Harry Potter et l’ordre du Phœnix
Chapitre 4 : Une nuit agitée
Harry descendit de la voiture. Il regardait le phare et il se dirigea vers le bord de la falaise pour voir l’océan se jeter contre la barrière. Il regardait avec ses grands yeux émerveillés. Une légère brise lui souffla dans les cheveux et il apprécia sa caresse. Il ferma les yeux un moment pour sentir la sensation du souffle frais sur son visage. Puis il regarda à nouveau l ‘étendu d’eau et il trouvait à la fois belle mais aussi dangereuse. Surtout quand il réalisa la hauteur de la falaise. Il recula prudemment pour ne pas tomber. Mme Figg se rapprocha de lui.
- « C’est vraiment très beau ! »
- « Je suis ravie que cela te plaise Harry. »
- « L’océan est magnifique ! »
Mme Figg le regarda d’un air affectueux et lui répondit d’un signe d’approbation. Harry avait les yeux qui brillaient et il ne s’était pas sentit aussi bien depuis longtemps.
- «Harry ! Il faut penser ranger les bagages.»
Harry respira à pleins poumons et s’en retourna tranquillement vers ses affaires. Quand il rentra, il y avait le mobilier de Mme Figg. Il comprit pourquoi il avait disparu dans son autre maison. Mais Harry se serrait bien passé de toutes ses photos de chats. Il faisait un peu frais et un feu crépitait dans une cheminée.
- « Tiens Harry ! Regarde qui est là ! »
Un homme se leva d’un siège près du feu. Et Harry eut un sourire jusqu’aux yeux.
- « Parrain ! »
- « Ah Harry ! Arabella ! Je vous attendais. Vous n’avez pas eut trop de soucis pour venir. »
- « Si je te racontais tout ce qui est arrivé à ton filleul. »
- « Quoi ! Il lui est encore arrivé des ennuis ? »
- « Et pas qu’un peu ! »
- « Qu’es-ce qu’il s’est passé ? »
- « Cornélius Fudge est venu chez les Dursley chercher Harry. »
- « C’est une blague ! »
- « Je ne crois pas ! Il était de très mauvaise humeur et il a essayé de m’attraper. Je me suis enfui chez Mme Figg mais elle était déjà partie à l’orphelinat. J’ai pris le magicobus…
- « Et là ils nous ont retrouvé Miverna et moi. »
- « Ensuite Fudge est venu à l’orphelinat… »
- « Et on s’est enfui par un souterraine et on a pris les transports moldus pour voir Dumbledore. »
- « Après on est venu directement ici. »
- « Cornélius Fudge ! Pourquoi voudrait-il mettre la main dessus Harry ? »
Mme Figg le regarda en haussant les épaules.
- « On n'en sait rien mais il a fait appel aux gardes de sécurités du ministère. A l’orphelinat, ils portaient une baguette. Et avec mon expérience, ce n’est pas bon signe. »
- « Tu es entrain de me dire que Harry est poursuivi par le ministère. »
- « Oui ! »
Sirius regarda d’un regard inquiet Harry.
- « Je comprends mieux pourquoi Dumbledore m’a demandé d’apprendre à Harry de devenir un Animagus. »
Harry sursauta et il regarda interloqué son parrain puis Mme Figg.
- « Dumbledore veut que j’apprenne à devenir un Animagus ! Tu n’as pas mit plusieurs année pour y arriver Sirius ! »
- « Mais c’est parce qu’on le faisait dans le dos des professeurs et aussi que l’on avait personnes d’expérimentés pour nous aider. De plus on n'avait pas vécu le quart de tes aventures. Je pense qu’en un mois tu pourras maîtriser les bases facilement. Si cela se trouve en moins de temps. Tout dépendra de tes capacités. »
- « Pourquoi tout le monde croit-il que je peux apprendre aussi vite toutes ces choses ? Je ne suis pas un surdoué ! »
- « Harry ! Tu devrais avoir plus confiance en tes propres capacités. Tu as bien vaincu à plusieurs reprises Voldemort. »
- « Vaincu ! On ne peut pas appeler çà vaincu ! La première fois, c’est grâce à ma mère et son sacrifice. La seconde fois grâce au phénix de Dumbledore et le choixpeau magique qui m’ont apporté l’épée de Godric Gryffondor et la dernière fois c’est grâce à la Priori Incantatum que je m’en suis sorti. Si je n’avais pas eut la baguette jumelle de Voldemort, je serais mort. Et le fait que Cédric soit mort sans que je puisse faire quelque chose ne me rend pas plus heureux ni fier. Et je me considère juste comme un sorcier chanceux… enfin dans un certain sens où pour le moment la mort ne veux pas de moi ! Et cette fichue cicatrice qui n’attire que le regard des curieux ! »
Sirius avait prit un regard noir de colère et il regarda furieux Harry comme si ces paroles étaient incongrues dans ces circonstances.
