Urbanisme de la ville de Londres
La ville de Londres n’a pas de plan particulier comme la ville de New York par exemple, la ville s’est construite par elle-même sans planification spéciale. Les résidents de Londres la considèrent comme un regroupement de villages. Londres s’est développée de façon très dispersée, de nombreuses banlieues ont pu se rattacher à la ville même grâce à de petites parties de la ville en dehors du centre symbolisées par des églises ou des auberges. Des immeubles des différentes époques ou styles aident à donner un caractère aux quartiers résidentiels et à éloigner l’idée de « monotonie de banlieue ». Le sentiment d’appartenance à son quartier est très fort et il s’est créé de petits microcosmes dans la ville même.
La topographie compliquée de la ville de Londres peut être simplifiée
en trois grands points. Premièrement,
la Tamise forme la limite sinueuse entre le nord et le sud de la ville, pour des
raisons historiques, les éléments les plus importants de la ville sont situés
sur la rive nord. La rive sud est un rassemblement de quartiers résidentiels
coupé par des routes de liaison avec la rive nord et avec l’autoroute M25,
rocade entourant la ville.
Deuxièmement,
la ville est différente d’est en ouest. Les vents et le flot de la Tamise
vont vers l’est, c’est pourquoi les industries lourdes, l’envoi et la réception
des marchandises et les quartiers manufacturiers sont situés en aval, dans East
End. Les classes aisées et bourgeoises construirent leurs demeures en amont,
dans West End. Cette orientation fut de plus importante par la présence des châteaux
royaux de Westminster, Kensington, Richmond et, plus au loin, Windsor. En conséquence,
cette partie de la ville a de grands espaces verts des deux côtés de la rivière,
citons par exemple St. James Park près du No. 10 Downing Street, la résidence
du Premier ministre, Hyde Park, les jardins Kensington ou the Royal Botanic
Gardens à Kew en banlieue ouest. Notons aussi la présence à proximité de l’aéroport
international d’Heathrow, un des aéroports les plus importants du monde, qui
donne à ces quartiers encore plus de valeur.
La
division est-ouest, qui était très présente dans la pensée des Londoniens,
est maintenant plus ou moins révolue. Ceci est dû à la diminution des activités
portuaires et de l’industrie manufacturière mais aussi à l’arrivée de
nombreux intellectuels et autres résidents. Les travaux d’embellissement des
quais de Londres (the London Docklands), grands d’environ 2000 hectares, fut
aussi un investissement de marque pour l’image de la ville.
La ville de
Londres, comme toute métropole, offre des visages très variés. Le cœur même
de la ville est la City, où travaillent 340000 personnes chaque jour.
Les rues étroites et les bâtiments sombres ont étés largement éventrés par
les bombardements de la dernière guerre. Ils ont été, pour plusieurs
d’entre eux, remplacés par des bâtiments plus modernes de verre et d’acier
mais ont toujours la même fonction. Une immense foule s’y précipite de 9
heures à 5 heures de l’après-midi. Toutes les grandes multinationales, les
grandes banques ou sociétés d’assurances y ont un bureau. Le soir, très peu
d’animation dans la City. Elle devient un véritable désert.
Autour
de ce quartier des affaires, se trouvent les quartiers commerciaux et les locaux
gouvernementaux mais aussi les résidences. Ici se fait la distinction entre le West
End, avec ses maisons chics et bourgeoises, ses grands parcs et ses larges
avenues et le East End, un quartier beaucoup plus populaire avec ses
multitudes d’ateliers et d’usines. En aval du Tower Bridge, à
l’est de Londres, se trouvent d’autres quartiers des affaires comme Canary
Wharf et plus loin encore l’ancien port de Londres avec ses quais et ses
entrepôts qui ont déjà fait la fortune des londoniens mais qui sont maintenant
fermés.
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