Harry Potter et l’ordre du Phœnix
Chapitre 2 : Le départ du 4 Privet Drive
Le lendemain matin, Harry eut du mal à se lever et il avait passé, malgré les mauvaises nouvelles, une superbe journée en compagnie d’Arabella Figg et de son parrain Sirius Black. Même l’odeur qui régnait chez elle ne l’avait pas dérangé. Il avait rit et même énormément parlé de ses tourments et autres histoires qu’il avait vécues à Poudlard. C’était la première fois que Harry avait vraiment l’impression d’avoir une famille où il pouvait tout raconter ce qu’il avait sur le cœur. Il lui semblait agréable de savoir que des personnes pouvaient s’intéresser à ses petites histoires d’adolescent. Il parla même de Cho Chang et Sirius n’en fut même pas étonné. Il raconta, ainsi, lui aussi l’histoire de son premier amour et Harry se rendit compte que s’était bien la première fois qu’il entendait son parrain parlé de son passé. Et il en fut d’autant plus heureux.
Mais maintenant il était de retour dans sa chambre de Privet Drive et il devait préparer ses bagages. Il était inquiet malgré les paroles rassurantes de Mme Figg. Après tout il allait quitter à jamais cette maison. Il descendit chercher son balai et sa valise qu’il avait laissée dans le placard et jeta un coup d’œil à la boite aux lettres ou le courrier était déjà arrivé. Puis il se rappela la fameuse lettre de Poudlard pour ses onze ans qu’il eut l’idiotie de ne pas ouvrir tout de suite. Puis il jeta un œil au salon et se rappela la pluie de lettre qui avait rendu fou l’oncle Vernon Ainsi que le jour où les Weasley étaient arrivés par la cheminé avec la poudre de cheminettes et l’avait fait exploser pour en sortir en mettant de la suie dans toute la pièce nickel de tante Pétunia et l’effet secondaire d’un bonbon de Fred et George « une praline longues langues» sur Dudley avait mangé. Les bibelots avaient tout disparu, il ne restait que quelques photos dessus la cheminé montrant les jours heureux des Dursley. Il s’avança vers le placard et l’ouvrit. Il entendit la grosse voix de l’oncle Vernon crier de la cuisine « dépêche-toi à préparer tes affaires l’assistant social passe dans quelques minutes te chercher. Tu as intérêt à être prêt ! Allez plus vite ! »
Harry ferma et tira péniblement sa valise. Il faut dire qu’avec le temps, elle devenait de plus en plus lourd puisqu’il y transportait toutes ses affaires. C’était un peu sa maison portable. Elle contenait non seulement ses uniformes de Poudlard et ses manuels scolaires, mais aussi les cadeaux que lui avait fait Ron et Hermione, ses deux meilleurs amis. D’ailleurs il se demandait ce qu’ils pouvaient être entrain de faire mais une sonnerie en bas retenti et il entendit oncle Vernon ouvrir et parler.
Vernon : Vous êtes les personnes de l’orphelinat?
Homme : Nous venons chercher le jeune Harry Potter. Il habite bien dans cette maison.
Vernon : hum ! Et vous êtes ?
Homme : Cornélius Fudge, je suis venu pour votre neveu …
Harry sursauta à ce nom. Que pouvait bien faire Cornélius Fudge chez les Dursley ? Il se rappela soudain des paroles d’Arabella Figg « Je viendrais te chercher avec une amie devant l’orphelinat. Le directeur est un ami moldus très compréhensif et nous lui avons expliqué la situation. Surtout tu ne devras pas bouger avant notre arrivé et aucune autre personne tu suivras. On est d’accord Harry ? »
Harry prit un parchemin et écrit vite :
Arabella,
Cornélius Fudge est ici. Je pense qu’il est venu me chercher.
Que dois-je faire ?
Harry
Il ouvrit la cache d’Hedwige et lui accrocha rapidement le message et l’envoya discrètement après avoir regarder dehors s’il n’y avait pas de sorcier en vu pour intercepter la chouette blanche.
