel film ! Je me rappelle avoir tenté de lire le livre mais j'ai trouvé le début épuisant et l'ai abandonné. Ce genre de littérature ne m'accroche pas. Mais le film, au contraire des "Invasions barbares" qui raconte une histoire à peine crédible et qui est d'un cynisme du début jusqu'à . . . du moins pendant l'heure que je l'ai regardé, puisque j'ai quitté la salle, La cité des Dieux, bien que le scénario se base sur des faits véridiques, misérables et violents, est un hymne à l'espérance; de l'art comme je l'aime. Vu en juillet 04 "Rock star" est une parodie mythique du rock métallique, du monde de la jet 7 et de leurs fans. Mise en scène des lois karmiques et de la pathologie de la bêtise fondée sur les relations fragiles et superficielles qu'est le milieu explosé des stars. Attirance et répulsion, la morale immanente au film vous replace la tête sur les épaules et le cœur dans la poitrine et comme dans tous les bons films de ce genre, le roi du show retrouve sa princesse qui avait fui la caste des groupies à laquelle son destin l'assujettissait. Je soutiendrai toujours un film à l'esthétique soignée dont la musique fonde la trame visible de l'œuvre, parce qu'ils sont rares et que je les adore. Son défaut cependant, à l'image de la Rock star : la faiblesse de la réflexion, surtout lorsqu'elle est exposée verbalement. J'ai mieux aimé celui que j'ai vu précédemment "Presque célèbre". Accueil |