HOME

City Hunter

Fanfictions

  • English
  • Français
  • Other / Autres

  • Quotes
  • Citations
  • Upgrades
  • Guestbook
  • Links and Banner
  • Rings
  • Webmistress
  • Contact me

  • Qui suis-je? Moi... Toi?


    Chapitre 5 : Retour à la vie


    Note de l’auteur : tout comme Mick, j'ai donné l'importance à l'esprit. Donc, pour que l’histoire reste compréhensible, j'ai appelé 'Kaori' l'esprit de Kaori dans le corps de Ryo et donc 'Ryo', l'esprit de Ryo dans le corps de Kaori. J'espère que vous pourrez suivre sans problèmes…

    Retenir ce sentiment de bien être, voilà ce qui importait.
    Faire durer cet instant béni juste avant le réveil, où le corps semble flotter, où l’âme est en paix et la réalité semble bien loin.
    Un soupir s’échappa des lèvres entrouvertes, regrettant l’abîme réparateur du sommeil. Les paupières s’ouvrirent lentement. Un regard flou fit le tour de cette chambre confortable et sécurisante. La photo sur le chevet attira l’attention et Morphée fut oublié. Qu’il était bon de se réveiller sous le regard protecteur de ce frère bien-aimé.
    Les membres engourdis reprirent lentement vie et réclamèrent un peu de mouvement. En les étirant, Kaori se rendit compte que ce corps était bien trop grand, ce qui lui rappela les évènements des jours précédents.
    Elle aurait aimé tant que tout cela ne soit qu’un mauvais rêve !
    Elle aurait aimé s’enfuir pour ne pas que ses amis la voient dans cet état !
    Pendant les quelques jours que Ryo et elle avaient passés chez le professeur, elle s’était réfugiée dans une des pièces de la maison, interdisant à quiconque de rentrer, mais Miki avait refusé de se plier à ses exigences. Elle l’avait forcé à faire face à cette situation, lui faisant bien comprendre que rester cachée ne lui permettrait sûrement pas de retrouver son corps. Miki, en amie fidèle, lui avait promis de rechercher une solution. Et depuis, elle passait son temps plongée dans des livres d’hypnose ou de magie.
    Mais surtout, Miki lui avait pointé du doigt un autre problème : Ryo !
    Elle n’avait pas eu besoin de dire beaucoup plus. A ce simple nom, Kaori avait immédiatement compris le danger que courait son corps à présent aux ordres de cet esprit malade. Kaori s’était décidée à agir et elle avait tout mis en œuvre pour ne plus jamais laisser ce vicieux seul.
    Elle avait décidé qu’il était temps de rentrer chez eux – ce qui lui avait permis de soustraire Ryo aux influences néfastes du professeur et de Mick – et lui avait ensuite concocté un programme digne d’un dictateur voulant régenter chaque instant de la vie de son peuple.
    Ainsi, la notion même de liberté était devenue un vague souvenir pour notre pauvre Ryo. Pourtant, cela ne faisait même pas une semaine que l’«incident» avait eu lieu.
    Kaori le levait vers 8 heures – aux aurores selon les termes exacts de Ryo. Elle veillait sur sa toilette – sommaire, puisque de toute façon Miki allait rapidement trouver la solution à leur problème. Les repas étaient devenus un vrai calvaire : elle le forçait à se tenir droit, à manger correctement sans renverser une miette sur la table, à ne pas parler la bouche pleine et, surtout, à se servir des couverts.
    Quant à l’habillement, Kaori lui présentait chaque jour les tenues qu’il devait porter. C’était toujours un grand pull et un jeans. Et elle insistait pour qu’il soit toujours bien coiffé, et bien sûr Ryo n’en voyait pas l’utilité puisqu’il lui était impossible de sortir.
    Mais le plus remarquable était le fait qu’elle semblait avoir perdu toute agilité concernant le maniement de sa massue. Inexorablement, les massues retombaient bien loin de lui. Au début, Ryo avait pensé que Kaori ne voulait faire aucun mal à son corps, mais il avait rapidement rejeté cette idée. Après tout, même en temps normal, Kaori ne prenait aucun soin d'elle : ni maquillage, ni jolis vêtements, sans parler de son comportement de garçon manqué! Non, elle ne devait sûrement pas maîtriser son corps. Et c'était tant mieux! Il ne voulait pas qu'elle sache tout de lui... Ce qui permettait à Ryo de faire pitreries sur pitreries !
    Kaori se leva en se demandant ce que cette journée allait bien lui réserver. Elle se dirigea vers la chambre de Ryo pour s’assurer que le somnifère qu’elle lui avait administré faisait toujours effet. Mais elle ne vit q’un lit vide !!!!