Il continua dans sa chambre comme si de rien n’était et préparait ses bagages avec une grande inquiétude. Il savait très bien ce que le ministre de la magie pensait de lui et il ne pouvait rien imaginer de bon s’il devait l’emmener. Il entendit des pas monter les escaliers et oncle Vernon frappé violemment la porte « Allez Harry ! Ils sont là et attendent. Dépêche-toi de quitter cette maison. Ce n’est pas la peine de nous dire en revoir pour nous gâcher notre petit déjeuné. Ferme bien la porte en partant »
Harry regarda par la fenêtre en espérant voir arriver à son secours un Dumbledore déchaîné, Sirius ou ses amis. En fait, il aurait à ce moment là même voulu l’aide de n’importe qui pourrait le sortir de là. Il répondit d’une voix un peu tremblante « Je n’ai pas encore fini de faire mes bagages. Je fais au plus vite ! »
Il regardait toujours par la fenêtre en mettant ses dernières affaires et par accident il fit tomber le « Scrutoscope » que Ron lui avait offert. Il se mit à siffler si violemment qu’il eut peur que les autres entendent. Il le rangea vite en le roulant dans sa cape d’invisibilité. On frappa à la porte et il reconnut la voix du ministre :
« Allons Harry ne fais pas de bêtise nous allons t’emmener dans un endroit sûr pour des sorciers comme toi »
Harry eut soudain un haut le cœur, le seul endroit sûr qu’il connaissait pour lui était Poudlard mais il serait étonné que Cornélius Fudge l’emmène là-bas. Il y aurait bien eut Gringotts, la banque des sorciers mais cela aurais été illogique. Après une courte réflexion, il se rendit à l’évidence qu’un seul autre endroit pouvait être sûr était Azkaban. Il eut un long frisson dans le dos et regarda dehors pour trouver une solution. Il espérait trouver de l’aide ou une solution. Il regarda par la fenêtre et vit chez le voisin une échelle. Il croisa les doigts sachant très bien qu’il prenait le risque de se faire renvoyer de Poudlard mais il n’avait pas le choix et Harry prononça en levant sa baguette magique :
« Accio grande échelle »
Et l ‘échelle arriva doucement contre sa fenêtre. Il se retourna pour vérifier que tout allait bien et descendit en quatrième vitesse. Puis arrivé en bas, il recommença son sortilège d’attraction pour amener ses bagages vers lui. Il remit l’échelle à sa place avec le sort de répulsion. Il voyait ses gros bagages lourds et se demandait comment il allait faire pour les transporter. Il utilisa « reducto »sur sa valise et le résultat fut plus ou moins concluant. En effet, sa valise avait été réduite. Mais pas le poids. Cependant il pouvait la porter plus facilement. Il saisit toutes ses affaires et se dirigea dans le coin de la maison. Ensuite, il regarda discrètement vers la rue et vit une voiture du ministère garé en face de chez les Dursley. Deux hommes étaient autour de la voiture et regardaient en direction de la porte du 4 Privet Drive. Il entendit soudain une voix provenant de sa chambre « Harry, mon garçon, ne fait pas le malin. Si dans deux minutes tu n’es pas en bas, je viens te chercher » Harry avança vers le coin de la rue en essayant d’être le plus naturel du monde en espérant que la cage et le balai n’éveillerait pas trop la curiosité des voisins et le regard des hommes du ministère qui n’avait vraiment pas l’air commode. A peine, l’angle de la rue passé, il courut en direction de la maison de Mme Figg. Il frappa nerveusement la porte mais n’osa pas ouvrir la bouche de peur d’attirer Cornélius Fudge. Mais la porte ne s’ouvrit pas. Peut être que Arabella Figg se trouvait déjà à l’orphelinat. Mais dans ce cas où se trouvait son parrain ?
Soudain Harry entendit des hurlements furieux de l’oncle Vernon et une sorte de détonation. Cependant Harry ne voulait pas savoir ce qu’il s’était passé. Il essayait déjà de trouver une solution pour s’échapper des griffes du ministère. Il cacha ses affaires dans un coin et décida de faire le tour de la maison. La porte de derrière était ouverte mais quand il entra, il fut surpris de voir la maison sans un meuble et autres objets qui prouvaient que quelqu’un habitait dans cet endroit.
Harry commençait à s’inquiéter énormément. Puis il pensa à l’orphelinat. S'il y allait, il retrouverait Mme Figg et son amie. Il pensait au Magicobus mais son arrivé risquait d’attirer les hommes du ministère. De plus il ne savait pas où se trouvait l’orphelinat. Alors il décida de ne pas bouger d’ici et de se cacher dans la maison. En attendant de trouver une solution pour se rendre sur les lieux du rendez-vous. Il reprit ses affaires et ferma bien la porte derrière lui. Il s’assit dans l’ancienne pièce du salon et regarda les murs sales où l’on voyait encore les marques des cadres où il y avait les photos des chats d’Arabella Figg. Il se mit à réfléchir mais les solutions ne venaient pas. Il se posait la question à savoir combien de temps elles allaient attendre et où se trouvait Sirius ?
Après un bon moment Harry décida de faire appel au Magicobus. C’était le seul moyen de se rendre à l’orphelinat mais un autre problème se posait. Comment faire pour que le conducteur et Stan ne le reconnaissent pas ? Il n’arriverait jamais à leur faire croire encore une fois qu’il est Neville Londubat. De toute façon, il n’avait pas le choix.
