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                                Actualité
                                        des Cubains
 

 

mis à jour le 16-3-99

4-01-1999  

Production de cigars

LA HAVANE (AP) - Le autorités cubaines veulent produire 200 millions de cigares en 1999, soit le double de ce qui a été 
produit en 1997, a rapporté lundi le journal semi-officiel Trabajadores. 

Cuba a déjà produit 160 millions de cigares en 1998, selon 
Osvaldo Encarnacion, directeur   de  l’"Union de empresas de 
tobaco", dont les propos sont rapportés par le journal.  Trabajadores -le seul journal national cubain publié le lundi- a 
précisé que l’augmentation des plantations de tabac dans le 
centre et l’est de Cuba rendait possible cette hausse de la 
production. C’est dans la province de Pinar del Rio, à l’ouest 
de Cuba, que le tabac pour fabriquer les cigares est 
généralement considéré comme le meilleur du monde. 

 

6-01-1999 

Timide ouverture de  Washington vers Cuba.  

                  Le président 
 Bill Clinton annonce un 
 léger assouplissement de 
 l'embargo économique 
 américain contre Cuba, 
 le deuxième en moins d'un 
 an. Cet  assouplissement 
 s'accompagne d'une série 
de mesures  destinées à 
 la population cubaine. Les 
 Américains comptent entre autres 
établir des services postaux 
 directs, augmenter le nombre de 
 liaisons par  avions nolisés 
avec l'île et fournir des vivres que des 
 agriculteurs  privés et des restaurateurs 
 indépendants pourront revendre . 
 
   

 
  Symbole de réchauffement 
des relations Washington- La Havane,  l'équipe nationale de baseball  de Cuba pourrait affronter au printemps 
les Orioles de Baltimore. 
  

 
 
 

8-1-1999 

Castro accusé de trafic de 

 stupéfiants  

 PARIS (AP) - Après Pinochet et Duvalier, Fidel  Castro: l'avocat de deux ressortissants cubains installés en France et d'un photographe français a déposé mercredi trois plaintes contre le président  cubain Fidel Castro, pour «trafic international de stupéfiants» et «crimes contre l'humanité», a-t-on appris de sources judiciaires. 

 Ces plaintes, formées auprès du doyen des juges 
 d'instruction du tribunal de Paris, déclenchent 
 automatiquement l'ouverture d'une enquête judiciaire et la désignation d'un juge d'instruction. 
Les plaintes ont été déposées par l'avocat parisien Me Serge Lewisch. La plainte pour «trafic international de stupéfiants» a été formée par Ileana de la Guardia, la fille 
 du colonel cubain Antonio de la Guardia, condamné à mort par un tribunal militaire de La 
 Havane et fusillé le 13 juillet 1989. 

 Les deux plaintes pour «crimes contre l'humanité» ont quant à elles été formées par le 
 photographe français Pierre Golendorf, détenu pendant deux ans et demi à Cuba, et par 
 l'artiste-peintre cubain Lazaro Jordana, condamné à 20 de réclusion pour «sortie illégale 
 du pays» et détenu pendant quatre ans. 

Juridiction française  

 «La juridiction française est compétente pour instruire ces plaintes et délivrer un mandat 
 d'arrêt contre Fidel Castro», a déclaré Me Lewisch à l'Associated Press. L'avocat a en 
 outre précisé que des procédures allaient être prochainement engagées contre Fidel 
 Castro en Italie, au Royaume-Uni et en Belgique. 

 Une plainte similaire visant notamment le président cubain pour crime de «génocide» a 
 déjà été déposée à Madrid par un groupe d'opposants cubains mais la justice espagnole a 
 jugé le 19 novembre dernier que cette procédure était irrecevable. Une telle décision de 
 la justice française pour les faits de «crimes contre l'humanité» est également probable, 
 notamment en raison de la qualité de chef d'Etat en exercice de Fidel Castro. 

 De source judiciaires à Paris, on indique toutefois que la plainte pour les faits de «trafic 
 de stupéfiants» visés par Me Lewisch serait susceptible de prospérer en raison des 
 récents développements de la jurisprudence internationale. Comme elle l'a déjà fait en 
 novembre dernier pour le président congolais Laurent-Désiré Kabila, la justice française 
 reconnaît en effet «une immunité totale» pour les chefs d'Etat en exercice. 

 Elle tend toutefois à limiter cette immunité à des «actes directement rattachables à la 
 souveraineté» de l'Etat concerné. La convention des Nations Unies contre le trafic illicite 
 de stupéfiants adoptée à Vienne en 1988 est entrée dans la législation française en 
 novembre 1989.

9-1-1999 

Fidel Castro estime que les trafiquants de drogue"méritent la peine capitale" 

  

LA HAVANE (AP) - Au lendemain du dépôt d’une plainte en France le visant 
   personnellement pour "trafic international de stupéfiants", le président cubain Fidel 
   Castro a appelé jeudi soir à un renforcement des sanctions pénales contre les 
   criminels, notamment en matière de trafic de stupéfiants. 

 
Dans un discours prononcé devant 5.000 policiers retransmis par la télévision cubaine, 
   le "lider maximo" a clamé que les traficants de drogue "méritent la peine capitale". La 
   peine de mort, fréquemment ordonnée par la justice cubaine jusqu’à la fin des années 
   70 est, depuis, relativement peu appliquée. 

 
Le dirigeant a par ailleurs nommément accusé deux hommes d’affaires espagnols 
   d’avoir organisé via Cuba un trafic maritime de drogue entre la Colombie et l’Europe. 