    Ryo était aux anges. Après ces longues journées de tourmente et de captivité, il lui semblait que le paradis était venu à lui. Il essaya encore une fois de se concentrer sur le flot de paroles qui sortait de ces magnifiques lèvres rouges, mais il était hypnotisé par leurs délicieux mouvements. Il perdait le contrôle de sa pensée, de ses yeux qui inexorablement glissaient le long du cou finement sculpté vers cette gorge délicatement découverte…
    « Kaori, ça va ? Tu es sûre que tu vas bien ? »
    C’est vrai, il l’avait oublié ! Pour les autres, il était Kaori. Il reprit difficilement ses esprits et murmura un « ça va, ne t’inquiètes pas ! Je suis juste un peu fatigué(e) » [l’auteur a du mal aussi à savoir quel genre utiliser…]
    « Tu devrais rentrer dormir : ta tête tombe toute seule ! »
    Ryo poussa un rire gêné.
    « C’est encore ton idiot de partenaire qui te gâche la vie, je parie ! Franchement, tu devrais le laisser tomber. C’est un rigolo qui passe son temps à s’amuser et c’est toi qui te décarcasse pour trouver un client… »
    Décidément, les amies de Kaori avaient vraiment une très mauvaise opinion de lui.
    Il avait réussi à échapper à la surveillance du Cerbère. Ces derniers jours avaient été les plus longs et les plus difficiles de sa vie. Il avait besoin de se décompresser. Il avait lu dans un livre prétendument philosophique que chaque destinée était unique. En ce qui concernait la sienne, il ne devait sûrement pas exister une autre personne dans l’univers à avoir vécu les mêmes choses que lui. Mais qu’importe, il aimait son train de vie, la liberté qu’elle lui procurait, les gens qu’il rencontrait… Bien sûr, ce n’était pas facile tous les jours, mais chaque personne avait ses petits et gros problèmes.
    Mais, là, franchement, comme problème, il en avait un gros. Et même, un très gros. Le pire est qu’il ne voyait pas très bien comment il pouvait s’en sortir. Il ne pouvait pas prendre son magnum et tirer dans le tas. D’ailleurs, il n’y avait pas d’ennemi.
    Outre la volonté de retrouver son corps, Ryo désirait aussi échapper à Kaori. Il ne supportait plus cette situation. Il avait besoin de retrouver sa jungle et la vie qu'il y avait. Mais, voilà : aux yeux de tous, il était Kaori, alors comment faire? Et pour ne rien arranger, ce corps le pesait! Ou plus exactement, il en sentait la fragilité et la préciosité. Il ne voulait pas que quoi que ce soit arrivât à ce corps. Mais il n'en pouvait plus de rester enfermé…
    « … alors, que penses-tu de mon idée, Kaori ? »
    Ryo leva des yeux effarés vers son interlocutrice.
    Voyons… Qu’est-ce qu’elle a bien pu raconter ?…
    « Enfin, Kaori ne me regarde pas comme ça ! Le quitter ne te fera que du bien. Tu pourras reprendre une vie normale, te trouver un mec… »
    Décidément, la jolie Naomi était bien bavarde. Mais Ryo n’en avait cure. Cela lui faisait du bien de l’entendre babiller de la sorte. Cela le changeait des silences gênés entre Kaori et lui…
    Il était tombé sur elle par hasard. En vérité, c’était elle qui était pratiquement tombé dessus. Ryo avait été enthousiasmé d’être tombé sur une aussi belle femme. Il lui avait fallu peu de temps pour se rendre compte qu’elle était une amie de sa partenaire.
    Pour l’instant, il appréciait la compagnie de cette jolie créature. Ses yeux profitaient pleinement de la vue qui s’offrait à lui pendant que son cerveau essayait de trouver une solution à son problème.

