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Sécurité contre Vie Privée

 

 

Introduction

Quels dangers pour la vie privée- les moyens mis en oeuvre

La complicité des lois

Quels sacrifices pour la vie privée?
 - Comment le 11 septembre a changé la position de la vie privée par
rapport à la sécurité?
 - La victime des lois sécuriritaires- Internet

Quelques
Citations


Liens/Sources


 

Quels dangers pour la vie privée ?  

 

Pour cerner les atteintes à la vie privée il faut encore préciser ce que l’on entend en pratique par ce terme.

On peut reprendre une classification implicite, mais qui ressort en filigrane chez la plupart des défenseurs de la « privacy » comme LSIjolie.net,organisme privé, ou la CNIL ,institution publique. Ils distinguent d’un côté  l’anonymat qui  protège l’identité de l’internaute. De l’autre, les données personnelles qui sont à proprement parler le profil de la vie privée de l’internaute. Partant de là, on peut comprendre comment le Net interfère avec ces deux principes.

La traçabilité rend possible une localisation très précise de la provenance d’un mail par exemple, et permet de « géolocaliser » son auteur. C’est un aspect du réseau qui a échappé pendant longtemps à ses utilisateurs se croyant à l’abri de boîtes postales anonymes en apparence, comme Caramail ou autres. Tracer un message exige cependant qu’il demeure stocké pendant un certain temps pour pouvoir être exploité. Or la durée de ce dépôt a récemment fait l’objet de nombreux débats avec le législateur. Les autorités publiques ont insisté assez lourdement pour que la durée de stockage soit augmentée, afin que l’on puisse exploiter ces données pour le besoin d’une enquête judiciaire. Si des contraintes de coût liées à l’espace mémoire nécessaire pour effectuer un tel stockage mettaient un frein à de tels projets, les évènements du 11 septembre ont ouvert la voie : justifiant leurs mesures par les exigences de sécurité qu’impliquait la menace hyperterroriste, les autorités françaises, belges et britanniques bientôt suivies par les américaines ont emboîté le pas. Avec pour résultat, l’ allongement de la durée de stockage jusqu’à 12 mois, alors que la CNIL, autorité française en matière d’informatique et de libertés, n’avait préconisé que 3 mois, et ceci en cas d’extrême urgence seulement.

Pour ce qui est des données personnelles et des contenus privés, le Net a déjà un long passé d’abus qui pourtant ne sont pas tous avérés. Nous voudrions juste apporter une précision sur ce que nous entendons par protection de la vie privée dans ce cas. Il ne s’agit pas de tenter de transformer les informations personnelles en un sanctuaire impénétrable, qui ne doit jamais être violé. Ceci est techniquement impossible, politiquement dangereux (entraverait la marche de la justice) et surtout socialement peu viable. En effet, les possibilités de communication et d’échange qu’offre Internet doivent pouvoir être exploitées. Sinon quel intérêt d’ériger un bastion autour de sa vie privée de peur d’en communiquer le moindre élément, même à des interlocuteurs de confiance ? Dans ce sens là, certaines données personnelles doivent parfois être échangées : un numéro de carte bancaire, un numéro d’identité, etc… A partir de là, il faut non seulement être capable de les « sanctuariser » (crypter, s’assurer qu’ils parviendront au seul destinataire visé) mais surtout de contrôler l’utilisation qui en est faite : ne sont-elles pas revendues à des entreprises, utilisées à des fins illicites ? La maîtrise de ses données personnelles nous apparaît comme un mode important de protection de la vie privée. Or, depuis quelque temps et en toute légalité, des entreprises accumulent les données privées sur des millions de consommateurs. Les firmes VPC (Vente Par Correspondance) occupent une place éminente sur le très juteux marché de profils personnels : vendre à ses concurrents des noms, des numéros de téléphone, des adresses rapporte très gros. Ne parlons pas non plus des enquêtes de consommation distribuées dans les boîtes tant postales qu électroniques et qui sont une véritable mine d’informations, que l’on peut transformer en or en les revendant aux entreprises. Suite...

 

 

 

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