Il prit ses affaires et avança doucement vers la rue. Tout lui semblait calme. Il retourna à l’endroit ou il avait prit la première fois le bus des sorciers et il leva sa baguette magique. Lorsque qu’il fut près du bord de la rue et cria « lumos » Harry rangea rapidement sa baguette, recula et attendit nerveusement. Mais rien ne se produisit. Il allait repartir se caché quand la détonation tant attendue se fit entendre. La porte du bus s’ouvrit et il vit la tête de Stan sortir. « Oh ! Mais en voilà une surprise, c’est… »
Mais Harry lui mit un doit devant la bouche et lui fit comprendre de se taire. Machinalement, il lui dit. « Je voyage incognito alors ne prononce pas mon nom »
Stan fit un signe de la tête d’approbation. Il lui prit les bagages et il bascula en avant quand il prit la valise.
Stan : Ouf !! Tu aurais pu me dire pour le poids de la valise.
Harry : Désolé ! Mais s’était plus facile pour la déplacé.
Stan : Ah oui je vois ! « Amplificatum »
Et la valise reprit sa taille initiale. Harry monta dans le bus et le chauffeur qui le reconnu lui fit un signe de la main qu’Harry répondit par un bonjour.
Harry : Je voudrais me rendre à l’orphelinat de Londres, s’il vous plait. Les portes se refermèrent derrière Stan et le bus partit après qu’Harry paya la course. Stan installa Harry dans un fauteuil, ce qui étonna Harry qui se souvenait des lits.
Stan : C’est le bus du service de jour. Il est traité pour que seul les sorciers le voient.
Puis il s’assit à son tour et se mit à lire le journal.
Harry : Quels sont les dernières actualités de la Gazette des sorciers ?
Stan : L’équipe de Quiddish de Bulgarie a gagné son match amical contre la Finlande. Un score 250 à 70. D’après le reporteur, c’était un super match et Victor Krum a vraiment été génial. Tiens ! Regarde les photos. On le voit en compagnie de sa petite amie. En plus elle est anglaise. Il raconte qu’il l'a rencontré lors du tournoi des trois sorciers. D’ailleurs j’aurais aimé féliciter le jeune Harry Potter pour sa victoire malgré l’accident tragique d’un des candidats.
Harry prit le journal entre ses mains et il vit la photo de Krum avec son amie Hermione. Il sursauta.
Harry : Mais c’est Hermione !
Stand : Vous la connaissez ?
Harry : Bien sûr que je la connais. On est ami!
Stan : Rivaliser avec Krum se n’est pas possible !
Harry : C’est juste une amie.
Stan : Ah ! Fit Stan peu convaincu.
Harry : Et il y a eut quoi d’autre comme nouvelles ses derniers temps.
Stan : Pas grand chose en ce moment de super existant. Il y a bientôt une rencontre international entre les ministres de la magie du monde. Ils vont encore parler des problèmes habituels et comme d’habitude ils ne vont rien résoudre et ils vont repartir les mains vide de solutions. Tous ses vieux pépés se tapent dessus pour savoir qui est le plus puissant. Voilà mon avis !
Harry : Vraiment rien d’autre ?
Stan : Si le nouveau ministre de la magie française est une très jeune femme. Elle n’a même pas trente ans à ce qu’on dit. De plus elle est à moitié anglaise par sa mère. Enfin je crois. Peut être qu’avec elle les choses bougeront. Enfin de toute façon, ce n’est pas notre ministre Cornélius Fudge qui fera encore quelque chose puisqu’il ne s’attache qu’au apparence à ce qu'on nous a dit.
En plus des rumeurs circulent comme quoi il se serait disputer avec Albus Dumbledore.
Harry évita son regard pour ne pas accentuer cette histoire.
Stan : ah ! Je crois que l’on arrive bientôt à destination.
En effet le bus, après qu’une poubelle s'écarte du chemin, s’arrêta brusquement. Ce qui eut pour résultat de faire chavirer Harry de son fauteuil. Harry descendit et Stan lui fit signe de la main avant de refermer la porte. Le bus repartit avec son bruit de pétard habituel.
Harry regarda autour de lui. Il espérait que Fudge ne serait pas là. Et il s’avança péniblement avec ses affaires devant la porte de l’orphelinat et sonna. Un grand homme vient lui ouvrir la porte. Il regarda Harry et ses bagages. Il saisit la valise et demanda à Harry de le suivre. Il lui fit monter plusieurs étages où il entendait des bruits d’enfants. L’homme se mit enfin à parler.
Homme : Je suis Nicky Stranger, directeur de cet orphelinat et moldus. Je suis le mari de la fille d’Arabella Figg. Et comme ma femme est une sorcière, je connais un peu votre monde.
Harry : Ah !
