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Hier au matin, le 5ème Bataillon du 5ème Régiment, stationné à Saint-Eustache qui s’est mutiné le 03/11/02 a saboté l’aéroport militaire de la région aérienne 3. Après un bref combat avec les aviateurs, ce bataillon a disposé des charges sur les pistes et y a mis le feu rendant les pistes impraticables. En même temps, un mouvement dénommé FLN (Front de Libération du Nord) prenait possession des bâtiments administratifs dans plusieurs petites villes. Il semblerait que des pourparlers aient eu lieu entre le 5ème Bataillon et le 70ème Régiment présent lui aussi en Nordésie. Suivant nos sources, le 70ème Régiment se serait mis en marche vers Kébek. Si le FLN reste bien mal connu tant quant à ses motivations que quant à sa composition et ses forces, son apparition vraisemblablement ex-nihilo marque l’entrée de la Nordésie dans la zone de trouble. C’est un pas de plus vers l’éclatement de notre pays sous la pression de ce qu’il convient, désormais, d’appeler des chefs de guerres. Il semblerait bien que nous soyons en passe d’écrire une nouvelle page d’Histoire pour le Tangayika –car il existe encore- : celle des royaumes combattants. |
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Depuis le sabotage de l’aéroport, les combats de rue ont pris place à Saint-Eustache entre le 5ème Bataillon et le 1er Régiment. Le chef des opérations, le brigadier-général Christian Lescot a assuré lors d’une conférence de presse que l’armée ne souhaitait nullement voir la Nordésie répéter le schéma rénan. Il a promis un retrait rapide du 1er Régiment vers la Rénanie. "La voie des pourparlers avec les mutins du 5ème Régiment, 5ème Bataillon et ceux du 70ème Régiment est définitivement l’option que nous avons choisi" a-t-il affirmé plus tard. Seul, en Nordésie, demeure incertain le sort du 3ème Régiment d’artillerie, 4ème Bataillon. Son isolement dans le coin Avant-Bâbord, entre SEP et St-Maur-des-F. et sa distribution dans des fortins le rendent, par définition immobile et donc peu susceptible de pouvoir soutenir un parti ou un autre en dehors de son rôle de surveillance des frontières. |
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Jusqu’à hier, nous, Nordésiens, regardions nos voisins Rénans s’enfoncer dans le chaos en nous demandant quand viendrait notre tour. Notre tour est arrivé, c’était hier. Ce nouveau tirage de l’Écho du Nord est une nouvelle gageure, un nouveau pari sur le futur : nous continuons à écrire librement alors que des personnes se font tuer dans les rues. Nous ne soutenons ni l’un ni l’autre, car, qui prend les armes oublie la parole et ceux qui la détienne. Nous continuerons à demander le retour au statu quo ante et l’application des résultats du référendum du 31/10/02. |
"Une petite brève concernant le village de Marçay-le-Val. De nouvelles sources feraient état de 34 morts dont deux nourrissons et trois enfants de moins de quinze ans. Où s'arrêtera donc le décompte macabre?"