    Kaori était folle de rage. Où était cet obsédé? Il avait réussi à tromper sa vigilance (et à éviter tous les pièges qu'elle avait minutieusement posés à chaque fenêtre et porte). Que faisait-il à son pauvre corps?
    N'y tenant plus, elle se précipita dans sa chambre, choisit ses plus grosses massues, les mit dans sa poche et sortit précipitamment de l'immeuble. Elle se mit à courir à travers tout Shinjuku comme une folle, cherchant désespérément le fugitif.
    Les passants, eux, ne ressentaient qu'un soudain coup de vent venu de nulle part qui dérangeait leurs vêtements et leur coiffure.
    Sans s'en rendre compte, Kaori utilisait les formidables capacités physiques de ce corps d'emprunt. D'ailleurs Kaori n'était que rage. Ayant parcouru le quartier de long en large, elle s'arrêta dans une petite ruelle vide et, de dépit, elle jeta l'une de ses massues contre un mur avec un cri qui s'entendit dans toute la ville, faisant craindre le retour de Godzilla à des tokyoïtes paniqués. La massue qui, d'ordinaire, ne faisait que s'encastrer dans le mur, traversa de part en part la chambre d'un couple très amoureux, les surprenant dans un moment d'intimité intense, pour terminer sa course dans un mur d'une rue parallèle. Les passants, d'abord surpris par l'apparition soudaine de cette lucarne, accoururent pour profiter pleinement de ce Loft Story improvisé.
    Effrayée par tant de force, Kaori demeura un instant, désemparée. Quand elle reprit ses esprits, elle se rendit compte qu'elle était maintenant dans une autre ruelle, bien à l'abri des regards. Devenait-elle folle? Elle s'assit un instant pour reprendre ses esprits et analyser la situation : la massue avait, sans problèmes, défoncé deux murs (heureusement sans faire de victimes… physiques, parce que les pauvres amoureux ne se sentiront plus jamais en sécurité). Ce corps était donc si puissant. Elle savait que Ryo était fort, mais maintenant elle se rendait compte à quel point il l'était. Elle examina plus attentivement ce corps. Elle s'était efforcé de ne pas trop le regarder, ayant l'impression désagréable de faire partie de ces voyeurs qui, sans vergogne, profitaient des émissions de téléréalité ou de ces magazines people pour satisfaire leur curiosité mal placée. Musculeux et puissant. Et son esprit glissa vers les corps emmêlés des deux amoureux que sa massue avait surpris et elle rougit. Pourvu que personne ne l'aie vue! D'ailleurs elle s'était enfuie s'en même s'en rendre compte. Comme par réflexe! Elle comprenait maintenant son partenaire : il n'était que puissance et instinct. C'est ainsi que Ryo avait entrainé son corps. De la rue adjacente provenaient des cris bruyants. Intriguée, Kaori se dirigea vers ce capharnaüm et se retrouva… entourée de cabarets, de bars et de femmes à demi-vêtues qui essayaient d'attirer l'attention de clients potentiels.
    Quand on parlait d'instinct…. !!!
    Croyant avoir affaire à Ryo, certaines hôtesses lui faisaient des clins d'œil, d'autres lui demandaient la raison pour laquelle il avait été absent aussi longtemps. Cependant, l'une d'elles se planta fermement devant lui, lui attrapa le blouson et l'attirant tout près d'elle, elle lui susurra :
    "Tu m'as oublié? J'ai passé toutes ces journées à t'attendre. Tu aurais pu m'appeler!
    - Euh… Je…
    - Tes promesses ne valent rien, c'est ça?<
    - J'étais… occupé…
    - Ah? T'as enfin trouvé du boulot! Faut fêêter ça!" Elle l'entraîna sans ménagement à l'intérieur de l'établissement.


    << Chapitre 4 - Chapitre 6 >>

     

     

     

    DISCLAIMER CITY HUNTER and all the characters belong to Tsukasa HOJO