 

Cette déclaration est intervenue au lendemain du dépôt d’une plainte devant la justice 
   française visant personnellement Fidel Castro, accusé de "trafic international de 
   stupéfiants". Ileana de la Guardia, fille d’un des quatre officiers supérieurs de l’armée 
   cubaine exécutés le 13 juillet 1989 après avoir été reconnus coupables de trafic de 
   cocaine, accuse Castro d’avoir lui-même supervisé ce trafic pour financer le corps 
   expéditionnaire cubain en Angola avant d’en faire porter la responsabilité aux 
   condamnés. 

 
A l’occasion de ce discours, Fidel Castro a par ailleurs rappelé que 18 ressortissants 
   étrangers avaient été arrêtés en novembre dernier pour leur participation présumée à 
   un trafic de cocaine transitant par Cuba et à destination de Grande-Bretagne. 

 
Il a indiqué que depuis 1995, 227 ressortissants étrangers avaient été interpellés pour 
   des faits similaires et que 157 avaient été emprisonnés. Fidel Castro a souligné que de 
   janvier à novembre 1998, les saisies de marijuana et de cocaine avaient doublé par 
   rapport à l’année précédente avec 3,5 tonnes. 

   I 

nvitant "la meilleure police du monde" à se mobiliser pour lutter contre la criminalité 
   en général, le président cubain a déclaré: "De vous, dépend l’ordre sur le territoire 
   national. Si nous perdons cette bataille contre la criminalité sur le plan national, alors 
   nous perdrons tout". 
 

27-1-1999 

Fidel Castro opte pour l'euro                  

Le gouvernement cubain accueille 
favorvorablement la venue de l'euro dollar et invitent les gens d'affaires du pays à
transigerablement l'euro et invite les dans la nouvelle devise. Cuba, qui  fait l'objet d'un embargo américain depuis 1962, délaissera peu à peu le dollar américain et commencera en 
juillet à utiliser l'euro dans certaines  transactions. Un communiqué du gouvernement révèle que la bonne  tenue de l'euro sur le marché des changes démontre clairement qu'il y a de la place pour une autre monnaie forte que le billet vert. 
 
 
 
 

 

3-3-99

Les forces de sécurité cubaines libèrent des dissidents arrêtés lundi

LA HAVANE (AP) - Les forces de sécurité cubaines ont libéré mardi des dissidents qui avaient été interpellés pendant le procès lundi à la Havane de quatre Cubains accusés de sédition, selon Hector Palacios, membre d’un mouvement d’opposition, le parti démocratique de la solidarité.

 

Il n’a pas fourni de plus amples détails, expliquant simplement que les policiers qui l’empêchaient lundi de sortir de chez lui étaient partis.

 

Le procès des quatre dissidents entamé lundi s’est terminé le jour même par un violent réquisitoire au cours duquel le procureur a requis six ans de prison contre Vladimiro Roca, un ancien pilote de l’armée de l’air cubaine, fils du défunt chef du Parti communiste cubain Blas Roca.

 

Cinq ans de prison ont été requis contre les trois autres accusés, l’avocat Rene Gomez Manzano, l’ingénieur Felix Bonne et l’économiste Marta Beatriz. Les quatre personnes, arrêtées en juillet 1997, sont accusées de sédition pour avoir critiqué publiquement un projet de programme économique élaboré lors du Congrès du Parti communiste. Ils ont également tenu deux conférences de presse devant des journalistes étrangers.

 

Le verdict est attendu dans les prochains jours. Leur cas, l’une des plus importantes affaires en matière de droits de l’Homme à Cuba depuis plusieurs années, a ému le Vatican, les Etats-Unis et l’Europe. Mais le régime cubain refuse de les considérer comme des prisonniers de conscience.

 

La vingtaine de journalistes qui tentaient d’approcher le tribunal à La Havane s’en sont vu barrer l’accès par des agents de la police nationale révolutionnaire en uniformes bleus et des agents de la sécurité d’Etat en civil. Les forces de l’ordre ont également interdit l’accès au tribunal de Michael Kozak, chef de la mission diplomatique américaine à Cuba.

 

Cuba - Verdict sévère pour le "Groupe des quatre"

LA HAVANE, 15 mars - La justice cubaine a condamné lundi quatre dissidents parmi les plus connus du pays, surnommés le "Groupe des quatre", à des peines allant de 3 ans et demi à 5 ans de prison pour incitation à la sédition.

Lors de son réquisitoire au début du mois, le procureur avait requis des peines allant de cinq à six ans.

Vladimiro Roca, 56 ans, ancien pilote de chasse des Forces armées révolutionnaires du Cuba et fils du héros communiste cubain Blas Roca, a écopé de la peine la plus lourde, a précisé un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

L'universitaire Félix Bonne, 59 ans, et le juriste René Gomez Manzano, 55 ans, ont été condamnés à quatre ans et l'économiste Marta Beatriz Roque, 53 ans, à 3 ans et demi.

"Même si les dommages causés à notre pays ont été importants, tout comme le caractère anti-patriotique de (leurs) actes, le tribunal s'en est tenu aux lois qui étaient en vigueur au moment des faits", poursuit le communiqué.

 

Les autorités cubaines ont récemment renforcé l'arsenal judiciaire en matière d'activités contre-révolutionnaires ou mettant en danger la nation.

 

Depuis leur arrestation, en juillet 1997, pour avoir ouvertement critiqué le Parti communiste, les quatre dissidents ont déjà passé 19 mois derrière les barreaux.

 

Les familles des quatre dissidents clament leur innocence, expliquant qu'ils ne sont que les membres d'un mouvement pacifique d'opposition au castrisme.

 

Leur procès, l'un des plus importants de la décennie, s'était déroulé à huis clos, rapidement. Journalistes et diplomates étrangers avaient été tenus à l'écart du tribunal.