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Chapitre II


DES NOTIONS PLUS PRATIQUES D'ÉCHECS ET DE STATISTIQUE BAYÉSIENNE



   L'échiquier (la table d'échecs) est divisé en 64 carrés, 32 carrés clairs et 32 carrés sombres. Quatre carrés, d4, e4, d5 et e5, sont appelés les carrés centraux. 16 pieces et pions participent à la confrontation de chaque côté (échiquier). Par conséquent, avec un nombre égal de pièces et de pions, la probabilité pour chacun des adversaires de gagner ou de perdre est la plus incertaine à l'ouverture. Cette incertitude diminue proportionnellement et presque exponentiellement au fur et a mesure que le jeu progresse. Il est dès lors plus facile, pour l'un ou l'autre joueur, de réparer une erreur à l'ouverture qu'au milieu ou en fin de partie quand il y a moins de pièces et de pions sur l'échiquier. Un joueur a aussi besoin plus de concentration ou plus d'imaginaton au fur et a mesure que le jeu progresse, du fait de la lattitude de déplacement des pièces, c.-à-d., du fait de l'augmentation du nombre de combinaisons possibles avec l'usage de cases vides. Cependant, des erreurs commises en tout début de partie peuvent irréversiblement faire perdre a un joueur sa chance de gagner. La probabilité de gagner est plus grande:

  1. avec une bonne ouverture
  2. avec la domination du centre
  3. avec l'avantage matériel en pions ou en plus grandes pièces
  4. avec l'occupation de lignes (colonnes, diagonales ou rangées) ouvertes et/ou semi-ouvertes
  5. avec le support mutuel des pièces et des pions
  6. avec le déploiement rapide des pièces soit en position défensive ou soit en position offensive efficace
  7. avec un jeu cohésif et séquentiel (ceci dépend, neammoins combien de vos déplacements et combien de réponses de votre adversaire que vous pouvez prédire)
Rappelez-vous que:
  • la reine controle 27 cases (carrés) en position centrale et lorsque l'échiquier est vide des autres pièces mais moins autrement
  • la tour 14 dans les mêmes conditions mais beaucoup moins autrement
  • le fou 13 mais moins autrement
  • le cavalier 8 mais moins autrement
   La probabilité d'entamer un bon déplacement croit, également, proportionellement avec le nombre de cases contrôlées pour chaque pièce. Ainsi ne déplacez pas votre reine souvent en début de partie à moins que vous soyez forcé de le faire ou bien que vous en voyez un avantage clair.    Bien qu'en jouant un jeu défensif la chance être coincé est la plus grande et la probabilité de commettre une erreur est grande, la possibilité de support mutuel des pièces est aussi meilleure.    La probabilité de gagner ou de perdre peut être égale de part et d'autre, et le jeu peut se terminer dans un nul. Néammoins, tout l'art des échecs est est de maximiser la probabilité de gagner et minimiser celle de perdre.    Les ouvertures et les combinaisons qui peuvent inclure ou non des sacrifices sont une bonne application de la statistique bayésienne où le poids des décisions séquentielles (ce qui peut s'en suivre, ce à quoi nous devons nous attendre probablement après tel ou tels déplacements) et la probabilité conditionelle sont évidents.    Le Ruy Lopez, par exemple, une ouverture qui passe pour être la plus fameuse sinon la plus populaire de toutes, donne aux blancs un avantage certain au centre de l'échiquier qui peut conduire au succès. Cette ouverture, qui consiste à déplacer le fou après avoir mu le pion de devant le roi de deux cases afin de placer le roi adverse très tôt en échec et d'en empêcher le roque, représente une suite de 3 à 4 déplacements. Peu de réponses qui représentent autant d'épreuves de Bernouilli (solution bonne ou mauvaise) sont efficaces contre le Ruy Lopez.

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