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LE
VOEU DES FEES, Chapitre 19, par Edouard Califan
Eve dut assister à chacune de mes séances de féminisation.
Et celle–ci fut
d'autant plus poussée jusque dans les plus petits détails
qu'elle en refusait
encore l'idée. Par le bonheur de l'épilation, je n'avais pas
à m'enduire le
menton et les joues de ces abominables fonds de teint dont se tartinent
les
travestis. Et par bonheur aussi, la nature m'avait construit finement. Je
n'étais pas né carruré et cela m'avait fait épingler
souvent comme
femmelette ou pédé de service, pendant mes études.
Je fus poncé
longuement, jusqu'à ce que le plus petit cal et la plus infime peau
morte
disparaissent. Enduit de crèmes émollientes, massé,
les ongles manucurés,
vernis.
J'appris à me jucher sur des talons progressivement,
jusqu'à parvenir à la
perfection de ma démarche. J'eus à choisir entre cent paires
de bas, quinze
couleurs de rouge... Chris opta pour une pigmentation permanente en
carmin soutenu qui accentuerait la courbe de mes lèvres. La couleur,
injectée sous la peau à la manière d'un tatouage,
resterait en place deux ou
trois ans avant de s’affadir. Le paradoxe résidait dans le fait
qu'il faudrait
désormais me maquiller pour que je renoue avec mon visage d'homme.
Avec les côtes et la taille cintrés mes fesses saillaient
maintenant de
gracieuse manière, même quand j'étais vraiment nu.
Seule ma poitrine
restée plate et mon sexe saillant marquaient encore la différence.
Eve, qui au début des séances avait
manifesté violemment son dégoût
devant ma transformation, s'était calmée. Elle s'était
obstinée à fermer les
yeux, mais ça n'avait pas duré ; il suffisait à Chris
d'actionner une manette
pour qu'elle les rouvre, secouée par une série de spasmes
puissants émis
par son implant. Alors elle nous fixait d'un bleu de porcelaine vide de
toute
expression, sans ciller une fois, jusqu'à la fin. Elle qui semblait
si diaphane
et vaporeuse autrefois se montrait au grand jour, fière, forte
et ne cédant
du terrain que pas à pas. Chacune de ses frontières internes
dut être
brisée, et elle mit quatre mois à se plier tout à
fait. Durant toute cette
période elle fut enchaînée constamment, d'une façon
ou d'une autre, et
sans répit dressée à l'obéissance absolue
requise par nous trois. Quatre
mois durant elle fut menée aux confins de l'extase sans jamais
que nous l'y
laissions s'immerger. À chaque fois Chris stoppait net les vibrations
de
l'implant, la laissant sur sa faim.
Si elle avait été parfaitement obéissante
un jour ou deux, nous lui
accordions que ses liens soient un peu relâchés, mais à
la première velléité
de révolte elle était punie. Le pire pour elle était
de porter un godemiché
anal et nous en jouions dès lors qu'elle se braquait, lui imposant
à chaque
fois un instrument d'un diamètre supérieur. Le simple acte
de marcher
devenait alors compliqué pour Eve ; doublement empalée elle
avait bien du
mal à maintenir ses cuisses serrées et une attitude digne.
En parallèle j'achevais ma mutation. Nous
en étions à l'art du vêtement et
je fus agréablement surpris d'apercevoir une très belle
fille dans la glace,
un jour que Chris m'avait enfilé une robe pourpre très moulante
arrivant
à mi–cuisses. Dans le reflet du miroir, je vis qu'Eve était
troublée, ses joues
rougies par l'émotion. Chris se retourna et la fixa du regard.
–Il te plaît?
–...Oui, elle me plaît beaucoup...
Chris lui attacha les mains dans le dos et l'agenouilla
face à moi ; elle
souleva ma robe et présenta mon sexe à Eve.
–Alors, suce la!
Elle refusa net. Ça la dégoûtait.
Chris alla quérir la mallette et en sortit
un petit accessoire caoutchouté.
Elle le fixa de force dans la bouche d'Eve, qui se retrouva les mâchoires
bloquées en position entrouverte. Munie de ce genre de mors que
Chris lui
avait attaché par deux lanières dans la nuque, elle ne put
me refuser la
faveur. Chris rajouta qu'elle aurait à le faire plusieurs fois
par jour,
jusqu'à ce qu'elle en acquière l'habitude.
Ce fut le déclic ; Eve n'aurait su aller
plus avant dans la multiplicité de ses
contraintes, elle craqua. Cela se fit d'un coup d'un seul.
Un soir elle demanda que lui furent retirés
tous ses accessoires. Elle ne le
fit pas d'un ton implorant, mais au contraire de la voix douce que nous
lui
avions connue. Ses yeux étaient partis dans un beau rêve.
Elle n'attendait
rien, pas même qu'on la libère ; elle déclara qu'elle
était prête,
maintenant. Et puis rien d'autre.
Chris accéda à sa demande. Eve se
retrouva nue et libre, l'implant lui fut
retiré ainsi que son corset, les chaînes et les godemichés.
Elle me donna
l'ordre de me présenter à elle et se mit à me sucer
langoureusement, avec
un art consommé. Puis elle se mit à terre et écarta
les fesses de ses mains,
doigts tendus. Je l'enculai et elle se mit en pâmoison immédiatement.
Un
délice de sensations viscérales s'était saisi d'elle
et, sans prévenir du tout,
elle jouit longuement, comme jamais. Chris était allongée
sous Eve et se
mit en charge de la travailler de la langue alors que je continuais à
l'emboutir vigoureusement. Elle jouit une seconde fois, après une
lente
montée du désir et des sens, alors qu'elle suçait
Chris et que je me
déchargeais en elle à grands jets chauds. Elle resta tel
quel, haletante et en
sueur. Je pris alors les deux godemichés et les fixais aux reins
de Chris
qu'Eve continuait à laper doucement. Ses pupilles se contractèrent
soudain
et elle fut comme frappée d'un enchantement prodigieux, son corps
entier
agité d'une ondulation tanguante et incontrôlée.
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