L'OCCUPATION DE L'ÎLE
L'établissement des personnes sur l'île, soit de 1850 à 1972 ,
comprenaient des familles permanentes et surtout des équipes de pêcheurs
durant la saison de chasse et de pêche.
En 1878, on recensait la présence d' une cinquantaine de personnes
réparties dans 5 maisons de l'Ile. Les installations étaient situées dans
deux secteurs: à l'extrémité Ouest de l'île, une petite partie était occupée
par des francophones, tandis que les anglophones détenaient presque
l'ensemble des lots jusqu'à son extrémité Est.
Ces derniers habitaient surtout le centre de l'île, exploitant
l'agriculture, l'élevage et des activités de pêche à l'Est (la Saddle).
On pourrait répartir ces 130 années d'occupation, en deux périodes:
Première période d'occupation
- De 1850 à 1907, période prospère, où les Dingwell, sous le règne
de William , vécu sur l'île de (1854-1907), acquis presque la totalité
de l'île en 1895, des droits de James White .
Flora Dingwell, originaire de l'île-du-Prince-Edouard, vient s'installer
à l'île comme servante de James White, avec ses deux jeunes enfants, William et Townsend.
Voici divers extraits d'articles ou de témoignages décrivant l'importance
et l'influence du personnage de William Dingwell (gros Bill):
« L'année suivante, William Dingwell deviendra propriétaire de l'île et régnera en baron sur ses censitaires.
...Il loue des parcelles aux autres habitants, possède le magasin général, la conserverie à homard.» ¹
«... M. William Dingwell insistait pour nous montrer sa métairie qui se trouve à un mille et demi dans l'intérieur, nous invitant à venir y goûter du lait, des gâteaux de sarrasin, et à nous laisser aller aux douceurs de la pastorale...»² ;
«Le gros Bill Dingwell, c'était un homme qu'était connu de tous les marins du golfe.
Ça s'explique facilement: c'est qu'il était propriétaire de l'île, fermier et marchand en pêcherie et l'Île Brion était un lieu stratégique pour la chasse au loup-marin.
...Le gros Bill qui vivait de la nature, lui , étudiait ça pis se trompait pas beaucoup.
Quand les bateaux de St-Jean venaient chasser dans le golfe, en général, ils s'arrêtaient, ils jetaient l'ancre et allaient consulter le gros Bill.
Ça c'est Xavier Cyr qui me racontait ça.» ³
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1. Five people on an Island, McLean's magazine, Beverly Owen,15 déc. 1932
2. Faucher de Saint Maurice de passage à l'île Brion, en 1873
3. Avila Leblanc, dont on connaît l'intérêt pour la tradition orale (tiré du document, de François Turbide)
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