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« Il nous faut une politique nationale qui permette de promouvoir une agriculture écologiquement responsable et économiquement forte »
> Les 32 propositions du candidat Chirac.
Entendu en déplacement à Strasbourg
Le candidat soigne son électorat agricole et se démarque des nombreuses critiques qui se font jour envers la politique agricole commune : Chirac a promis mercredi 6 mars à Strasbourg de s'opposer "à toute tentative de remise en cause" de la politique régionale de l'Union européenne (UE) et de la politique agricole commune (PAC).
"Je m'opposerai à toute tentative de remise en cause de ces deux piliers de la construction européenne que sont la politique régionale et la politique agricole commune". "La première devra être adaptée à la nouvelle donne de l'élargissement", a-t-il reconnu, prenant acte du fait que la politique régionale bénéficiera surtout à l'avenir aux nouveaux adhérents à l'UE. "La seconde doit continuer à évoluer pour mieux prendre en compte les impératifs du développement rural et de la qualité des produits", a également concédé M. Chirac, alors que les critiques de la PAC se font de plus en plus virulentes.
Entendu au Salon de l'Agriculture
Le président Jacques Chirac réclame ''une vraie et sérieuse concertation'' entre les pouvoirs publics et les agriculteurs. (autrement dit, une vraie cogestion avec la FNSEA ?).
''Il nous faut une politique nationale qui permette de promouvoir une agriculture écologiquement responsable et économiquement forte. Cette agriculture et cette politique nationale ne se fera pas sans les agriculteurs, sans les paysans. C'est ce qui doit ressortir d'une vraie et sérieuse concertation'', a-t-il ajouté.
Lu dans la presse
Si vous êtes élu, quelle réforme de la politique agricole française ferez-vous immédiatement ? C Jacob, député-maire de Provins, conseiller de Jacques Chirac : Les agriculteurs ont le «blues», parce que notre agriculture n'a jamais été autant malmenée. Il est urgent de traiter les crises, en particulier celles de l'élevage et de la viticulture, en marquant une véritable considération pour les agriculteurs et en définissant, dans le même temps, un projet ambitieux. Au-delà, il faut prendre en compte les demandes nouvelles en matière de sécurité alimentaire ou de protection de l'environnement, et accompagner les agriculteurs dans les évolutions nécessaires en leur assurant des perspectives de revenus satisfaisantes. L'agriculture souhaitable pour la France, c'est celle que le président de la République a définie comme «une agriculture écologiquement responsable et économiquement forte».
Etes-vous favorable à la fin des subventions aux agriculteurs ? C Jacob, député-maire de Provins, conseiller de Jacques Chirac : Dans l'absolu, l'agriculteur devrait tirer son revenu de la vente de ses produits, donc de prix agricoles rémunérateurs. Dans ce cas, on pourrait supprimer les aides. Mais nous en sommes loin. Aujourd'hui, ces aides entrent pour une bonne part dans le revenu agricole. Dans certains secteurs, leur suppression signifierait la disparition de tout revenu.
Etes-vous pour l'application du principe pollueur-payeur ? C Jacob, député-maire de Provins, conseiller de Jacques Chirac : Je ne suis pas favorable à une application immédiate et sans nuance d'un tel principe. Adapter certains modèles de développement nécessite un minimum de temps et de cohérence dans les politiques agricoles conduites. Le processus est engagé, mais les résultats ne peuvent être immédiats. Ce qui est essentiel, c'est la prise de conscience des agriculteurs pour lutter contre les risques de pollution. Pour cela comme pour le reste, il faut rétablir un véritable dialogue avec les organisations agricoles et accompagner les mutations nécessaires.
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