- « C’est bon ! Tu as dit tout ce que tu avais dur le cœur ! »
Mme Figg avait l’air gêné.
- « Bon je crois que je suis de trop ! Je vais vous laisser discuter… Tranquillement. Je vais préparer ta chambre Harry. Et ensuite préparer le repas avec l’Elfe de maison que Dumbledore a donné à Harry. »
Mme Figg s’en alla rapidement et ferma la porte. Elle entendit une gifle partir.
Effectivement Harry se reçut une claque de son parrain pour lui remettre les idées en place. Harry regarda stoïquement son parrain. Et des larmes commençaient à couler de sa joue. Il ne souvient de la dernière fois où il avait été dans cet état car cela remontait au jour d ‘avant mais pour des raisons tout à fait différentes. Sirius le prit dans les bras et essaya de calmer Harry qui se mit à fondre en larme.
- « Je ne suis pas capable de ce que vous me demander tous. Je voudrais juste avoir une vie normale comme n’importe quel adolescent de mon age. »
Sirius tapota le dos de Harry d’un air compatissant.
- « Allons ! Allons Harry du calme ! Tu s’es bien que ce n‘soit pas possible ! Et je t’assure que tu en es capable ! Tu ressemble tellement à ton père. Tu ne voudrais pas que ton père soit fier de son fils ? »
Harry se mit encore plus à pleurer et Sirius, fort embarrassé, le serra encore plus dans ses bras. Harry n’arrivait pas à comprendre pourquoi tout le monde voyait en lui une espèce de génie, alors qu’il se souvient du temps qu’il avait mis pour apprendre le simple sort d’attraction « accio »
Puis, Il se souvient comme il fut heureux quand son « Éclair de feu » arriva et la sensation qu’il eut en montant dessus. Cela lui rappelait que le Quidditch lui manquait énormément. Ce souvenir le calma un petit peu.
- « Tu vas mieux ! Tu ne devrais pas te mettre dans ces états ! Mais je sais que tu as eut une journée difficile. Peut-être devras-tu te coucher de bonne heure ? En attendant si tu me racontais avec plus de détaille ta journée.»
Harry qui essayait ses larmes, un peu ennuyer de s’être laisser aller :
- « Oui ! »
Après le bon repas, Harry se coucha. Mine de rien, il était exténué par sa journée. Sirius lui avait dit qu’il parlerait demain en détail de son programme d’entraînement. Mais Harry n'arrivait toujours pas à comprendre cette assurance qu’avait les adultes sur lui. De toute façon, il se disait qu’il ferait de son mieux. Mais son rêve fut agité bien plus que les autres nuits et la mort de Cédric lui revient encore plus durement.
- « Tue l'autre »
Disait une voie glaciale enveloppée dans une cape de sorcier. Puis il entendit la voix de Queudver prononcer.
- « Avada Kedavra »
Une lumière verte sortit de la baguette du maître de la main de Peter Pettigrow et Harry sentit une masse lourde tomber près de lui. Cédric Diggory était tombé mort. Harry vit Lord Voldemort s'avancer vers lui avec un rire qui lui glaçait le sang.
- « Endoloris ! »
La douleur insupportable réveilla Harry qui porta sa main au front. Cette fois sa cicatrice lui faisait affreusement mal comme lors de ce fameux jour. Il essaya de se calmer mais il avait peur de revivre encore la mort de Cédric Diggory. Comment pouvait-il l’oublier ?
