EMPIRE DU TANGAYIKA  

Le Mois qui a précédé la guerre

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Le village de Marçay-le-Val rasé par le 2ème Bataillon du 67ème Régiment
Source : "La Voix de Nordésie", mise sous presse le 07/11/02 vers 23h30

Le village de Marçay-le-Val, vers 18h30

L’armée serait-elle devenue folle ? C’est ce que nous sommes en droit de nous demander ce soir. Les nouvelles qui nous sont parvenues du Bâbord de la Rénanie sont tout bonnement incroyables.

Notre correspondant local a été averti par des appels de fermiers des alentours de Marçay-le-Val alertés par un vaste dégagement de fumée dans la direction de ce village. Après maints barrages routiers de fortune instaurés par les militaires en charge de la normalisation de la Rénanie, notre correspondant, accompagné d’un photographe Carinthien (simple précaution) est parvenu à se rendre sur place. Son témoignage est affligeant.

"Lorsque je suis arrivé à dix kilomètre du village (…) un panache de fumée s’élevait dans le ciel (…). A l’orée de Marçay, le ciel était noir (…). J’ai pu voir des soldats entraînant les habitants du village (…) certains étaient maintenus par des cordes, entravés comme des esclaves.

"Tout avait été brűlé (…), les hangars, les granges (…). Ce village était une colonie de Nordésiens installés depuis peu, sans véritable autorisation gouvernementale (…), des squatteurs en quelque sorte.

"Il semblerait, qu’à cause de leur accent nordésien, les soldats (des Carinthiens et des Vesphaliens) les aient pris pour des Rénans. (…) Leur manque d’organisation, leur état de fatigue après quatre jours d’opération (…) doublés d'un a priori négatif envers tout ce qui semble être rénan avec une incompréhension de la situation de la part des habitants (…) [cela] a suffit pour que [ça] dégénère.

"Nous pouvons attester qu’il y a eu, pour le moins trois morts, dont une personne décédée suite à une exécution publique. Les pertes matérielles sont de 100%. Tout a été réduit en cendre.

"Ce n’étaient que des paysans Nordésiens. De pauvres hères venus s’installer sur ses terres encore largement sous-peuplées."

Un effroyable dérapage de la part de l’armée. Le Chef d'État-major, le Général d'Armée Paul V. Leclec, en accord avec le Chef des Opérations, le Brigadier général Christian Lescot a aussitôt décidé de suspendre les sous-officiers en charge du 2ème Bataillon du 67ème Régiment. Vue la tournure les évènements, cela suffira-t-il ?

Une paillotte en feu
Cette femme a été abattue devant les siens
Deux corps sans vie : par qui? pourquoi?

Les "Nouvelles de Carinthie", mises sous presse le 08/11/02 vers 1h00

Le limogeage du sergent Lionel Desfuteaux suffira-t-il à calmer la Nordésie lors de son réveil ce matin ? Le meurtre –car c’est bien ce dont il s’agit- par le Bataillon dont il était en charge hier en fin d’après-midi de sept personnes suivant le dernier décompte dans le village de Marçay-le-Val risque fort d’être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La Nordésie en risque-t-elle pas de sombrer dans les mêmes travers que ceux observés en Rénanie ? La normalisation de cette région ne doit pas se faire au dépend du droit. Les civils doivent ętre protégés et les terroristes Rénans pourchassés.

Le 67ème Régiment et Marçay-le-Val




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