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motos
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Présentation
Apparue tout d'abord en jaune, noir et bleu de France, pour 2000 le bleu est devenu plus foncé. Notons d'ailleurs que le rouge, non disponible en France l'est en Allemagne et dans le Nord de l'Europe (dommage, parce qu'il est vraiment très beau). Le moteur, pour sa part, n'est pas issu du 1000 cm3 bicylindre des TL, mais est une extrapolation du moteur 400 cm3 disponible au Japon uniquement. Il s'agit d'un V2 à 90°, de 649 cm3 supercarré : 81 x 62,6 mm d'alésage course. Le rapport volumétrique est de 11,5 à 1, ce qui apparaît assez élevé. La puissance annoncée est de 70 chevaux à 9000 tr/min, ce qui fait ressortir la vitesse moyenne du piston au régime de puissance maxi à 18,8 m/sec, une des valeurs les plus faible du moment pour un twin (rassurant pour la fiabilité)
La partie-cycle est fortement inspirée de celle de la TL 1000 S.
Le cadre est un treillis alu. Les cotes de la partie-cycle sont sportives,
sans être hypersportives : 25° d'angle de chasse, 100 mm de chasse
et 1430 mm d'empatement. Elles constituent un juste équilibre entre
le tourisme et le sport, ce qui correspond d'ailleurs à la vocation
de la machine. Sur le SV 650, point de combiné rotatif (la suspension
arrière tant controversée des TL), Suzuki est revenu à
un classique monoamortisseur, réglables sur sept crans en précontrainte.
La fourche, pour sa part ne dispose d'aucune possibilité de réglage.
Côté freins, un double disque semi-flottant de 290 mm de diamètre
équipés de deux pistons juxtaposés à l'avant
et un disque de 240 mm avec un étrier à deux pistons juxtaposés
à l'arrière ont la tàche d'arrêter la machine.
"Un jour, elle sera mienne !"
Le plus dur restait à faire : en trouver une ! On est en Octobre
99 et le prix des motos japonaises commence à grimper en flêche
répercutant la hausse du Yen (elle passe de 41990 à 43990
F en un mois). Tant pis pour le neuf, je me tourne vers l'occasion, et
après de longues recherches, je jette mon dévolu sur une
SV S bleue (il n'y avait presque aucune noire), chez un concessionnaire
du Sud Lyonnais. Elle a 14000 Km (il n'a pas chômé l'ancien
propriéaire) et je repars avec pour 35000 F.
Verdict !
Côté partie-cycle, aucun reproche : la machine est très maniable dans les enchaînements, elle sait garder sa trajectoire une fois posée sur l'angle et ne se relève pas exagèrément lors des freinages sur l'angle. En fait, le SV réussit la symbiose parfaite et allie précision de trajectoire, stabilité et improvisation. Ce qui la rend d'une agilité et d'une efficacité impressionnantes sur petite route, à condition qu'elle ne soit pas trop défoncée (Merci le poids mesuré) La position de conduite est un peu basculée sur les poignets mais cela reste supportable, ce n'est pas une 748 ! Cela permet surtout de ne pas trop être en appui sur la selle, qui est très ferme. En ville, je finis vite par craquer, ne pouvant rapidement plus débrayer, tellement mes tendons de la main gauche deviennent douloureux. Inversement sur route, la position est plutôt agréable, permettant de bien charger l'avant de la machine, à l'attaque, et de ne pas être trop basculé pour pouvoir aligner des kilomètres sans se fatiguer exagèrément. C'est bien simple, j'ai fait Lons-le-Saunier Bézier Lons-le-Saunier en deux jours et demi, et deux aller-retour au Mans pour les 24 heures et le Grand Prix de France, eh bien à chaque fois, je finissait fatigué, certes, mais pas agonisant. Et à chaque fois je me dit que finalement c'est peut-être la meilleure position, car elle ménage le postérieur, en répartissant le poids du pilote sur la selle, les bracelets, et les cales-pieds. En comparaison sur la XTZ 750 on est très vertical, ce qui est agréable en ville, mais sur route, ça tasse les lombaires, et les fesses, et je crois que je me fatiguais plus rapidement lors des longs trajets en Super T. Le confort est bon certes, mais la protection est plutôt faible, au point que tenir 150 Km/h de moyenne sur l'autoroute est déjà un bel effort. Le pire, c'est avec la sacoche de réservoir, ou avec un sac à dos, les turbulences générées alors tirent terriblement sur le casque, et dépasser les 120 commence à tenir de l'exploit... Le recours aux bulles adaptables devient indispensable !
Le freinage pour sa part, n'appelle pas la moindre critique : le double
disque avant est réellement très efficace, et j'en suis encore
au stade où la limite c'est moi. Gros point fort aussi : le frein
arrière est un vrai frein (pas un ralentisseur), ce qui permet de
bien poser la moto en virage, de limiter le transfer de masses au freinage,
et mème d'être plus efficace, tout simplement.
Modifs !
Avec la bulle Ermax +5 cm : tout s'arrange, et cette fois ci on peut tenir une vraie vitesse de croisière sur l'autoroute. En effet à 160 Km/h, ça ne tire pas plus qu'à 120. En plus, je trouve personnellement que le look y gagne, la moto a l'air moins pointue.
Pour ceux qui trouvent que la SV S manque de pep's : Tigcraft, le préparateur
britannique qui fit courir récemment une F650 en course de mono,
prépare des SV 650 en leur offrant un kit de conversion 750 cm3,
avec préparation des culasses au niveau des conduits d'admission
par passage au Flow-bench. La moto est créditée de 20 chevaux
supplémentaires au niveau de la roue arrière (soit environ
90 chevaux), avec une courbe de couple modifiée, en préparation
dite stage X.
Consommables
Concernant les pneumatiques : Les Dunlop D207 semblent parfaitement adaptés à la machine, le grip est fabuleux (moyen sur le mouillé), et ils rendent le train avant plus sécurisant que les Metzeler d'origine, qui ne m'ont pas parfaitement convaincu. Pour des pneus sport, les D207 sont assez endurants, et durent quasiment 10000 Km. Pour les gros rouleurs, il existe aussi les D205 : des pneus super durs, ils permettent de rouler presque 20000 Km. Par contre c'est beaucoup moins fun (moins de grip), évidemment. Les révisions ont lieu tous les 6000 Km. Elles m'ont coûté 720 F et 650 F pour la révision des 18000 Km et celle des 24000 Km (respectivement). Quant au Kit-chaîne : ma SV a 26000 Km et j'en suis encore au kit chaîne d'origine, qui arrive en fin de vie (je ne pense pas qu'il atteindra les 28000 Km). Quelques rares cas de bris de chaine (sous l'effet du couple sans doute;-) avait été remarqués, mais ce n'était que des cas isolés.
Mauvais point pour le pot qui commence à rouiller à l'intérieur.
Sa sonorité est agréable, mais je ne pense pas que sa durée
de vie soit phénoménale (il s'agit du même silencieux
que la Bandit). J'aimerais le changer, mais je cherche un double sorties
basses, comme sur les 900 SS ou sur la TRX, et je n'ai encore pas vu le
moindre préparateur fabricant ce genre d'accessoires.
Performances
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