Il ne pouvait pas arrêter d’y penser. Il m’y un certain temps pour se rendormir mais son rêve suivant ne fut pas mieux.
Un homme se trouvait dans une pièce sombre où brûlait un feu. Il se tenait dans un fauteuil et mettait ses mains aux visages comme pour le cacher. A côté de lui se trouvait accroché au mur l’emblème de Poudlard. Les flammes devirent verte et un visage ignoble apparu. C’était Queudver !
- « Maître ! Ma mission est réussie. Harry Potter sera bientôt … »
L’homme assis fit signe au visage de se taire. Puis il se retourna. Il avait ses yeux rouges avec une pupille de chat et sans nez plat avec deux trop immense lui faisait ressembler à un reptile. Voldemort éleva la voix :
- « Ne dit plus un mot Queudver ! On pourrait intercepter notre conversation. D’ailleurs, c’est étrange ! Je sens une présence. »
Il avançait dans la direction où l’esprit de Harry se trouvait. Puis s’arrêta comme pour saisir quelque chose mais n’attrapa rien.
- « Va Queudver continuer ta mission ! Mais cette fois-ci aucun échec ne sera toléré. C’est ta dernière chance ! »
- « Oui ! Maître ! »
Et le visage dans la cheminée disparu. Mais la voix de Voldemort repris.
- « Ainsi grâce à ton sang, je peux sentir ta présence Harry Potter ! Je sais que ton esprit est là ! Je le sens ! Ecoute-moi bien ! Je vais te faire souffrir Harry Potter comme tu n’as jamais souffert. Tu vas perdre tes amis qui te sont chers et cette fois personne même pas Dumbledore pourra t’aider. Je ne me laisserais plus avoir cette fois et je te garantis qu’à la fin tu mourras ou tu me…céderas. Tu as de la chance Harry Potter que finalement j’ai décidé de te laisser le choix comme je l’ai fait pour tes parents. Choisi la meilleure solution ! Tu ne pourras jamais me vaincre Harry Potter ! Tu n’es qu’une pâle copie de James Potter ! Tu n’arriveras jamais à la hauteur de ton père que j’ai tué pourtant si facilement pourtant en disait que s’était un très puissant sorcier ! Et si tu choisis de me combattre encore Potter, tu le regretteras amèrement. Et si je sentais en toi un quelconque danger, je te briserais avant que une devienne une véritable menace à mes fabuleux projets. Tu te rends compte Harry Potter, je te donne le choix mais je te laisse du temps à ma façon pour réfléchir. »
Soudain des hommes cagoulés amenèrent un homme qui se trouvait être Karkaroff.
- « Ah ! Te voici traître ! Nous avons eut du mal à te retrouver mais tu vas payer ta traîtrise. »
- « Vold… Maître ! Je vous assure que… »
- « Cela suffit ! Aucunes... excuses ! « Endoloris »
Karkaroff se tordait de douleur. Voldemort s’assis de nouveau dans son fauteuil pour regarder le spectacle. Plus le temps passait plus Karkaroff le nombre de spasmes de douleur augmentaient mais Voldemort n’arrêta pas le supplice. Et quand le spectacle ne l’amusa plus il arrêta. Karkaroff était amorphe sur le sol. Ses Yeux étaient comme vides. C’était comme si son esprit était parti. Puis soudain une lumière verte jaillit de la baguette de Voldemort et Karkaroff n’eut plus du tout d’expression dans les yeux. Il était mort.
- « Voilà ce qui t’attend Harry Potter si jamais tu fais le mauvais choix. Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! »
Le rire démoniaque de Voldemort réveilla Harry en sursaut en criant à son tour pour évacuer sa peur. Il était en sueur et sa cicatrice le torturait à tel point qu'il avait l'impression qu’il allait vomir ou pire encore tourner de l’œil. Il regarda autour de lui, haletant, et mit quelques instants à réaliser qu'il était dans une chambre du vieux phare qui était sa nouvelle résidence pour l’été. Sa cicatrice le brûlait horriblement. Sirius et Mme Figg surgirent la baguette au poing. Sirius voyant Harry aussi pâle qu’un cadavre s’approcha de lui et lui mit la main sur le front. Il regarda la cicatrice qui était d’un rouge vif mais semblait luminescente dans le noir.