Nicky : Je pensais que tu n’allais plus venir depuis qu’Arrabella avait reçu ta lettre. Elle s’inquiétait et se demandait si tu t’en sortirais tout seul. Mais son amie avait confiance en toi. Elle disait que tu es un sorcier plein de ressource.
Harry : C’est pour cela que j’ai pris le bus.
Il arrivèrent dans un couloir sombre et Nicky se dirigea vers la porte du fond.
Nicky : Elles t’attendent.
Il lui ouvrit la porte et rentra dans la pièce. Harry le suivit. Il vit alors Mme Figgs qui a son arrivé se leva de son siège et se dirigea vers Harry qui posa son balai et la cage. Il fut surpris d’abord de la voir habillé en sorcière et plus dans ses vieux habits dépareillés qu’elle portait à son accoutumé. Il trouvait que cette tenue lui convenait plus. Elle le serra dans ses bras. Pendant ce temps, Nicky posa la valise et s’en alla.
Il remarqua seulement après qu’une autre personne était assise. Elle se leva. Harry crut que son cœur allait s’arrêter. Le professeur McGonagall se tenait juste en face de lui.
McGonagall : Bonjour Harry ! Comme je l’avais dit à cette chère Arabella, vous nous êtes arrivé entier. Et comme à votre habitude, vous nous avez fait une peur bleue. Remarquez, je devrais commencer par y être habituer.
Harry : Pro… professeur McGonagall. Que faite vous ici ?
McGonagall : Il se trouve monsieur Potter qu’Arabella est une de mes meilleures amies.
Mme Figg : Harry ! Comment as-tu échappé aux hommes du ministère ?
Harry : C’est une longue histoire.
McGonagall : On a la journée pour l’écouter.
Elle fit assoire Harry dans un fauteuil à côté du sien. Il commença à raconter sa fuite.
Après une bonne heure de discussion McGonagall trouva qu’il fut imprudent de prendre le magicobus. Cependant Mme Figg pensait le contraire et disait que les hommes du ministère n’auraient jamais pensé que quelqu’un de recherché pourrait prendre le bus. Cependant Harry avait des tonnes de questions qui lui envahissait le cerveau et il avait bien l’intention de les poser.
Harry : Pourquoi Cornélius Fudge est-il venu chez les Dursley ?
Mme Figg : Certainement pour prouver ses théories comme quoi Voldemort n’est pas de retour et que tout les accidents passés sont dût à ton esprit dérangé.
Harry : Hein !
McGonagall : Voyons Arabella ! Il ne peut pas comprendre, il est encore trop jeune.
Mme Figg : Au contraire Minerva ! Je pense qu’il est en âge de comprendre que tout ne se passe pas comme on le voudrait.
Harry : Je suis désolé de vous causer des soucis.
Mme Figg : Arrête de t’excuser Harry ! Tu es impliqué dans des événements qui te dépasse encore. Mais un jour, tu comprendras et je suis sûr que ce jour n’est pas si loin.
McGonagall : Mais il est d’une insouciance incroyable…
Mme Figg : Comme les garçons de cet âge !
McGonagall : il n’arrête pas de faire des bêtises dans notre dos et de désobéire au règlement de l’école.
Mme Figg : Je crois que tu as oublié notre adolescence Minerva.
McGonagall : Ce n’est pas la même chose. Nous n’avions pas un puissant sorcier noir à nos trousses.
Mme Figgs : Harry est un jeune garçon plein de ressource même toi, tu savais qu’il arriverait jusqu’à nous. Et si Dumbledore croit en lui ce n’est pas pour rien.
McGonagall : Chut ! Voyons Arabella ! Tu va lui faire croire n’importe quoi ?
Mme Figg : Bon et si on allait manger. Harry, je t’expliquerais après le repas de ce que l’on va faire de toi.
Harry : D’accord Arabella !
McGonagall : On dit Mme Figg.
Mme Figg : C’est moi qui lui aie dit de m’appeler par mon prénom Minerva.
McGonagall : Cela ne se fait pas !
Mme Figg : On n’est pas à l’école !
McGonagall se leva un peu énervé mais regarda avec un regard tendre Harry et sortie de la pièce.
Mme Figg : C’est dingue ! Minerva ne changera jamais. Allez Harry à table.
Il suivit Arrabella dans une pièce à côté. Elle n'était pas très grande mais assez pour contenir six personnes.
Mme Figg : Je te présente ma famille. Comme tu le connais déjà voici mon gendre, Nicky Strange. A sa droite, c’est ma fille Samantha. Et là le petit bout de chou, c’est mon petit-fils, Charles.
Harry avec une voix un peu gêné : Enchanté !
Et Mme Figg le fit s’asseoir entre McGonagall et elle. Le repas fut succulent mais Harry ne dit pas un mot. Il regardait ce drôle mélange mais il aimait bien l’ambiance. Elle était vraiment différente de celle du 4 Privet Drive.
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