- « Arabella ! Viens voir ! »
Arabella s’approcha et regarda à son tour. Elle toucha la cicatrice d’Harry.
- « Ouille ! »
- « Harry as-tu rêvé de Voldemort ? »
Harry qui essayait de reprendre son souffre fit un signe positif de sa tête douloureuse.
- « Je veux vous raconter ce que j’ai vu avant que j’oublie. »
Mme Figg observait Harry couvert de sueur perler son front.
- « Nous t’écoutons Harry. Après j’irais te chercher un remède pour ton mal de tête.
Harry raconta alors son rêve. Sirius et Mme Figg écoutèrent sans parler jusqu’à ce qu’il finisse son histoire. »
- « Tu es sûr qu’il t’a sentit. »
- « Oh oui ! Il a même bien insisté sur le sort qui m’attendait. »
Mais ce que Harry omettait de dire à Sirius et Mme Figg, c’est que Voldemort l’avait demandé de le rejoindre mais il trouvait tellement peu probable qu’il préféra se taire. S’il devait le dire, il se sentirait un peu montré du doigt. Et çà, il ne le voulait plus. Sa cicatrice ayant déjà été sujet à ce genre de critique ses derniers temps, il ne voulait pas en rajouter.
Cependant Sirius reprit la conversation.
- « Ainsi il t’a parlé de tes parents ! »
- « Surtout de mon père. Il m’a dit qu’il lui avait laissé le choix et qu’il avait donné la mauvaise réponse. »
- « Il n’a pas fait le mauvais choix mais il n’a pas eut de chance. C’est tout Harry ! »
Mme Figg sortie de la chambre et revint avec un flacon et un verre.
- « Bois cette potion Harry. Elle est très efficace contre les migraines, maux de tête et fièvre dût à la magie. C’est la potion « Toutenfutranc » Normalement c’est très efficace ! Le seul effet secondaire s’est que cela fait dormir mais vu l’heure je ne pense pas que se soit trop grave ! »
- « Merci Arabella ! »
Harry but une gorgé du produit et se sentit partir sur un nuage.
Quand il rouvrit les yeux, il faisait grand jour. Sirius était endormi sur une chaise à côté de lui. Harry était navré de l’avoir inquiété. Au moins il n’avait plus mal à la tête. Cependant son rêve était tellement encré dans son cerveau que pour la première fois de sa vie, il s’en souvenait sur le bout des doigts. Pourtant, il aurait aimé tout oublier. Il s’assit sur son lit et regarda par la fenêtre. Les oiseaux volaient dans le ciel et l’océan se jetait tranquillement sur la falaise. Le bruit des vagues tranquillisa Harry et il décida de se lever. C’est à ce moment là que Sirius ouvrit les yeux.
- « Harry ! Tu vas bien ! »
- « Il semble que je porte à merveille. Je te remercie d’avoir veillé sur moi. »
- « Je me faisais du souci. Quand je t’ai vu hier soir si pâle et transpirant de fièvre je me suis inquiété ! J’ai préféré te veiller que de me recoucher pour être sûr que tu te repose. »
- « C’est bizarre ! D’habitude, j'oublie mes rêves avec Voldemort, mais cette fois, j’aurais aimé ne pas m’en souvenir. Je ne comprends pas comment Voldemort a pu me sentir et être sûr que je serai là ! Ce n’était jamais arrivé avant puisque je me demandais si ce que je rêvais était vrai ou pas. Mais moi ce qui m’inquiète pour le moment c’est Queudver. Que manigance t-il? Et pourquoi Voldemort a t-il un tableau des emblèmes de Poudlard chez lui ? »
- « Et Harry ! Tu ne nous l’avais pas dit pour le tableau ! »
- « J’y repense seulement maintenant. C’est bizarre il me semble avoir déjà vu ce tableau dans un de mes autres rêves. Mais je n’en aie pas vu assez, j’ai été réveillé par les Dursley. »
- « Excuse-moi Harry je reviens ! Va prendre ton petit déjeuné en bas. Il doit être prêt. »
Et Sirius passa la porte d’un pas précipiter. Harry se leva doucement et s’habilla tranquillement pour aller prendre son petit déjeuné.
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